‹ Histoire naturelle des insectesChapitre 45 sur 62 · HR · texte numérisé non relu

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DORCATYPUS J. Tous. Syst. Cerambyc. p. 77 (1).

Mâles : Mandibules au plus médiocres, robustes. — Tète largement et médiocrement, parfois (Fairmairei) à peine, concave entre ses tubercules antennifères ; front transversal; joues allongées. — Antennes robustes, glabres ou peu s’en faut, en général un peu plus courtes que les élytres, parfois (4ristis) un peu plus longues, à articles 1 brièvement échancré à sa base en dessous, 3 plus grand que 4, celui-ci et 5-11 décroissant peu à peu. — Prothorax transversal ou non, cylindrique, renflé et muni d'une épine aiguë de chaque côté, obtusément tri-noueux sur le disque, non ou à peine sillonné transversalement à sa base. — Ecusson variable. — Elytres plus ou moins courtes, subparallèles dans leurs 2/3 antérieurs, un peu rétrécies, déclives et arrondies en arrière, tronquées et débordant fortement le prothorax en avant, avec les épaules peu ou non saillantes. — Pattes médiocres, robustes ; cuisses peu à peu épaissies ou sublinéaires, les postérieures de la longueur des élytres; jambes antérieures parfois (éristis) munies d'un tubercule interne, — 5° segment de l'abdomen transversal, un peu rétréci et'tronqué en arrière. — Saillie mésosternale large, subverticale en avant; la prosternale beaucoup plus étroite, arquée postérieurement. — Corps massif, médiocrement allongé, pubescent ou non.

Femelles : Antennes constamment plus courtes que le corps et d’autant plus que celles des mâles sont moins allongées. — Cuisses un peu plus courtes.

Genre propre à la faune méditerranéenne et comprenant, avec les deux suivants, les plus grandes espèces de Lamiides que possède l'Europe. On n’en connaît que quatre espèces qui ne forment pas moins de trois sestions naturelles d’après la sculpture de leurs élytres, la vestiture de leurs téguments et leur livrée (2).

(1) Syn. Ceraueyx Oliv.— Lama Fab., Muls., ete.— Monmus Serv., L, Fairm.

— Dorcanion J, Thoms, (olim).

(2) I Elytres finement et vaguement pointillées; corps glabre; livrée d’un noir uniforme : Dorcad. Fairmañür'ei, X. Thoms. Archiv. entom. I, p. 154, pl. 10, f. 6; Grèce.

IT Elytres vaguement ridées, avec quelques petites granulations à leur base; corps revêtu d’une courte et dense pubescence jaunâtre , avec deux taches {parfois subobsolèles) d’un noir velouté sur chaque élytre : Cer. funestus,'Oliv. Entom. IV, 67, p. 107, pl. 9, f, 63; Lurope mér. — Morim. obsoletus, L. Fairm. Ann. d, 1. Soc. entom. 1859, p. 62; Turquie {Bosphore).

IS. Elytres couvertes de potites granulations et d’aspérités; corps finement pubescent; livrée d’un gris blanchätre, avec deux taches d’un noir ve-

LAMIIDRS VRAIES. 297

LAMIA. ; Fas, Syst. Entom. p. 170 (1).

Antennes robustes, plus courtes que le corps dans les deux sexes.— Elytres oblongues, parallèles, fortement déclives en arrière. — Pattes égales ; cuisses postérieures un peu plus courtes que l'abdomen. — Métasternum assez allongé. — Le surplus comme chez les Dorca- TYPUS.

De ces caractères, le seul de quelque valeur est l'allongement du métasternum ; les autres seraient à peine suffisants pour exclure du genre les Doncarypus.

Des nombreuses espèces qu’y avaient entassées les anciens auteurs, il ne reste plus aujourd'hui que le Cer. textor de Linné (2), insecte de grande taille, commun dans la plus grande partie de l'Europe, d’un noir opaque avec des marbrures irrégulières d’un jaune sale parfois peu apparentes; sa tête et son prothorax sont finement rugueux et ses élytres couvertes de fines granulations qui s’effacent peu à peu en arrière.

MORIMUS.

A. Senv. Ann. d. l. Soc. entom. 1835, p. 95 (3).

Ce genre ne diffère également des Dorcarypus que par les car&ctères suivants : ‘

louté sur chaque élytre : Cer. tristis, Oliv. entom, loc, cit. p. 106, pl. 9, f. 62; Europe mér.; par les caractères qui précédent, les antennes de près de 1/, de leur longueur plus longues que les élytres chez les <', les pattes antérieures un peu plus longues que Jes autres dans le même sexe, cette espèce est manifestement intermédiaire entre les précédentes et les Mortmus.

(1) Syn. Cerampyx Linné. — Mornnmius, J. Thoms. Arcan, Nat. p. 95, et Syst. Cerambyc. p. 78. Fabricius ayant constamment placé la Lamia gigas du Sénégal en tête de son genre Lawia, M. J. Thomson a cru devoir conserver ce nom générique à cet insecte, sur lequel Serville a établi il y a longtemps, son genre Omacanra. De son côté, M. Mulsant (Col. d. France; Longie. éd, 1, p.135) ayant, dès 1839, restreint à la tex{or le genre de Fabricius, la priorité est évidemment acquise à cette mesure, ou peut-être à Hope qui, la même année (Mag. of nat. Hist, 1839, p. 230), voulait restreindre le nom de Lamia aux Barocera actuelles, Ce n’est pas une loi admise en cette matière, que l’espèce placée en têle d’un genre qui doit être divisé, conserve nécessairement et à tout prix le nom de ce genre; les exemples contraires abondent en Zoologie.

(2 Syn. Nat. II, p. 629; cet insecte a été très-souvent figuré et en dernier lieu par M. L. Fairmaire, Gener. d, Col. d'Eur.; Longic. pl. 48, f. 225 (et non 224, comme l'indique la légende ; cette dernière figure est celle du Morimus lugubris).

(3) Syn, Lawia Fab. — Cenameyx Oliv, — Lernopera A. White.

Tête fortement et plus étroitement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci saillants. — Antennes beaucoup plus longues que le corps chez les ÿ', un peu plus longues chez les @ , leur scape non ou à peine échancré à sa base en dessous. — Pattes antérieures des o* plus longues que les autres, leurs jambes un peu arquées à leur extrémité.

I a pour type la Lamia lugubris de Fabricius (1), grande espèce de l'Europe méridionale qui étend son hubilat jusqu'aux environs de Paris et dont la livrée est d’un noir mat, avec l'extrémité des élytres et deux grandes taches sur chacune d'elles d’un brun velouté obsour, taches parfois obsolètes; ces organes sont couverts de nombreux petits tubercules granuleux remplacés par des aspérités en arrière.

Le genre existe également aux Indes orientales où il est représenté par quelques espèces à téguments très-rugueux en dessus et dont une seule, décrite par M. A. White (2), a 6t6 comprise par lui dans les LEPRODERA, genre qui appartient à la section suivante.

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