SECTION B
Métasternum plus ou moins allongé, jamais très-court. — Front tantôt rectangulaire, tantôt peu à peu rétréci en haut, par suite trapéziforme. — Elytres jamais soudées. — Corps ailé.
Le métasternum, en général très-grand, a, mais uniquement chez les Mésosides, une tendance à se raccourcir sans devenir plus court que chez les TracysroLa et les LamiA de la section précédente ; il est très-rare que ses épisternums ne soient pas assez larges. Les yeux varient beaucoup tant sous le rapport de leur granulation que sous celui de la grandeur et de la forme de leurs lobes inférieurs. Les tubercules latéraux, constants chez les genres qui précèdent, manquent ici assez fréquemment.
Aucune de ces parties ne peut servir de base pour l’arrangement systématique des aombreux genres de cette section. Après de longs tâtonnements j'ai trouvé que la cicatrice du scape des antennes donne
(1) Syst. El. I, p. 298 (Cer. textor, Oliv. Entom. IV, 67, p. 105, pl. 6, f. 39, bc).
(2) Leprod. morimoides , A. White, Ann. a. Mag. of nat. Hist. Ser. 3, Il, p. 266; Sylhet. Belle espèce de la taille du Morim. lugubris, extrèmement inégale en dessus, à livrée d’un brun jaunâtre, avec deux taches sur le vertex et sur chaque élytre d’un noir velouté et étroitement cerclées de fauve. Son nom spécifique doit naturellement ètre changé et pourrait être remplacé par celui de Whitei. — Je possède depuis longtemps la @ d’une autre espèce du même pays, de moitié plus petite et d’un noir uniforme à peine voilé par une trèsfine efflorescence brune. Les Indes-Orientales fourniront encore, sans aucun doute, plusieurs autres espèces du genre.
MONOHAMMIDES, 299
le meilleur point de départ. En combinant les caractères qu'elle
fournit avec quelques autres qui vont être exposés, on obtient les neuf groupes suivants :
j. Cicatrice du scape des antennes fermée.
a Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes.
b ‘“Tète et prothorax réunis beaucoup plus courts que les élytres.
Front rectangulaire ou un peu élargi en bas. 1 MononammidEs,
— fortement atténué en haut. 2 AGNupEs.
bb Tôte et prothorax réunis égaux, ou peu s’en faut,
aux élytres. 4 GNOMIDES.
aa Cavités cotyloïdes intermédiaires fermées en de-
hors. 6 MéTonIpEs,
Il. Cicatrice du scape des antennes ouverte, parfois réduite à une simple dépression.
ce Tête non rétractile au repos. 3 BarocéRIDES. ce — rétractile — d Jambes interméd. presque toujours sans sillon. 5 Mésosipes. — dd —— munies d’un — e Elytres pourvues de tubercules, crètes, etc., au
moins à leur base. 7 ANCYLONOTIDES.
ee — sans — —
Yeux assez fortement granulés; leurs lobes inférieurs eu carré équilatéral ou subéquila-
téral. 8 PROSOPOCÉRIDES.
Yeux finement granulés; leurs lobes inférieurs transversaux. 9 STERNOTOMIDES.
GRouPE I. Monohammides.
Cicatrice du scape des antennes fermée, presque toujours trèsgrande, oblique (1). — Tète plus où moins saillante, non rétractile (2); son front en général rectangulaire, parfois atténué en haut, mais avec ses tubercules antennifères toujours séparés par une forte excavation et divergents. — Antennes rarement ciliées ou franges en
(1) IL n’en sera question dans les formules génériques qui suivent, que lorsqu’elle est petite. Toutes les fois également que la granulation des yeux n’y est pas indiquée, c’est qu’elle est forte.
(2) La tète est rétractile lorsque, par suite de la brièveté du prosternum en avant des hanches antérieures, elle peut, au repos, s'appuyer sur les hanches antérieures et la partie antérieure de la saillie prosternale. Bien qu'il y ait des püssages, et même assez nombreux, qui rendent certaines espèces ambiguës sous ce rapport, c’est un caractère qui mérite qu'on en tienne plus compte qu'en général on ne l’a fait jusqu'ici.
dessous. — Elytros beaucoup plus courtes que la tête et le prothorax réunis, — Pattes le plus souvent allongées avec les cuisses linéaires. — Métasternum long. — Mésosternum et saillie prosternale variables. — Corps plus ou moins allongé.
A lui seul ce groupe comprend environ les deux tiers des espèces de la section actuelle. Les deux suivants ayant, comme lui, la cicatrice du scape fermée, sont les seuls avec lesquels il puisse être confondu. Il se distingue uniquement des Agniides par la forme de ka tête, des Gnomides par la longueur relative de l’arrière-corps comparativement à la tête et au prothorax réunis, L'œil saisit sans peine parmi les 1 genres dont il se compose quelques types secondaires qu'il serait désirable de détacher de la masse, mais des caractères suffisamment précis font défaut pour cela.
La distribution géographique de ces genres est assez remarquable, Un seul (Mononammus), presque cosmopolite, est représenté en Europe; un autre (Tæniorrs) habite les deux Amériques; celle du Sud en a quatre (Decrarais, Prycuones, Hammonerus, MimoLocaus) en propre; deux (Lopmoprera, Domiria) sont particuliers à l'Afrique ; tous les autres le sont aux Indes orientales et ne paraissent pas dépasser la Nouvelle-Guinée à l'est.