‹ Histoire naturelle des insectesChapitre 7 sur 62 · ANUBIS · texte numérisé non relu

ANUBIS

J. Tuows. Syst. Cerambyc.p. 177 (1).

Genre voisin des Promeces et, par suite de la variabilité de la plupart de ses caractères, ne pouvant, d'après les espèces que j'ai sous les yeux, s’en distinguer que par les trois suivants :

Antennes de 11 articles dans les deux sexes. — Elytres ornées de deux ou trois bandes jaunes transversales, parfois remplacées par des taches. — Cuisses postérieures notablement plus courtes que les élytres dans les deux sexes, rarement (inermis) aussi longues chez les mâles.

La longueur des mand'bules et du museau, l’épaississement des antennes à leur extrémité (2), les proportions relatives de leurs articles 3-4, la longueur du prothorax, varient presque dans chaque espèce; il y en a mème (par ex. inermis) chez qui ce dernier présente de chaque côté un faible tubercule. Le fond de la livrée est bleu, plus rarement vert, le prothorax plus ou moins rugueux et la sculpture des élytres fine; chacune d'elles est rnunie de deux ou trois lignes saillantes plus ou moins distinctes; enfin, la taille est la même que celle des PromEcEs, mais la forme générale est ordinairement plus svelte. Le genre est répandu en Afrique, dans la Malaisie et aux Indes orientales (3).

pend. p. 155; Guinée. — P. Leprieuri, Buquet in Guér.-Ménev. Icon.; Ins. texte, p. 222; Sénégal (An huj. gener.?). — P. carbonarius, Hope, Ann. a. Mag. of nat. Hist. XI, 1843, p 368; Guinée. — Prom. Kraussii,purpuratus, À. White, Longic. of the Brit. Mus. p. 169, Natal. — P. iris, Pascoe, The Jour. of Entom. Il, p. 288; N.. — Le P. chalybeatus du même auteur, ayant les cuisses postérieures brusquement dilatées au bout, est très-probablement étranger au gevre ; il habite Natal. Son P. prasinus, des Indes orientales, est peut-être un Leonrium.

(1) Syn. Savenpa Fab., Thunb. — Cerampyx De Gcer, Oliv. — PROMECES A. Serv. — Pozyzonus Chevrol., A. White, Pascoe,

(2) Autant que j’en puis juger, cet épaississement varie non-seulement selon les espèces, mais encore selon les sexes; il est plus prononcé chez les femelles que chez les mâles et parfois très-faible chez ces derniers.

(3) Esp. africuines : Sup. clavicornis, Fab. Syst. EI. IT, p. 322 (Prom. id. Serv. Ann. d 1. Soc. entom. 1834, p. 27; Sap. 6-notata, Thuub, Nov. Act. Upsal. IV, p. 57, Tab. f. 2; Cer. grossicornis De Geer); Afrique mér. — Pol. Mellyi, 6-maculatus, À. White, Longie. of the Brit. Mus. p. 172; Natal. — Pol. pubicollis, Nata!; scalaris, Cap; Pascoe, The Jourr. of Entom. I, p. 52. — Esp. des Indes or. : P. bifasciatus, Newm The Entomol.p. 246 (P. snanillarum, Chevrol. Rev zool. 1838, p. 288); îles Philippines. — P. bizonatus, inermis, À. White, loc. cit. p. 171; Malaisie continentale.

ie de D <.

CLOSTEROMERUS.

(Des.) J. Tuows. Essai, etc., p. 169 (1).

Je n’ai pas une idée précise de ce genre, ne connaissant des trois espèces de l'Afrique australe qui en sont décrites, que la Saperda sexpunctala de Fabricius (2) et le sexe femelle seulement. Les deux autres, d'après les descriptions, paraissent en différer à plusieurs égards.

Femelle : Palpes et mandibules courts; celles-ci arquées dès leur base, — Bourrelet intra-antennaire faible, assez concave ; front grand, subvertical ; joues médiocrement allongées. — Antennes plus courtes que les élytres, peu à peu épaissies, à articles 3 beaucoup plus grand que 4, celui-ci et 5-7 subégaux, les suivants graduellement plus courts. — Prothorax allongé, cylindrique, un peu atténué à ses deux extrémités, muni de chaque côté d’un petit tubercule submédian. — Ecusson médiocre, en triangle curviligne aigu. — Elytres peu convexes, médiocrement longues, parallèles, arrondies en arrière. — Pattes assez longues; cuisses postérieures pédonculées à leur base, terminées par une massue fusiforme, dépassant un peu les élytres; jambes de la même paire assez étroites; leurs tarses à article 1 égal à 2-3 réunis. — 5° segment abdominal aussi long que 4, arrondi en arrière. — Pores odorifères nuls. — Corps médiocrement allongé, à peine pubescent en dessous, glabre en dessus.

Cet insecte est plus petit et moins svelte que les ANuBISs, mais a une livrée analogue à la leur, ses élytres étant chacune ornées de trois taches jaunes régulièrement alignées sur un fond qui varie du vert bronzé au bleu d'indigo; ces organes sont densément rugosopouctués, le prothorax est finement rugueux.

HELYMÆUS.

J. Taows, Syst. Cerambyc. p. 179 (3).

Mûles : Mandibules médiocres, droites, brièvement arquées, dentées au côté interne près de leur sommet. — Bourrelet iutra-antennaire

(1) Syn. Saperpa Fab. — Cerameyx Schœnh,

(2) Syst. EL. IE, p. 322. Les deux autres espèces décrites sont: C. imperialis, À. White, Longic, of the Brit. Mus, p. 168. — scabriusculus, 3. Thoms. loc, cit. p. 170.

Ces deux espèces n’ont plus la livrée de la G-punctata et leur prothorax est inerme sur les côtés. M. I. Thomson assigne, en outre, à la seconde, d’après laquelle il a rédigé les caractères du genre, d’avoir le 1er article des antennes épineux au bout.

(3) Le genre est connu dans quelques collections de Paris sous le nom d’A- LEPTUS qui n’a jamais été publié, à ma connaissance,

Lt EE e 4 - # y dif.” … sida.

CALTICHROMIDES. 27

peu saillant, fortement concave avec les tubercules antennifères coniques; front vertical, en carré subtransversal ; joues assez courtes, — Antennes robustes, de la longueur. des 2/3 des élytres, à articles 3 beaucoup plus grand que 4, celui-oi et 5-6 ou 5-7 obconiques, égaux, les suivants plus ou moins (en général fortement) et peu à peu élargis, déprimés et dentés en scie, 11 pas plus long que 10, brièvement appendiculé.— Prothorax transversal, régulièrement convexe eu dessus, sans sillons transversaux à sa base et en avant, tantôt (cyanipennis) anguleusement et obtusément dilaté, tantôt (espèces inédites) simplement arrondi sur les côtés.-— Ecussor médiocre,en tangle rectiligne aigu. — Elytres peu convexes, médiocrement allongées, parallèles, rétrécies et tronquées en arfière. — Cuisses pédonculées, les postérieures longuement et terminées par une massue allongée dépassant fortement les élytres; jambes de la même paire tantôt peu à peu, tantôt brusquement dilatées dans leur moitié terminale; leurs tarses longs, à article À aussi grand que 2-4 réunis. — 5 segments abdonñnaux, le dernier aussi long que le 4, arrondi en arrière, — Corps médiocrement allongé.

Femelles : Je ne leur trouve pas d'autres différences avec les mâles que leurs cuisses postérieures ne dépassant que faiblement les élyires. Le dernier segment abdominal est pareil dans les deux sexes.

Dejean (4) a mentionné l'espèce typique de ce genre sous le nom de Closteromerus cyanipennis ; M. J. Thomson l’a décrite en lui conservant ce nom spécifique et en fondant sur elle le genre actuel. Il y en à dans les collections plusieurs autres espèces originaires, comme elle, de l'Afrique australe. Ge sont des insectes de taille médiocre et dont la livrée varie en dessus du vert bleuâtre au bleu foncé peu brillant, avec les cuisses parfois fauves. La ponctuation de leur prothorax forme un réseau superficiel et régulier, celle de leurs élytres, irès-régulière aussi, consiste en points enfoncés, la plupart confluents.

IPOTHALIA.

Pascos, Ann. a. Mag. ofnat. Hist. Ser. 3, XIX, p. 314

Màles : Lobe externe des mâchoires dépassant à peine les palpes maxillaires. — Mandibules médiocres, droites, puis arquées au bout. — Bourrelet intra-antennaire assez saillant et concave ; front subvertical, transversal; joues courtes. — Antennes robustes, déprimées et élargies au bout, à articles 1 médiocre, gros, un peu déprimé, arqué, 3 égal à 4-5 réunis, obconiques ainsi qu'eux, 6-10 serrés, anguleux et mats au côté interne, 41 égal à 10, obtus au bout, — Prothorax subtransversal, convexe, resserré à ses deux extrémités, muni de chaque côté d'un gros tubercule conique et obtus. — Ecusson assez

(1) Cat. éd. 3, p. 350,

grand, en triangle curviligne aigu.— Elytres médiocrement allongées, peu convexes, parallèles, arrondies en arrière. — Cuisses postérieures grèles à leur base, peu à peu en massue fusiforme, pas plus longues que les élytres; jambes de la même paire assez larges; leurs tarses courts, à article 1 à peine égal à 2-3 réunis. — 5 segments abdominaux, le dernier plus long que 4, ogival, — Corps médiocrement allongé, faiblement pubescent en dessous, glabre en dessus, brillant. — Femelles inconnues.

M. Pascoe en décrit deux espèces : l'une (femorata) des îles Philippines, l’autre (pyrrha) du Pégu. L'une et l’autre sont de la taille des Heuyuæus, mais plus sveltes, et d'un beau bleu plus ou moins foncé et sujet à passer au vert. La première, qui m'est seule connue, a les antennes noires et les cuisses ferrugineuses; la seconde a les pattes en entier et les articles intermédiaires des antennes de cette dernière couleur.

EUPORUS.

A. Senv. Ann. d. l. Soc. entom. 1834, p. 20 (1).

Mâles : Lobe externe des mâchoires, palpes et mandibules courts; ces dernières droites, arquées et aiguës au bout. — Tête saillante ; son bourrelet intra-antennaire fortement concave, avec les tubercules antennifères coniques et aigus; front vertical, en carré équilatéral; joues assez longues. — Antennes sétacées, hérissées en dessous, à leur base, de poils fins et courts, un peu plus longues que le corps, à article 3 noueux au bout et plus long que 4, celui-ci et les suivants décroissant peu à peu.— Prothorax très-allongé, convexe, brièvement rétréci à sa base, largement et fortement resserré au-delà de son milieu, arrondi sur les côtés. — Ecusson assez grand, en triangle curviligne très-aigu au bout. — Elytres planes, allougées, faiblement et peu à peu rétrécies en arrière. — Pattes fortement pédonculées, les postérieures longuement et dépassant assez fortement les élytres, toutes brusquement renflées en une grosse massue ovalaire; jambes postérieures étroites ; leurs tarses assez longs, grôles, à article À aussi grand que 2-4 réunis. — Abdomen de 5 segments, le dernier aussi long que le 4, arrondi en arrière. — Episternums métathoraciques très-larges, arqués en dedans, tronqués en arrière. — Saillie prosternale déclive postérieurement. — Corps allongé, svelte. — Femelle inconnue.

Serville a confondu deux types distincts dans ce genre, en quoi il a été imité par tous les auteurs, sans exception, qui l'ont suivi. Des deux espèces qu'il a mentionnées, la première (2) seule doit y rester;

(1) Syn. Raopazopuona ? Newm.

(2) £.strangulatus, Serv. luc. cit. (R.splendens, Newm. The Entom. Magaz. V, p. 496); Fernando-Po, Congo.

CALLICHROMIDES. 29

je ne lui connais pas de congénères (4). C’est un assez grand et bel insecte de la côte occidentale d'Afrique, d’un vert doré très-brillant, avec la tête, les antennes, la partie antérieure du prothorax, les pattes d'un beau bleu, et les élytres d'un vert foncé et velouté. Ces dernières ne présentent aucune sculpture, tandis que la moitié basilaire du prothorax est très-finement rugoso-ponctuée.

Note.

Le genre suivant m'est inconnu ; il me paraît être voisin des LEoN- Tium et des Oxyprosopus. J'abrège la description très-détaillée qui est donnée de ses organes buccaux.

. OSPHRANTERIA.

Page 1