‹ Histoire naturelle des insectesChapitre 50 sur 62 · DOMITIA · texte numérisé non relu

DOMITIA

J. Tuows. Archiv, entom. I, p. 194.

Femelle : Tête assez largement et triangulairement concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci robustes, médiocres ; front un peu plus haut que large, légèrement élargi en bas; joues médiocres. — Antennes à peine pubescentes, munies de cils fins, courts et peu serrés à leur base en dessous, à articles À notablement plus court que 3, celui-ci de moitié plus long que 5, 6-10 plus courts que ce dernier, décroissant à peine. — Lokes inférieurs des yeux grands, allongés.— Prothorax transversal, uni, traversé près de sa base et de son bord antérieur par deux sillons rectilignes assez marqués. — Elytres convexes, assez allongées, faiblement atténuées et subtronquées en arrière, subrectilignes à leur base, avec leurs épaules très-obtuses et assez saillantes en avant. — Pattes assez longues, médiocrement robustes; cuisses peu à peu en massue ; jambes intermédiaires sans sillon ni sinus; tarses médiocres, égaux. — 5° segment abdominal assez long, en triangle curviligne. — Saillie mésosternale verticale, trèsobtusément saillante en avant. — Saillie prosternale très - fortement

arquée en arrière. — Corps allongé, assez robuste, finement pubescent.

L'espèce unique (1) de ce genre est originaire du Gabon, de taille moyenne et en entier d’un vert obscur avec les antennes noires ; ses élytres présentent chacune environ onze rangées longitudinales et très-régulières de points enfoncés dont celle voisine de l’écusson est fortement abrégée en arrière, sculpture qui suffirait à elle seule pour faire reconnaitre le genre dans le groupe actuel; la fine pubescence grise qui revêt le corps en entier est caduque, surtout sur les élytres. :

Ce genre et les suivants ont plus ou moins (la plupart totalement) perdu le fucies des Moxonammus.

THESTUS.

Pascor, Proceed. of the Zool. Soc. 1866, p. 247.

Femelle : Tête largement et profondément concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci saillants, rapprochés à leur base; front en carré subéquilatéral ; joues médiocres. — Antennes robustes, densément frangées en dessous dans leur moitié basilaire, un peu plus longues que le corps, à articles 1 près de moitié plus court que 3, celui-ci et 4-10 décroissant, 11 plus grand que 10. — Lobes inférieurs des yeux allongés. — Prothorax transversal, cylindrique, traversé en avant et

(1) D, lupanaria, J. Thoms. loc. cit. pl. 7, f, 8, ®.

près de sa base par un sillon peu marqué, muni de chaque côté d’un très-petit tubercule obtus. — Ecusson un peu allongé, largement arrondi en arrière. — Elytres assez longues, subcylindriques, rétrécies et tronquées en arrière, granuleuses à leur base; leurs épaules coniques, assez Saillantes en avant. — Pattes robustes, longues, les antérieures un peu plus que les autres; cuisses sublinéaires; tarses courts, les antérieurs à peine dilatés. — 5° segment abdominal grand, en cône transversal. — Mésosternum vertical et obtusément tuberculé en avant, horizontal en arrière. — Saillie prosternale arquée postérieurement. — Corps subcylindrique, massif, pubescent.

D'après la grandeur de son dernier segment abdominal, l’exemplaire que M. Pascoë a bien voulu me communiquer est sans aucun doute femelle; lui-même n’a connu que ce sexe.

L'unique espèce (1) du genre est un assez grand insecte de la, Malaisie (Poulo-Pinang) dont la livrée d’un roux vineux sur le Corps, offre sur les élytres un mélange confus de cette couleur et de blanc; cette dernière nuance, en se condensant, forme deux larges bandes régulières et peu apparentes qui traversent ces organes, l’une dans leur milieu, l’autre un peu au-dessous.

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