‹ Histoire naturelle des insectesChapitre 59 sur 62 · FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE

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primer par Jes NOLES OTGITaIres qe 1a MUSIQUE, AONL IL audrait tout au plus changer la valeur, mais dont on conserverait la proportion el le rapport. Du reste, Aristoxène dit qu'il y a un chant du discours qui nait de la ; différence des sons. Denys d'Halycarnasse nous apprend | que, chez les Grecs, l'élévation de la voix dans l'accent ; aigü et son abaissement dans le grave était d’une quinte

; entière, et que dans l’accent circonflexe, composé des deux autres, la voix parcourait deux fois la méme quinte en montantet en descendant sur la même syllabe. Comme il n’y avait.dans la langue grecque aucun mot qui n'eût son accent, ces élévations et ces abaissements continuels”

' d’une quinte devaient rendre cette prononciation assez

chantante.

Les latins avaient, ainsi que les Grecs, les accents aigus, graves et circonflexes, et ils y joignaient encore d’autres signes propres à marquer les longues, les brèves, les repos, les suspensions, l'accélération, ete. Ge sont ces

| notes de la prononciation dont parlent les grammairiens, qu'on a prises pour celles de la déclamation. La parole, l'écrit, le chant, se notent; mais la déclamation expressive de l'âme ne se prescrit point; nous n’y sommes conduits que par l'émotion qu’excitent en nous les pas- | sions qui nous agitent. Les acteurs ne mettent de vérité dans leur jeu qu’autant qu’ils excitent une partie de ces . émotions.

P Principes généraux : — H est essentiel de prendre sa voix dans le médium, c’est-à-dire le milieu, dans les sous compris entre les plus bas et les plus élevés ; en un

ml,

HLLLDOLLS ULL LE CSL JŒUGIS AGILEL UL BUE, A UC SCS JUTUS nations, que quand on a de la force. Or, on n’a de la force que lorsqu'on n’est point géné. Si vous êtes géné, vous enflez votre voix, vous la forcez, vous vous faites une voix factice : dès lors plus de sensibilité, plus d'intonations, plus de vérité; vous perdez l'accent de l'âme qui peut seul émouvoir le spectateur. Ne pas élever, mais appuyer sa voix. IL faut soutenir sa voix à la fin des phrases ; si on la laisse tomber en approchant du repos, ce défaut fait souvent perdre le sens de toute la période, et n'obligeäl-il qu'à en deviner la fin, il ne fatiguerait pas moins l'auditeur ? Il en est de la voix comme d’un instrument dont le travail et l’exercice peuvent seuls enseiguer à tirer lout le parti possible. Il est essentiel d’exercer sa voix dans un endroit assez vast@, pour que le son ne rentre pas dans la poitrine, ce qui fait perdre la respiration et peut retirer à la longue la qualité de la voix. Il faut toujours tirer sa voix de la poitrine. Le poitrine doit être le moteur de la voix, la bouche l’exécuteur, le gosier doit être nul dans l’action, et ne doit servir que de passage aux sons. Les cas dans lesquels on est obligé d’entrer dans les grandes fureurs où imprécations, etc., font exception ; car alors une voix déchirée peut produire uÿ grand effet. La voix bornée, faible et obscure peut, par le moyen d’un exercice long et constant, acquérir de l’étendue, de la force et de la clarté, moyennant qu’on observe, dans le cours de cet exercice, de ne jamais la forcer. Il faut s'étudicr à donner de la rondeur à sa voix. La voix étouffée et la déclamation triste, s’op

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