Tnous Physis, IL, p
Mâle : Mandibules courtes, concaves en dessus. — Tôte largement concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci médiocres, distants ; front en carré un peu plus haut que large; joues très-allongées. — Antennes peu robustes, deux fois et demie à trois fois aussi longues que le corps, à articies 4 un peu plus court que 3, celui-ci et 4-10 subégaux, 11 trois à quatre fois plus long que 10. — Prothorax transversalement rhomboïdal, médiocrement bisinué à sa base, traversé par quatre sillons rectilignes; ses tubercules latéraux triquètres. — Ecusson relativement grand, en triangle rectiligne allongé. — Elytres subdéprimées sur le disque, légèrement atténuées et arrondies en arrière; leurs épaules peu sailiantes, obliques. — Pattes des SrERNO- Tomis. — Mésosternum et saillie prosternale des mêmes, si ce n’est que leur bord antérieur, surtout celui de la seconde, est saillant et largement arrondi.
Femelle : Antennes de 1/4 ou 1/5° plus longues que le corps.
Les caractères qui séparent ce genre des Srernoromis portent sur la forme des mandibules, celle du prothorax, la grandeur de l’écusson et l'absence de saillie aux épaules des élytres. Il ne comprend qu'une ancienne espèce de la Sénégambie, commune dans les collections, la Lamia regalis de Fabricius et d'Olivier (2), insecte fascié ou tacheté partout de fauve vif, couleur qui forme sur les élytres une multitude de petites taches parmi lesquelles trois plus grandes que les autres (une à la base, deux margina!es) se voient sur chacun de ces organes. Cette livrée est, du reste, très-sujette à varier.
FREADELPHA.
J. Tuous. Archiv. enlom. I, p. 175.
Femelle : Mandibules courtes, épaisses. — Tête largement aplanie
(1) Stern. Thomsonii, Buquet, Ann. d. 1. Soc. entom. 1855, p. 78. pl. 7, n° I].
(2) Fab. Syst. EL. IF, p. 286; Oliv. Entom. IV, 67, p. 89,22, f. 171.
STERNOTOMIDES, 409
entre. ses tubercules antennifères, ceux-ci déprimés, presque nuls ; front en carré équilatéral; joues longues. — Antennes assez robustes, pubescentes, un peu plus longues que le corps, à articles 4 égal à 3, celui-ci ot 4-11 décroissant à peine. — Lobes inférieurs des yeux transversaux. — Protnorax presque aussi long que large, trisinué à sa base, traversé assez loin de cette dernière et de son bord antérieur par deux sillons étroits dont l’antérieur peu marqué; ses tubereules latéraux en cône aigu, assez robustes, — Ecusson médivere, en triangle curviligne. — Elytres assez courtes, médiocres, cunvexes, subparallèles, arrondies en arrière; leurs épaules prolongées en une forte saillie concave au côté interne, carénée en dehors. — Pattes courtes, robustes, égales; cuisses pet à peu en massue; tarses courts, assez larges, égaux, — Mésosternum tronqué et plan en avaut; sa partie horizontale triangulairement échancrée en arrière. — Saillie prosternale dépassant médicerement le niveau des hanches antérieures, pareille, du reste, à celle des SrerNoromIs. — Corps médiocrement allongé, pubescent.— Mâle inconnu.
A tous les trâits essentiels de l’organisation des Sternotomides » CE genre réunit une tête aussi plane entre les yeux que chez les Mésosides qui l'ont telle au plus haut degré. Je crois néanmoins devoir le laisser daus le groupe actuel où l'a placé M. J. Thomson.
Son unique espèce (1) est originaire du Gabon, de taille médiocre, et maculée sur toutes les parties du corps sans exception, d'un jaune d'ocre pâle ayant un aspect pulvérulent et formant en dessus un dessin très-compliqué; les élytres sont à la fois alutacées et ponctuées ; chacune d’elles est munie en arrière de son milieu et non loin de la suture, d’une côte longitudinale, trarchante et fortement abrégée en arrière.
(1) F, humeralis, 3. Thoms. loc, cit. p.76, pl. 5, £. 4. M. J, Thomson (Syst. Cerambyc. p. 74) a, depuis, regardé cet insecte comme idertique avee la Sternotomis eremita, de M. Westwoou (Arcan. entom, II, p. 126, pl. 78, f. 3), mais je ne saurais adopter celte opinion. La ressemblance, sans doute, est grande entre les deux espèces, mais l’eremita (l'exemplaire figuré est une Q) a les antennes beaucoup plus courtes et les épaules arrondies; or; 11 est sans exemple chez les Sternotomides que ces dernières varient se!on le sexe. Sauf ces deux points, tout, y compris le factes, est pareil chez ces deux insectes,