Tuows. Syst. Cerambyc. p
Mâle ? : Mandibules très-courtes, minces, — Tête presque plane et munie entre les antennes d'un faible et mince bourrelei; front en carré transversal ; joues assez longues. — Antennes pubescentes , de la longueur du corps , à artieles À médiocre, peu à peu en massue, 3 beaucoup plus long que 4, celui-ci que 5, les suivants subégaux. — Yeux subfortement granulés. — Prothorax transversal, assez convexe, régulièrement arrondi et inerme sur les côtés. — Ecusson en triangle rectiligne. — Elytres convexes, brièvement ovalaires, subverticalement déclives et isolément arrondies en arrière, tronquées et pas plus larges en avant que la base du prothorax; une petite dent en arrière des épaules. — Pattes médiocres; hanches antérieures à peine anguleuses ; cavités cotyloïdes intermédiaires closes en dehors ; cuisses subpédoneulées à leur base, puis renflées en une forte massue ovalaire ; les postérieures un peu plus courtes que les élytres. — 5° segment abdominal assez long, subogival; saillie intercoxale médiocrement
(1) P. produita, 3. L. Le Conte, Rep. on a railr, to the Pacif. Oc. IX; Appond, 1, p. 65, pl. 2, f. 15; île Vancouver.
(2) Syn, Parmena A. White.
260 e LONGICORNES.
large, subparallèle, — Saillie mésosternale assez large, la prosternale plus étroite. — Corps brièvement ovalaire, peu inégal, très-finement pubescent.
M. A. White a placé parmi les ParmenaA (1) l’unique espèce de ce genre; mais elle n’a aucune ressemblance avec ces insectes, tandis qu'elle a tellement le facies de certains DorcanroN de forme courte et de petite taille (notamment D. lineatum), qu'on croirait, au premier coup-d'œil, qu’elle leur est congénère. Le fond de sa livrée est d'un gris jaunâtre tiqueté de brun, formant une large bordure latérale et une grande tache transversale et postmédiane sur les élytres; le reste est d’un noir ou d’un brun velouté. La seule sculpture que présentent les téguments consiste en quelques linéoles et de très-petits tubercules, la plupart fasciculés, sur le prothorax et les élytres. Get insecte est originaire de la Nouvelle-Zélande. ;
DORCADIDA.
A. Ware, Voy. of the Ereb. a. Terr.; Entom. p. 22.
Femelle ? : Mandibules courtes, assez robustes. — Tête largement mais médiocrement concave en arrière et entre les antennes; front subéauilatéral; joues assez longues. — Antennes assez robustes, glabres, hérissées de quelques longs poils fins en dessous, à articles 1 médiocre, en cône renversé, 3 notablement plus grand que 4, celui-ci que 3, les suivants décroissant peu à peu. — Yeux assez fortoment granulés. — Prothorax plus long que large, subeylindrique, épineux et crénelé sur les côtés, granuleux en dessus. — Ecusson en triangle rectiligne transversal. — Elytres soudées, convexes, oblongo-elliptiques, rétrécies et déclives dans leur moitié postérieure, brièvement déhiscentes et chacune prolongée en une pointe triangulaire, carénées sur les côtés (la carène denticulée), avec les épipleures verticales, tronquées et débordant légèrement le prothorax à leur base. — Pattes médiocres ; hanches antérieures à peine anguleuses ; cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes; cuisses peu à peu en massue, les postérieures n’arrivant qu’à la moitié de l'abdomen. — 5° segment de celui-ci transversal, légèrement arrondi en arrière; saillie intercoxale large, subparalièle, tronquée en avant. — Saillie mésosternale étroite; la prosternale un peu plus large. — Corps oblongo -elliptique, pubescent.
L'espèce typique (2) est également propre à la Nouvelle-Zélande, d’un noir mat et uniformément revètue d’une dense et courte pubescence couleur de rouille; chacune de ses élytres est munie, dans Sû
(1) P. antarctica, À. While, Voy. of the Ercb. a. Terr.; Entom. p. 23. (2) D. bilocularis, A. White, loc. cit. pl, 4, f. 11.
BORCADIDIDES. 261
moitié antériêure, d’une carène granuléuse qui se recourbe en dedans à son extrémité de manière à former un anneau irrégulier. L'exemplaire que j'ai sous les yeux est de la taille du Dorcadion fuliginalor et me paraît être une femelle.
ECHTHISTATUS, Pascos, The Journ. of Entom. I, p. 352.
Mâle : Mandibules courtes, très-robustes, brusquement arquées au bout. — Tète étroitement et fortement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci saillants, verticaux; front en carré équilatéral ; joues allongées. — Antennes finement pubescentes, un peu ciliées en dessous à leur base, 2 fois 1/2 aussi longues que le corps, à articles 1 long, en cône renversé, 3-4 noueux au bout, décroissant peu à peu ainsi que les suivants. — Yeux subfinement granulés. — Prothorax plus long que large, cylindrique, muni d'une forte nodosité trituber- culée sur le disque et d’un long tubercule épineux de chaque côté. — Ecusson petit, tuberculeux. — Elytres assez courtes, très-convexes dans leur milieu, longuement déclives, atténuées, conjointement échancrées et biépineuses en arrière, débordant assez fortement le prothorax en avant, avec les épaules obliques, munies chacune d’un trèsfort tubercule aigu avant leur milieu. — Pattes très-longues ; hanches antérieures très-brièvement anguleuses ; cavités cotyloïdes intermédiaires closes en dehors; cuisses sublinéaires, les postérieures dépassant un peu les élytres; tarses courts. — 5° segment abdominal en carré transversal ; saillie intercoxale très-large, subogivale. — Saillie mésosternale assez large, verticale en avant, avec un tubercule obtus. — Saillie prosternale étroite, tronquée et un peu saillante en arrière. — Corps légèrement pubescent, âpre et granuleux en dessus.
Au premier coup-d'œil, ce genre remarquable, par suite de l'armature du prothorax et des élytres, paraît très-voisin des CERÆGIDION ; mais il appartient au groupe actuel, et ses véritables analogies le rapprochent des Dorcanipa qui précèdent. La forme générale de son unique espèce (1) est la même que celle de ces dernières, mais plus courte, tandis que l'armature du prothorax et des élytres rappelle celle des mêmes parties chez les CeræGinroN. Cet insecte, de taille médiocre, est en entier d’un bronzé obscur, avec les jambes annelées de brun et de blanc. Sa patrie est douteuse (2).
(1) £. spinosus, Pascoe, loc. cit. p. 353, pl. 17, f. 8 ©.
(2) L’exemplaire qui a servi à M. Pascoe et que j'ai sous les yeux paraît avoir été trouvé dans une boîte d'insectes provenant du Mexique. Ce savant entomologiste était, dans l’origine, porté à le regarder comme provenant de l'Australie ; depuis, il ne l'a pas compris dans son Catalogue des Longicornes de ce pays. M. J, Thomson (Physis I, p. 18) l'indique comme étant australien,
, PHRYNIDIUS (4).
Femelle? : Mandibules très-courtes, robustes. — Tête canaliculée entre ses tubercules antennifères; ceux-ci confondus à leur base; front en carré transversal; joues allongées. — Antennes rapprochées, grêles, finement pubescentes, atteignant le milieu des élytres, à articles À assez long, en cône renversé et arqué, 3 un peu plus grard que 4, celui-ci plus que 5, 5-11 décroissant, mais peu. — Yeux subfortement granulés, — Prothorax plus long que large, cylindrico-ovalaire, un peu resserré à sa base. — Eeusson petit, en triangle curviligne. — Elytres assez courtes, convexes, un peu déprimées sur le disque, isolément arrondies en arrière, pas plus larges en avant que la base du prothorax, avec les épaules fortement arrondies. — Pattes médiocres ; hanches antérieures globuleuses ; cavités cotyloïdes intermédiaires fermées en dehors; cuisses longuement amincies à leur base, puis renflées en une assez forte massue ovalaire; les postérieures de la longueur des élytres, — 5° segment abdominal grand, ogival; saillie intercoxale de même forme, large. — Saillies mésosternale et prosternale médiocrement larges, — Corps court, âpre et tuberculeux,.
Genre nouveau ayant pour type le Moneilema inæqualis de Say, assez petit insecte du Mexique, revètu partout d’un enduit d’un brun terreux , rugueux en dessus et muni sur chaque élytre de trois rangées de tubercules, irrégulières et interrompues; quelques-uns seulement plus gros que les autres et serrés sont alignés de chaque côté de la suture dans son tiers postérieur.
Say ne plaçait qu’en hésitant cet insecte parmi les MongiLema avec lesquels il n’a, en effet, rien de commun.
OPSIES.
Pascor, The Journ. of Entom. I, p. 278.
PAUSE très-courtes, robustes. — Tête fortement et étroitement concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci saillants; joues très-longues. — Antennes rapprochées, assez robustes, presque glabres, un peu plus courtes que les élytres, à articles 4 allongé, en cône renversé, 3-4 subégaux, plus longs que les suivants, ceux-ci décroissant peu à peu. — Yeux subfinement granulés. — Prothorax plus long que large, convexe, tuberculé sur le disque, rétréci en avant et à sa base, arrondi et muni d’un petit tubercule de chaque côté. — Ecusson en triangle curviligne transversal. — Elytres courtes, convexes, OVa-
(1) Syn. Moweicema, Say, Boston Joura. of nat. Hist, [, p. 193 et Complet. Works, Il, p. 663.
PARMÉNIDES. 263
laires, verticalement déclives en arrière, arrondies au bout, pas plus larges en avant que la base du prothorax; leurs épaules nulles. — Pattes assez longues ; hanches antérieures faiblement anguleuses; cavités cotyloïdes intermédiaires fermées en dehors; cuisses peu à peu épaissies, les postérieures un peu plus longues que les élytres; tarses médiocres. — 5° segment abdominal grand, en carré transversal; saillie intercoxale large, subparallèle. — Saillie mésosternale médiocrement large; la prosternale étroite, fléchie postérieurement.— Corps oblong, presque glabre, inégal en dessus.
Ce genre ne comprend qu’une espèce (1) de Natal, de taille médiocre, d’un noir profond et mat, lâchement ponctuée sur le prothorax, plus fortement et assez densément sur les élytres; le premier porte sur son disque deux nodosités arrondies , les secondes chacune trois rangées de petits tubereules obtus et espacés, rangées plus ou moins abrégées en avant et en arrière.
GROUPE III, Parménides.
Ainsi que je l'ai dit plus haut, ce groupe ne diffère du précédent que par la forme de la saillie intercoxale de l'abdomen qui est en triangle aigu, et en ge que l'absence de sillon aux jambes intermédiaires n’est pas constante.
Le nom qu'il porte n'implique pas que toutes ses espèces ont la forme bien connue des ParmENA. Elle existe chez quelques-unes d’entre elles (par ex. ParwenonrA, IPoCRUS), mais ce sont des exceptions; le facies des autres est, au contraire, extrêmement varié. Deux des genres qui suivent (Osaces, Srycaus) méritent une mention spéciale par suite de l’anomalie que présente l'article terminal de tous leurs palpes ou des maxillaires seulement. Cet article est décidément triangulaire, mais néanmoins pas assez pour autoriser leur érection en un groupe à part.
Ces insectes ne forment pas moins de 18 genres dont la distribution géographique est encore plus étendue que celle des Dorcadidides ; l’un d'eux (Parmena), en effet, existe en Europe.