‹ Histoire naturelle des insectesChapitre 51 sur 62 · GOES · texte numérisé non relu

GOES

J. L. Le Conre, Journ. of the Acad. of Philad. Ser. 2, Il, p. 150 (2).

Mâles : Tête fortement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci contigus à leur base; front équilatéral ou légèrement transversal; joues assez longues. — Antennes peu robustes, pubescentes, finement et peu densément ciliées en dessous à leur base, un peu plus longues que le corps, à articles 4 beaucoup plus court que 3, celui-ci plus long que les suivants, 4-10 décroissant, 14 un peu plus grand que 10. — Lobes inférieurs des yeux plus hauts que larges. — Prothorax transversal où non, cylindrique, muni de deux sillons transversaux peu marqués et souvent d'un petit tubercule médian sur le disque ; ses tubercules latéraux médiocres, parfois (par ex. pulcher) petits. — Elytres allongées, cylindriques, déclives et arrondies en arrière, subrectilignes à leur base avec les épaules obtuses. — Pattes de longueur variable, égales; cuisses peu à peu et légèrement épaissies; sillons des jambes intermédiaires très-faibles ; tarses égaux. — 5° segment de l'abdomen fortement transversal, un peu rétréci et subsinué au bout, — Saillie mésosternale recourbée en arrière, inerme. — Suillie prosternale arquée postérieurement. — Corps allongé, cylindrique, pubescent.

Femelles : Très-voisines des mâles dont elles ne se distinguent que

(1) T°. oncideroides, Pascoe, loc. cit. p. 248, pl. 27, f. 7. (2) Syn. Mononawuus Ziegler, Haldem. — Cernaupyx De Geer.

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par leurs antennes dépassant encore moins ou à peine le sommet des élytres, et par leur dernier segment abdominal plus grand et plus sinué au bout.

Genre propre aux Etats-Unis et dont les espèces (1), réunies aux Monomammus par M. Haldeman, ont un facies tout à fait différent de ces derniers et en diffèrent par leur forme cylindrique, la brièveté de leurs antennes et la faiblesse des sillons de leurs jambes intermédiaires. Ce sont des insectes de taille au moins médiocre, à livrée plus ou moins nuageuse et dont les élytres sont assez souvent ponctuées de noir; chez la plupart ces organes sont granuleux ou scabres à leur base.

AGNODERUS.

J. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 85.

Mâle : Tôte fortement et étroitement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci médiocres, robustes, divergents, contigus à leur base; front en carré plus haut que large; joues allongées. — Antennes très-finement pubescentes, un peu plus longues que le corps, à articles 1 très-robuste, échancré à sa base en dessous, notablement plus court que 3, celui-ci et 4-5 peu à peu en massue au bout, décroissant graduellement ainsi que 6-11. — Yeux finement granulés, leurs lobes inférieurs médiocres, obliques. — Prothorax subtransversal, régulièrement cylindrique, finement plissé en dessus, traversé par deux sillons peu marqués, distants de sa base et de son bord antérieur; ses tubereules latéraux petits. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres assez allongées, subparallèles, arrondies en arrière, subrectilignes à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes assez longues, les antérieures à peine plus que les autres; cuisses peu à peu épaissies ; tarses antérieurs légèrement dilatés, —5e segment de l'abdomen transversal, rétréci et tronqué au bout. — Saillie mésosternale recourbée en arrière. — Saillie prosternale fléchie postérieurement. — Corps allongé, robuste, pubescent.

M. J. Thomson a regardé comme une femelle l’exemplaire de sa collection qu'il a bien voulu me communiquer (2); je crois, au contraire, d’après la forme du 5° segment abdominal, que c'est un mâle.

Le genre a pour type un bel insecte des Indes orientales, sans dé-

(1) Cer. tigrinus, De Geer, Mém. V, p. 143, pl. 14, f. 6 @'; nec Cer. tigrinus Oliv. (Mon. tomentosus, Ziegler, Proceed. of the Acad. of Philad. IE, p. 47); Pennsylvanie.— Mon. pulverulentus, tessellatus, pulcher, Haldem. Traos. of the Amer. Phil. Soc. X, p. 51. — G. debilis, J. L. Le Conte, loc. cit.; New-York.

(2) Cet exemplaire est privé de sa pubescence et a perdu la plus grande partie de ses taches jaunes; les côtes de ses élytres sont également peu prononeées. Je décris sommairement l'espèce d’après un autre parfaitement intact qui appartient à M. le comte Mniszech.

signation plus précise d'habitat, variant du brun noirâtre au rouge ferrugineux, avec un grand nombre de petites taches d’un jaune d'ocre vif sur tout Le corps et dont quelques-unes forment sur les élytres deux bandes transversales, irrégulières, l'une anté-, l’autre post-médiane ; ces organes sont fortement granoso-tuberculés à leur base et présentent chacun dix sillons longitudinaux entiers, assez profonds, et dont les intervalles, costiformes, sont un peu rugueux.

Ce genre est le premier de plusieurs (1) que je crois devoir retirer du groupe des Agniides où les ont placés MM. J. Thomson et Pascoe. La forme réguïèrement carrée, ou très-peu s'en faut, qu'affecte le front chez toutes leurs espèces, les en exclut absolument,

CRATOTRAGUS.

Femelle ? : Tète assez étroitement et triangulairement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci contigus à leur base ; front un peu plus haut que large; joues allongées. — Antennes très-robustes, densément pubescentes, atteignant à peine le sommet des élytres, à articles 4 court, notablement moins long que 3, celui-ci et 4-3 épaissis au bout, décroissant peu à peu, 6 de moitié moins long que 3, 7-10 beaucoup plus courts, décroissant très-rapidement, 414 égal à 9-40 réunis. — Yeux finement granulés, leurs lobes inférieurs allongés. — Prothorax transversal, cylindrique, traversé près de sa base et de son bord antérieur par deux sillons rectilignes médiocrement marqués; ses tubercules latéraux médiocres, coniques. — Ecusson en triangle curviligne fortement transversal. — Elytres médiocrement allongées, planes sur le disque, parallèles dans leurs 3/4 antérieurs, déclives, un peu rétrécies et arrondies en arrière. — Pattes courtes, robustes, 6gales; cuisses peu à peu épaissies; point de sillon tibial aux jambes intermédiaires ; tarses égaux. — 5e segment abdominal convexe, assez long, arrondi en arrière. — Mésosternum vertical et obtusément conique en avant. — Saillie prosternale fortement arquée en arrière. — Corps médiocrement allongé, pubescent.

Genre voisin des AcNoperus, mais très-distinct par ses antennes et son mésosternum autrement faits, ses pattes plus courtes, etc. Il ne comprend qu’une belle espèce (2) de Siam tout à fait remarquable par sa livrée.

(1) Les autres sont : Cergorsius, Erymesria, Amecana et URÆcna qui suivent. Chez la plupart d’entre eux la concavité de la tête est plus étroite que dans la majorité des genres qui précèdent, mais il y a à cet égard les passages les plus insensibles, Ce n’est pas là, comme on le verra plus loin, que se trouve le caractère distinctif des Agniides.

(2) C. cinabarrinus. Ater nitidus, pube cinabarrina subtus appressa supra lanuginosa et in elytris plagiatim confluenter digesta, obtestus; antennis conco-

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CEREOPSIUS.

(Pascog) J. Taoms. Syst. Cerambyc. p. 84 (1).

Mâles : Tète fortement et plus ou moins étroitemént concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci saillants, contigus à leur base ; front en carré au moins aussi haut que large; joues allongées. — Antennes glabres, de 4/3 plus longues que le corps, à articles 4 allongé, en cône régulier, aussi grand que 3, celui-ci et 4-10 décroissant, 11 plus long que 10, — Yeux finement granulés; leurs lobes inférieurs presque aussi hauts que larges. — Prothorax transversal, resserré à sa base, ce rétrécissement limité en avant par une carène aboutissant aux tubereules latéraux; ceux-ci robustes, coniques, situés un peu plus près de la base que du bord antérieur. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres médiocrement convexes, assez courtes, cunéiformes, largement tronquées au bout, — Pattes assez longues, robustes; cuisses peu à peu élargies; sillons des jambes intermédiaires très-faibles; tarses égaux, les antérieurs un peu dilatés. — 5° segment de l'abdomen transversal, un peu rétréci et largement sinué au bout. — Mésosternum horizontal en arrière et obtusément saillant, vertical en avant. — Saillie prosternale tronquée en avant, fortement canaliculée, verticale en arrière. — Corps large, cunéiforme, pubescent.

Femelles : Antennes dépassant un peu moins le sommet des élytres. — Tarses antérieurs non dilatés. — 5° segment abdominal plus grand.

La longueur du scape des antennes, la forme du prothorax et la structure de la saillie prosternale constituent une réunion de caractères propres à ce genre dans le groupe actuel.

Ses espèces sont répandues de Ceylan aux iles Philippines, de taille moyenne et reyêtues d'une livrée variable. Le plus souvent elle est fauve avec des taches ou des bandes noires sur le prothorax et les élytres, mais qui paraissent sujettes à de fortes modifications individuelles ou peut-être sexuelles ; les exemplaires que j'ai sous les yeux sont privés de tout vestige de sculpture (2).

loribus articulis 3-5 apice nigris; elytris grosse ac dense punctatis, basi potius serobiculatis. Long. 25 mill. Coll. de M. le comte Mniszech.

(1) M. Pascoe (The Journ. of Entom. I, p. 344) a, depuis, publié avec plus de détails les caractères du genre. — Syn. Lama Erichs, — Monowammus Newm.

(1) Lam. præœtoria, Erirhs. Nov. Act. Acad. nat. Curios. XVI; Suppl. 1, p. 268, pl. 29, f. 6 Q; îles Philippines. — Mon. quæstor, luctor, Newm. The Entomol. p. 276; même pays. — C. marmoreus, Malacca; exoletus, Borneo; Pascoe, Truns. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 105. — patronus, Ceylan; histrio, Arou; Pascoe, ibid. Ser, 2, V, p. 43. — luctuosus, Ceram; éricinclus, Batchian ; privatus, Malacca; Pascoe, Longic. Malayan. p. 238.—C. Whitei, G-notatus, mysticus, 3. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 556; Malaisie,

ETYMESTIA.

Pascor, Longic. Malayan. p. 236 (1).

Mèmes caractères que les Gerkopsius, sauf les différences suivantes :

Tète plus forte. — Yeux plus petits, assez transversaux. — Prothorax presque aussi long que large, fortement resserré en avant et à sa base, transversalement convexe et irrégulièrement ridé sur le disque, cette convexité limitée par deux sillons flexueux, l’un antérieur, l’autre postérieur; ses tubercules latéraux très-robustes, médians.

Cette forme du prothorax suffit pour changer la physionomie de l'espèce unique (2) du genre qui, pour le surplus, ne diffère pas des Cereôpsius. C’est un bel et assez grand insecte de Borneo, d'un brun rougeâtre et revêtu d'une fine pubescence d’un jaune ocracé clair; chacune de ses élytres est ornée de deux grandes taches d’un blanc jaunâtre pâle et bordées de noir profond.

AMECHANA.

J. Taous. Syst. Cerambyc. p. 85 (3).

Mâle : Tubercules antennifères médiocres, verticaux, séparés par un étroit intervalle triangulaire; front étroit, en carré du double plus haut que large; joues très-courtes. — Antennes grèles, finement pubescentes, deux fois et demie aussi longues que le corps, à articles 1 allongé, médiocrement robuste, un peu arqué, étroitement cicatrisé au bout, de 1/3 plus court que 3, celui-ci plus long que 4, 5-7 plus grands que ce dernier, 8-10 plus courts qu'eux, 41 plus long que 10. — Yeux fortement granulés, leurs lobes inférieurs très-grands, subtransversaux. — Prothorax aussi long que large, cylindrique, traversé par deux sillons, l'un antérieur rectiligne, nettement accusé, l’autre postérieur, plus faible et flexueux; ses tubercules latéraux médiocres, coniques. — Elytres allongées, planes sur le disque, subcarénées latéralement dans leur moitié antérieure, peu à peu rétrécies et obliquement tronquées en arrière, faiblement échancrées en arc à leur base, avec leurs épaules très-obtuses et assez saillantes. — Pattes médiocres, robustes, les antérieures un peu plus longues que les autres; leurs jambes épaissies dans leur moitié terminale interne ; cuisses peu à peu et fortement en massue; tarses médiocres, égaux. — 5° segment abdominal assez long, légèrement rétréci et largement arrondi en at-

(1) Syn. Cereopsius À. White.

(2) Cer. Helena, À. White, Proceed. of the Zool. Soc. 1858, p. 412, pl. 53, f.7; figure médiocre.

(3 Syn. Auesisa, Pascoe, Longic. Malayan. p. 235; nom postérieur de près de deux ans à celui adopté daus le texte. 4

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rière. — Saillie mésosternale recourbée en arrière, obtusément carénée en avant. — Saillie prosternale fortement arquée postérieurement. — Corps allongé, pubescent; facies saperdiforme,

‘Femelle : Plus courte que le mâle. — Antennes de 4/4 à peine plus longues que le corps. — Prothorax brièvement et brusquement rétréci en avant, déprimé sur le disque ; les angles antérieurs de la dépressiou en forme de mamelons couiques situés au-dessus et un peu en avant des tubercules latéraux. — Pattes égales. — 5° segment abdominal plus long et plus convexe.

L'unique espèce (1) de ce genre est originaire de la Malaisie et de la taille des exemplaires moyens de la Saperda carcharias. Sa livrée est grise en dessous, d’un fauve couleur de chair sur la tête, le prothorax, les antennes et les pattes; le second est orné de deux bandes brunes sur le disque et d’une autre sur les côtés; les élytres sont d’un brun plus foncé, avec le pourtour de l’écusson et leur sommet noirs; une ponctuation dense couvre la plus grande partie de leur surface ; quelques granulations se voient sur le disque du prothorax; enfin de chaque côté l’abdomen est orné d’une rangée de petits points blancs.

Le genre AmesisAa de M. Pascoe a été établi sur cet insecte, mais postérieurement à celui fondé par M. J. Thomson.

URÆCHA.

J. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 84.

Màle : Tôte fortement et triangulairement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci saillants, divergents ; front en carré subéquilatéral; joues courtes.— Antennes pubescentes, de deux fois à deux fois et demie aussi longues que le corps, à articles 4 étruitement cicatrisé au bout, de moitié plus court que 3, celui-ci et 4-8 subégaux, 9-10 plus courts, 14 beaucoup plus grand que 10. — Yeux assez fortement granulés, leurs lobes inférieurs un peu plus longs que larges. — Prothorax transversal, traversé près de sa base et de son bord antérieur par deux sillons rectilignes peu profonds ; ses tubercules latéraux médiocres, coniques. — Elytres allongées, peu convexes, peu à peu rétrécies en arrière, obliquement tronquées et isolément prolongées en une épine aiguë. — Pattes médiocres, égales; cuisses peu à peu en massue; tarses assez longs, subégaux. — 5° segment abdominal assez long, en triangle curviligne. — Saillie mésosternale recourbée en arrière.— Saillie prosternale très-étroite entre les hanches antérieures, arquée postérieurement. — Corps allongé, svelte, pubescent.

Le scape des antennes est si étroitement cicatrisé au bout que sa

(1) A. nobilis, 3. Thoms. loc. cit. (Ames, consularis, Pascoe, loc. cit. p. 236, pl. 11, f. 2 o'); Singapore,

cicatrice échappe à la première vue, mais son existence assigne à ce genre sa place dans le groupe actuel. Son unique espèce (bimaculata Thoms.) est une des formes les moins robustes que contienne ce dernier. Elle est de moyenne taille et en entier revêtue d’une pubescence uniforme jaunâtre avec une assez grande tache brune et oblique sur chaque élytre immédiatement au-dessous de son milieu; ces organes sont finement pointillés. Le Japon est la patrie de cet insecte.

Les trois genres suivants sont extraits des Mésosides de MM. J. Thomson et Pascoe. Les deux premiers ont la tête faite comme celle des genres qui précèdent, ce qui, réuni à la forme svelte de leurs espèces, m'a engagé à les reporter parmi les Mouohammides. Quant au troisième (Erers), sans la cicatrice du scape des antennes qui est complète, il appartiendrait aux Mésosides.

PLANODES New. The Entomol. p. 323 (1).

Mûles : Tête saïllante, profondément et étroitement échancrée entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci assez saillants, échancrés au bout, contigus à leur base; front en carré long ; joues très-allongées. — Antenres finement, parfois à peine pubescentes, ciliées en dessous à leur base, de 1/3 environ plus longues que le corps, à articles 1 assez long, beeucoup plus court que 3, celui-ci flexueux, noueux et muni d'une forte dent au bout, du double au moins plus long que 4, 5-10 plus courts, subégaux, 41 plus court; ces derniers filiformes, parfois mème (par ex. papulosus, vicarius) un peu épaissis. — Yeux assez rapprochés en dessous, presque divisés ; leurs lobes inférieurs grands, un peu transversaux. — Prothorax transversal ou non, légèrement conique, déprimé sur le disque. — Ecusson curviligne. — Elytres de longueur moyenne, peu à peu rétrécies et subtronquées en arrière, largement déprimées sur la suture, la dépression limitée de chaque côté par une côte plus où moins saillante, débordant assez le prothorax et fortement trisinuées en avant. — Pattes subégales; cuisses peu à peu en massue; {arses courts. — 5° segment de l'abdomen transversal, un peu rétréci et largement tronqué au bout. — Saillie mésosternale tronquée et subtubereuleuse en avant. — Saillie prosternale fortement arquée en arrière. — Corps allongé, médiocrement robuste, pubescent, — Femelles inconnues.

Genre répandu des iles Philippines aux îles de la Sonde. Ses espèces (2) sont d'assez grande taille et leur livrée varie ; mais le plus sou- (1) Syn. Srecenus Chevrol. k (2) 2. quaternarius, Newm. loc. cit.; Îles Philippines.—Stegen. denticornis, Chevrol. Rev. et Mag. d. Zool. 1858, p. 83; Java. — P, satelles, Malacca; vicarius, Salwatty; delerrens, Singapore; leporinus, Borneo; papulosus, lucluosus,

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vent elle est grise où brune avec des taches dénudées sur les élytres. Ces dernières sont plus ou moins granuleuses, surtout à leur base, et en général la côte de chacune d'elles l’est également; cette côte est presque toujours flauquée en dehors à son extrémité d'une autre qui remonte peu en avant.

CALYMMOPHIS.

J. Taoms. Syst. Cerambyc. p. 59.

Genre douteux, établi sur le sexe femelle d’un insecte qui, sauf quelques différences dans les antennes, présente tous les caractères des PLanoDEs. On vient de voir que les mäles seuls de ces derniers me sont connus; les auteurs ne parlent pas de l’autre sexe.

Femelle : Antennes assez robustes, densément villouses à leur base, un peu plus courtes que les élytres, à articles 3 trois fois aussi long que 4, muni d'une forte dent à son sommet interne, 4 arqué, dentiforme en dedans à son extrémité, 5-11 plus courts pris ensemble que 3-4 réunis.

L'espèce (flavovariegata) de la Malaisie que décrit M. J. Thomson, a complétement la taille, la livrée et la sculpture des PLANODES; ses élytres sont seulement plus granuleuses à leur base.

EREIS.

Pascog, Longic. Malayan. p. 105 (1).

Femelles ? : Tète médiocrement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci courts; front beaucoup plus haut que large; joues tès-allongées. — Antennes pruineuses, faiblement ciliées en dessous, d'un quart environ plus longues que les élytres, à articles 4 peu robuste, allongé, en cône renversé, à cicatrice terminale médiocre, 3 beaucoup plus long que 4, celui-ci que 5, 5-6 décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux grands, transversaux. — Prothorax aussi long que large, cylindrique, tronqué en avant et à sa base. — Ecussou en triangle curviligne. — Elytres médiocrement allongées, parallèles dans leurs 2/3 antérieurs, largement déprimées sur la suture, déclives en arrière, munies chacune de deux côtes obtuses, parallèles, plus ou moins abrégtes en avant. — Pattes médiocres, subégales; cuisses peu à peu en massue; tarses courts, — 5° segment abdominal assez long, rétréci et tronqué en arrière. — Mésosternum tronqué en

Ceram; turbatus, Borneo ; encaustus, Saylie; Pascoe, Longic, Malayan. p. 10; avec une figure du papulosus, pl. 6, f. 1.

(1) Sya. Ents, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 110; oïim; num précédemment employé par Koch pour des Arachnides.

Coléoptères. Tome IX. 22

avant, obtusément renflé. — Saillie prosternale tronquée en arrière, — Corps oblong; médiocrement robuste, pubescent.

Selon M. Pascoe, les mâles ont les antennes beaucoup plus longues que le corps, ce qui n'existe pas chez les exemplaires que j'ai sous les yeux'et me fait croire qu’ils sont fomelles. :

Les espèces (1) de ce genre sont de taille médiocre et sur fond gris ou jaunâtre, ont les élytres plus ou moins maculées de brun; la tête et le prothorax ont parfois de chaque côté une bande longitudinale de même couleur; la ponctuation des élytres est fine et peu apparente. Ces insectes, au premier aspect, paraissent congénères des Meron du groupe des Métonides et des Cacta de celui des Mésosides. Ils en ont la taille et le facies. Mais ils diffèrent du premier de ces genres par leurs cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes en arrière, du second per la cicatrice du scape de leurs antennes qui est complète.

Note.

Les quatre genres suivants ie sont restés inconnus en nature. Il n’est pas certain que le premier appartienne au groupe actuel.

CACOPLIA.

3. L. Le Conre, Jour”. of the Acad. of Philad. Ser. 2, IL, p. 149 (2).

La formule qui suit est empruntée à celle, très courte, de M. J. L. Le Conte, aux quelques remarques qui l’accoMpagnent et aux caractères généraux qu'it assigne au groupe dont le genro fait partie.

Front largement concave entre les antennes; sa portion verticale courte. — Antennes longues et grôles, légèrement ciliées en dessous. — Prothorax cylindrique, un peu plus large que long, inerme sur les côtés. — Elytres parallèles, arrondies à leur extrémité, plus larges que le prothorax en avant. — Saillies mésosternale et prosternale simples. — Corps allongé, cylindrique.

Si le scape des antennes est cicatrisé, il est possible que le genre soit voisin des Goes près desquels M. J, L. Le Conte l’a placé, en quoi il a été suivi par M. 3. Thomson (3) qui ne semble pas l'avoir vu plus que moi. Son unique espèce, décrite par M. Haïdeman sous le nom de Hebestola nebulosa, est de taille médiocre, testacée et revètue d'une fine pubescence d’un gris cendré.

(1) E. anthriboides, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. loc. cit. pl. 22, f. 7; Borneo. — annulicornis, Pascoe, The Journ. of Entom. I,.p. 347; Camboge. — ventralis, Pascoc, Longic. Malayan. loc, cit., note; même pays.

(2) Syn. Hepssrora, Haldem, Trans. of the Amer. Phil. Soc. X, p. 54.

(3) Syst. Cerambyc, p.176.

MONOHAMMIDES : 339

PSAROMAIA.

PascoE, Longic. Malayan. p.289.

Tête subquadrangulaire en avant; son épistome distinct, très-court. — Antennes un peu plus longues que le corps (9 ?), robustes, à articles 1 subeylindrique, cicatrisé au bout, 3 plus long que lui, les suivants graduellement plus courts. — Yeux grands, leurs lobes inférieurs arrondis. — Prothorax transversal, tronqué à sa base, fortement tuberculé sur les côtés. — Elytres assez courtes, cylindriques, tronquées on arrière ; leurs épaules ua peu saillantes. — Pattes robustes ; cuisses subépaissies; jambes presque droites, les antérieures assez courtes ; tarses subégaux, légèrement dilatés. — Prosternum simple, — Mésosternum élevé, tuberculé en avant,

M. Pascoe met ce genre immédiatement avant les ANHAMMUS,, en ajoutant qué ses analogies ne‘sont pas bien Cvidentes. Autant qu'on on peut juger d’après ha figure qu'il donne de son unique espèce (1), il semblé avoir quelques rapports avec le genre Tarsrus. Cet insecte, originaire de Java, est assez grand et revêtu d’une épaisse pubescence d'un fauve grisâtre varié de brun et de jaune ocracé.

BLEPEPHÆUS.

Pascos, Longic. Malayan. p.291.

Tête médiocre, subquadrangulaire en avant ; ses tubercules antennifères robustes, divergents. — Antennes plus longues que le corps, à articles 4 robuste, anguleux à son extrémité, 3 plus long que lui, les suivants décroissant peu à peu. — Prothorax petit, carré, fortement tuberculé latéralement, non sillonné en dessus, tronqué à sa base, — Elÿtres subdéprimées, peu à peu atténuées en arrière. — Pattes médiocres; cuisses subépaissies ; jambes droites, les antérieures assez courtes ; tarses suhégaux, larges. — Prosternum simple. — Mésosternum élevé, tuberculeux en avant.

Le genre est établi sur le Monohammus succinctor de M. Chevrolat (2), insecte de Malacca dont la livrée grise ou cendrée est variée de brun avec un grand espace noirâtre immédiatement au- dessous du milieu de chaque élytre. M. Pascoe le place avant les Mononamus.

TYMPANOPALPUS.

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