‹ Histoire naturelle des insectesChapitre 6 sur 62 · LEONTIUM · texte numérisé non relu

LEONTIUM

J. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 175 (2).

Mâles : Mandibules médiocres, robustes, arquées presque dès leur

milieu, festonnées au côté interne avant leur sommet. — Bourrelet intra-antennaire saillant, à peine concave, sillonné sur la ligne mé-

diane; front grand, vertical ; joues médiocrement allongées, — Antennes peu robustes, filiformes, un peu plus longues que les élytres, à articles 6-10 anguleux à eur sommet interne, 14 un peu plus long que 10, obtus au bout. — Prothorax transversal, convexe, resserré en avant et à sa base, peu inégal en dessus, muni d’un petit tubercule de châque côté. — Ecusson petit, concave, en triangle rectiligne aigu. — Elytres allongées, subparallèles. — Les quatre cuisses antérieures subpédonculées à leur base, les postérieures graduellement en massue, un peu plus longues que l'abdomen; tarses de la même paire longs, à article 1 aussi grand que 2-4 réunis. — 6° segment abdominal aussi long que le 5°; tous deux médiocrement échancrés. — Corps allongé, assez étroit.

Femelles : Antennes dépassant un peu moins les élytres. —- Cuisses

(1) Cailichrom. orientalis, Guér.-Ménev. Icon. d. Règn. anim.; Ins. texte, p. 220; Moluques (Célèbes, Gilolo, Ternate). — €. perlætum, Assam; nympha, bivitlatum, Indes or.; A. White, Longic. of the Brit. Mus. p. 161 sqq. — €. Thomsonii, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, V, p. 24; Bornco. — Chlor. Alcmene, N...; cyanipes, Java; batchianum, Batchian; J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 568 et 569. — Chior. Cynniris, Pascoe, Procced. of the Zool. Sve. 1866, p. 518; Malaisie (Poulo-Pinang).

(2) Syn. Cueunonium pars, J. Thoms. Syst. Cerambye. p. 175. — Cenaupyx Dalm, — Pnomgces Hope. — Cazzicuroma A. White,

a stà

postérieures de la longueur de ces dernières. — Dernier segment abdomiual allongé, un peu rétréci et fortement arrondi au bout.

Je donne à ce genre plus d'extension que ne l’a fait M. J. Thomson, une partie de ses CHELIDONIUM me paraissant devoir lui être réunis. Ainsi composé, il est très-homogène sous le rapport du facies et de Ja livrée, toutes ses espèces réunissant à une taille assez grande, une forme assez étroite, parallèle, et une livrée d’un aspect velouté dont la couleur varie du vert sombre au bleu foncé. Tout au plus peut-on les diviser en deux sections d’après quelques caractères de faible importance (1). Le genre est propre à la Chine et aux Indes orientales.

OXYPROSOPUS.

J. Tuows. Syst. Cerambyc. p.177 (2).

Mâles : Mandibules allongées, droites, brièvement et parfois à peine arquées au bout, inermes en dedans. — Bourrelet intra-antennaire saillant, un peu concave; front vertical, en carré subéquilatéral ; joues allongées — Antennes dépassant légèrement les élytres, non atténuées au bout, à articles 3 beaucoup plus grand que 4, les suivants subégaux, 6-10 assez fortement dentés en scie à leur sommet interne. — Prothorax subtransversal, convexe, atténué en avant, légèrement resserré à sa base, renflé et subtuberculeux latéralement en deçà de son milieu (3). — Ecusson médiocre, en triangle subrectiligne. — Elytres allongées, plus on moins convexes, peu à peu atténuées en arrière. — Pattes assez robustes; cuisses comprimées, graduellement en massue, les postérieures atteignant, ou peu s’en faut, le sommet des élytres; jambes de la mème paire larges, un peu arquées et flexueuses ; leurs tarses à article 1 aussi long que 2-3 réunis. — 6° segment abdominal de forme variable, le 5° largement échancré. — Corps allongé, glabre en dessus. — Femelles inconnues.

(1) A Articles 5-10 des antennes brièvement épineux ; prothorax couvert de fines rides onduleuses; 1er article des turses postérieurs très-long; Leontium J. Thoms.: L. viride, cæruleipenne, thalassinum, 3. Thoms. loc. cit. p. 175 et 569; Indes or.

B Articles 5-10 des antennes anguleux à leur sommet interne; prothorax couvert de rides onduleuses; 1er article des tarses postérieurs moins long ; Cue- LiDoNIUM J. Thoms. : Cer. argentatus, Dalm. in Schœnh. Syn. Ins. Il; Append. p.151 (Promec. sinensis, Hope, Procced. of the entomn. Soc. 1841, p. 63). — Callichr. finicum, gibbicolle, A. White, Long. of the Brit. Mus. p. 159. Tous de Chine.

(2) Syn. CEenampyx Oliv. — Pnomweces Dej., Guér.-Ménev.

(3) Dans l'espèce iypique, les tubereules sont très-courts et @btus; à peine en voit-on quelque vestige chez une autre que m’a communiquée M.C. A. Dobrn; mais dans une troisième, que je possède, ils sont parfaitement distincis el assez aigus,

CALLICHROMIDES. 21

Genre établi sur quelques espèces de la côte occidentale d'Afrique dont une seule (1) est décrite depuis longtemps. Dejean l’a placée parmi les Promeces dont elle n’a nullement le facies. C’est un insecte de taille moyenne, bleu en dessous, d'un vert doré en dessus avec des reflets veloutés; ses antennes sont noires, ses cuisses fauves, ses tarses revôtus de poils d'un blanc jaunâtre. Les espèces inédites ont une livrée analogue,

POLYZONUS.

(Der.) De Casrezn. Hist. nat. d. Col. I, p. 438 (2).

Mûles : Mandibules assez longues, peu à peu et légèrement arquées. — Bourrelet intra-antennaire faible, un peu cencave ; front allongé, vertical, confondu avec l’épistome, ceiui-ci tronqué et échancré aux augles. — Antennes à peine plus longues que les élytres, filiformes, grossissant un peu à leur extrémité, à article 3 presque du double plus long que 4, les suivauts graduellement-plus courts, 14 pas plus grand que 10, obtus au bout. — Prothorax allongé, cylindrique, légèrement resserré près de sa base, muni de chaque côté d'un petit tubercule médian. — Ecusson médiocre, en triangle curviligne, — Elytres très-allongées, linéaires, arrondies en arrière.— Cnisses grèles à leur base, graduellement en massue, les postérieures sensiblement plus courtes que l'abdomen ; jambes de la même paire médiocrement larges, un peu flexueuses ; leurs tarses allongés, à article 4 plus grand que 2-3 réunis. — 6° segment abdominal plus long que le 5e, tous deux légèrement échancrés.— Corps allongé, svelte, très-finement pubescent.

Femelles : Leurs antennes sont aussi longues que celles du mâle dont elles ne diffèrent que par leur abdomen de cinq segments; le dernier est assez allongé et largement arrondi au bout.

M. De Castelnau n'ayant mentionné qu'une espèce de ce genre, la Saperda fasciata de Fabricius (3), cet insecte doit en former le type. Celles qu'on lui a associées depuis en diffèrent par leur prothorax inerme sur les côtés et constituent le genre ANugis qu'on trouvera plus loin. D'un autre côté, rien d’essentiel n’en distingue d’autres espèces que M. J. Thomson a comprises dans son genre CHELIDONIUM.

Ces insectes sont plus sveltes qu'aucun des Caïlichromides qui précèdent. Comme les AnuBis, tous sont ornés sur les élytres de bandes

(1) Cer. cœruleus, Oliv. Entom. 1V, 67, p. 33, pl. 18, f, 140 (Prom. jucundus, Dej. Cat. éd. 3, p. 349; Guér.-Ménev. Rev. zool. 1840, p. 108; Oxyp. id. J. Thoms. loc. cit. p. 178),

(2) Syn. Cuezinonum pars, J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 175. — SAPERDA Fab. — Cerameyx Oliv., Hope.

(3) Entom. Syst. LI, p. 311; Syst. El. IE, p. 322 (Cer. bicinctus, Oliv. Entom. IV, 67, p. 46, pl. 221, f. 166).

transversales, plus rarement de taches arrondies, sur un fond vert ou bleu. Ils sont répandus depuis la Sibérie jusque dans l'Indo- Chine (1).

NOTHOPYGUS.

Lobe externe des mâchoires peu saillant, — Mandibules assez allongées, droites, brusquement arquées et aiguës au bout, inermes en dedans. — Bourrelet intra-antennaire saillant, un peu concave, sillonné; front subvertical, plus long que large; épistome aussi grand que lui; joues allongées. — Antennes un peu plus longues que le corps,subfiliformes, à articles 3 plus long que 4, les suivants subégaux, 7-10 distinctement dentés en scie à leur sommet interne.— Prothorax subtransyersal, également resserré en avant et à sa base, subglobuleux entre ces deux rétrécissements. — Ecusson assez grand, concave, en triangle curviligne allongé. — Elytres planes, à peine de la longueur de la moitié du corps, déhiscentes et obliquement arrondies au côté interne dans leur tiers postérieur, — Les quatre pattes antérieures courtes avec leurs cuisses comprimées et fusiformes; les postérieures très-longues; leurs cuisses graduellement élargies, dépassaut fortement l'abdomen; jambes de la même paire larges ; leurs tarses médiocres, à article 1 aussi long que 2-4 réunis. — Abdomen parallèle, élargi en arrière, de à segments : 2-5 égaux, 5 tronqué en arrière; pygidium formant un anneau interrompu en dessous, échancré supérieurement, avec ses bords latéraux saillants, arrondis, recourbés en dedans et densément ciliés (2). — Corps allongé.

J'ignore le sexe de l’unique exemplaire que j'ai à ma disposition de l’insecte singulier sur lequel j'établis ce genre. Je suis cependant porté à croire, d'après la structure de son abdomen qui rappelle celui des Osrium femelles, quoique avec plus de complication, qu'il appartient à ce dernier sexe, Ses élytres mises de côté, il se rapproche des Oxyrrosopus par sa taille, la longueur de son museau, et la structure de ses antennes. La richesse de sa livrée en fait un des plus remarquables Callichromides qui soient connus (3).

(1) On peut placer avant la fasciala, celles dont M. J. Thomson a fait des Caeuiboniun : Cer. tetraspilotus, Hope in Silberm. Rev. entom, ILE, p. 71, pl. 32; Sylhet, Assam. — Polyzon. 4-macuiatus, À. White, Longic. of the Brit. Mus. p. 170; continent indien. — Chelid. polyzonioides, venereum, 3. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 568; Camboge. La Callichr. cincta Guér.-Ménev. (Ivon.; Ins. p. 220) appartient également au genre. Elle habite l'Hindostan.

(2) Il résulte de celte structure que l'abdomen se termine par une large et profondè cavité qui, autant qu’on peut le voir sans dissection, semble se terminer en eul-de-sac. J1 est possible que je me trompe en appelant pygidium cet anneau terminal; on pourrait tout aussi bien le regarder comme un sixième segment. Dans ce cas, l’exemplaire dont il s’agit dans le texte serait un mâle.

(3) N. Mnissechit. Saturate cyaneus nitidus, anteunis nigris, capite prothora-

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LITOPUS.

À. Senv. Ann. d.l. Soc. entom. 1833, p. 563 (1).

Mâles : Mandibules médiocres, droites, brusquement arquées et aiguës au bout, munies d’une dent interne près de leur sommet, — Bourrelet intra-antennaire assez saillant, plus ou moins concave et sillonné; front grand, vertical, en carré subéquilatéral; joues assez allongées., — Antennes dépessant plus ou moins (en général peu) les élytres, atténuées au bout, à articles 1 épineux ou non à son sommet interne, 3 sensiblement plus long que 4, 8-10 plus courts que les précédents, légèrement anguleux en dedans à leur extrémité, 11 plus long que 10, appendiculé. — Prothorax transversal, médiocrement convexe, fortement arrondi sur les côtés, brièvement rétréci et rebordé à sa base, sans sillon transversal antérieur.— Ecusson médiocre, en triangle rectiligne aigu. — Elytres presque planes, médiocrement allongées, parallèles ou peu à peu rétrécies en arrière. — Les quatre cuisses antérieures subpédoneulées à leur base, fortement en massue; les postérieures peu à peu renflées en une massue fusiforme plus ou moins forte, dépassant un peu l’abdomen; jambes de la même paire médiocrement larges ; leurs tarses longs, à article 4 aussi grand que 2-X wéunis. — Six segments abdominaux; le 6° très-court, légèrement échancré ainsi que le 5e. — Corps allongé, glabre en dessus.

Femelles : Antennes plus robustes, non atténuées au bout, de la* longueur du corps, à articles 8-10 plus anguleux à leur extrémité, 41 pas plus long que 40, obtus au bout. — Cinq segments abdominaux; le 5° allongé, un peu atténué et arrondi au bout.

Ces insectes sont plus larges et, par suite, de forme plus robuste que les Pozvzonus dont ils ont un peu le facies. Leur livrée ordinaire est d’un vert ou d’un bleu foncé assez brillant en dessous, mat sur les élytres et habituellement aussi sur le prothorax; parfois (par ex. dispar) leurs antennes sont largement annelées de fauve et leurs pattes en partie de la même couleur. Ils sont propres à lAfrique méridionale (2).

ceque splendide auratis, illo dense punctato (fronte læviuscula) hoc subtiliter rugoso ; elytris alutaceis, atro-velutinis, basi, fascia transversa media apiceque cyaneis, alis concoloribus. Long. 20 mill. Hab. Sierra-Leona. De la collection de M. le comte Mniszech.

() Syn. Sarerpa Fab.

(2) Sap. latipes, Fab. Syst. EL. I, p. 322. — L. violaceus,, Serv. loc. cit. — L . dispar, 3. Thoms. Essai, ete. p. 169.

PROMECES.

A. SEnv. Ann. d. 1. Soc. entom. 1834, p. 27 (1). Mâles : Mandibules courtes, droites, brusquement arquées et aiguës

au bout, inermes en dedans. — Bourrelet intra-antennaire assez saillant, presque divisé en deux; front subvertical, grand; joues assez

“allongées. — Antennes graduellement épaissies, dépassant assez for-

tement les élytres, de 42 articles : 4 allongé, 8 pas plus grand que 4, celui-ci et 5-7 égaux, les suivants plus courts. — Prothorax plus long que large, atténué et largement resserré en avant, étroitement rétréci en arrière, fortement arrondi sur les côtés. — Ecusson médiocre, en triangle subrectiligne aigu. — Elytres planes, allongées, graduellement rétrécies et obtusément acuminées au bout. — Cuisses grèles à leur base, puis graduellement en massue, les postérieures dépassant fortement l'abdomen; jambes de la même paire étroites ; leurs tarses grêles et longs, à article 4 aussi grand que 2-4 réunis. — Six segments abdominaux; le 6° court, fortement échancré ainsi que le De, — Corps allongé, svelte, glabre en dessus.

Femelles : Antennes de 41 articles, graduellement et plus ou moins fortement épaissies au bout, dépassant faiblement les élytres, leurs articles 9-11 beaucoup plus courts que les précédents, 3 un peu plus grand que 4. — Cuisses postérieures tantôt pas plus longues que les élytres, tantôt les dépassant un peu. — Cinq segments abdominaux, le 5° allongé et arrondi au bout.

HN y à dans les auteurs et les collections une assez grande confusion au sujet des espèces de ce genre (2). Il ne doit, à mon sens, comprendre que celles qui ressemblent à la Saperda longipes de Fabricius que Serville lui a donnée pour type, c'est-à-dire qui sont exactement conformes à la formule qui précède. Dans cet état, il est peu nombreux et se compose de quelques espèces africaines, de taille moyenne ou assez petite, el presque toutes d'un vert bleuâtre uniforme brillant, surtout sur le prothorax, mat sur les élytres (3).

(1) Syn. Leprura Linné. — Sarerpa Fab. — Cazrinium Oliv. — Cernampyx cœter. auctor,

(2) Toutes celles qui ressemblent au P. wiridis de Dejean (Cat. éd. 3, p. 349; Pascoe, The Journ. of Entom. IF, p. 53) doivent manifestement en être exclues. Elles ont, en effet, le museau plus court, des antennes de 41 articles chez les mâles, les élytres parallèles et plus courtes, les cuisses postérieures brusquement en massue, el ne se rapprochent des vrais PRoMgCES que par leur prothorax allongé. Sans ce dernier caractère ce serait des Laropus. Si on ne les place pas dans ce genre, elles devront en former un à part.

(3) Sap longipes, Fab, Mantis. Ins. 1, p. 148(Cer. id. Fab. Syst. EI. II, p. 270; Callid. id. Oliv. Entom. IV, 70, p. 28, pl. 1, f. 3; Lept. linearis, Linué, Syst. nat. IL, p. 641); Cap. — Cer. claviger, Dalm. in Schœnh. Syn. Ins. II; Ap-

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