‹ Histoire naturelle des insectesChapitre 9 sur 62 · ROSALIA · texte numérisé non relu

ROSALIA

A. Senv. Ann. d. l. Soc. entom. 1833, p. 141 (2).

Mâles (3) : Mandibules un peu allongées, horizontales, munies d'une dent externe avant leur sommet. — Tête munie d’un bourrelet intraantennaire largement concave; front déclive, transversal.— Anternes beaucoup plus longues que le corps, sétacées, finement pubescentes, à articles 4 médiocre, en massue, 3-10 subégaux, 3-6 (parfois 3-8) munis à leur sommet d'une touffe de poils dirigés en avant, 41 plus long que 10, atténué au bout. — Prothorax transversal, peu convexe, régulièrement arrondi et brièvement épineux sur les côtés du disque. — Elytres allongées, parallèles, subdéprimées, arrondies en arrière. — Pattes assez longues, surtout les postérieures; cuisses en massue allongée, les postérieares un peu plus courtes que les élytres; tarses de ia même paire assez longs, à article 1 égal à 2-3 réunis. — Dernier segment abdominal transversal, tronqué, légèrement échancré et impressionné au bout.— Episternums métathoraciques assez larges, brusquement rétrécis et tronqués en arrière. — Saillie mésosternale large, horizontale, tronquée en arrière. — Saillie prosternale assez étroite, brusquement arquée postérieurement. — Corps allongé, parallèle, finement pubescent.

Femelles : Mandibules plus courtes, sans dent externe. — Antennes un peu plus longues seulement que le corps. — Tarses plus étroits. — Dernier segment abdominal plus long et arrondi en arrière.

Le Cerambyx alpinus de Linné (4), type de ce genre, est l’un des plus grands et le plus beau des Cérambycides européens. Sur un fond

(1) £. lateritius, Hope in Gray, Zool. Miscell. p.27. —10-punctatus, Assam; 9-punctatus, Java; Westw. The Cabin. of or. Entom. p. 59, pl. 29, f. 2-3, — lormosus, Saund. Trans. of the entom. Soc. IL, p. 178, pl. 16, €. 4, — hariolus (10-punctatus? Westw.), I. Thoms. Essai, ete. p. 250.

(2) Syn. CeramByx Linné, ete. — Cazricnnoma Latr.

(3) La languette n’est pas à ‘peine sinuée, comme le dit M. L. Fairmaire (Gener. d. Col. d’Eur.; Cérambyc. p. 137), mais profondément divisée en deux lobes divergents; la figure qu’il en donne (pl. 41, f. 289 a) est exacte,

(4) Syst. nat. 1, 2, p. 628; on en a de nombreuses figures dont la dernière et l’une des meilleures est celle publiée par M. L. Fairmaire, loc. cit. pl. 41, f. 189.

Coléoptères. Tome IX. bi)

uniforme d’un gris cendré bleuâtre, il est orné d’une tache transversale d’un noir profond et velouté près du bord antérieur du prothorax, de deux autres de même nature, mais plus grandes, et d’un point postérieur sur chaque élytre; les touffes de poils des articles des antennes sont de la même nuance. Ce bel insecte est répandu dans toutes les parties montagneuses de l'Europe. M. de Motschoulsky en a publié une seconde espèce (1) de l'Amérique du Nord, dont la livrée est différente, mais peut-être encore plustemarquable.

HYLORUS.

J. Tnous. Syst. Cerambyc. p. 261 (2).

Mâle : Mandibules verticales, courtes, robustes, arquées dès leur base. — Tête munie d’un bourrelet intra-antennaire assez fortement concave et finement sillonné; front grand, vertical, excavé à sa partie inférieure; joues très-allongées. — Antennes robustes, finement villeuses et Apres en dessous à leur base, presque de moitié plus longues que le corps, à articles 1 médiocre, gros, en massue pyriforme, 3 un peu plus long que les suivants, sillonné en dessus, 4-10 décroissant peu à peu, 41 plus long que 10, aigu au bout, 6 muni à son sommet externe d’un crochet surmonté d'une touffe de poils. — Prothorax transversal, subeylindrique, brièvement resserré à sa base.— Ecusson en triangle curviligne, tomenteux. — Elytres peu convexes, médiocrement allongées, graduellement atténuées et légèrement échancrées à leur extrémité. — Pattes assez longues, robustes; cuisses pédonculées à leur base, avec le pédoncule comprimé, puis fortement renflées en une grosse massue fusiforme, les postérieures dépassant assez longuement l'abdomen; jambes comprimées, assez larges, carénées sur leurs deux faces; tarses très-longs, étroits, à article 1 aussi grand que 2-4 réunis. — Dernier segment abdominal subogival. — Saillie mésosternale large, horizontale, échancrée postérieurement. — Saillie prosternale assez étroite, fortement arquée en arrière. — Corps médiocrement allongé, finement pubescent en dessous.

Je n'ai pas vu la femelle; il est probable que le 6° article de ses antennes est privé de l’appendice signalé plus haut.

L'unique espèce (3) du genre a le facies d'une CaryYsopRASIS et à été comprise dans ces dernières par MM. Chabrillac et Chevrolat. Mais elle appartient évidemment au mème groupe que les ORTHOSCHEMA qui suivent et près desquels M. J. Thomson l’a placée avec raison. Elle est de la taille de l'O. abdominale, mais de forme plus massive.

(1) R. funebra, Motsch. Bull. Mosc, 1845, I, p. 87, pl. 2, f. 8; Sitkha. (2 Syn. Canyxsoprasis Chabrill., Chevro!.

(3) Chrys. armatus, Chabrill. in J, Thoms. Archiv. ontom. I, p. 199 (C. hamaticornis, Chevrol. Rev. et Mag. d. Zool. 1859, p. 28).

COMPSOCÉRIDES. 35

Sa livrée est d'un vert bleuâtre passant au bleu foncé et peu brillant sur les élytres qui sont couvertes d'aspérités assez fortes, uniformes et très-serrées, tandis que le prothorax l’est de plis transversaux, onduleux et fins. Ce bel insecte habite le Brésil intérieur.

ORTHOSCHEMA.

J. Tuows. Essai, etc., p. 561 (1).

Mâle : Mandibules un peu saillantes, subhorizontales, munies d’une petite dent externe avant leur sommet. — Tête assez concave et sillonnée entre ses tubercules antennifères, le sillon prolongé sur le front; celui-ci déclive ; joues très-allongées. — Antennes (2) robustes, pubescentes, hérissées de longs poils en dessous, d’un tiers au moins plus longues que le corps, à articles 4 assez long, en massue arquée, 3 plus long que 4, celui-ci et 5-10 subégaux, carénés en dessus, légèrement anguleux à leur sommet interne, 11 appendiculé. — Yeux presque divisés en deux. — Prothorax fortement transversal, subeylindrique, un peu rétréci en avant, légèrement bisinué à sa base. — Elytres médiocrement allongées, subdéprimées en dessus, parallèles, obliquement rétrécies et subtronquées en arrière. — Pattes assez longues; cuisses graduellement en massue; les postérieures un peu plus courtes que les élytres; jambes carénées sur leu face interne ; tarses de la même paire courts, assez larges, à article 4 plus court que 2-3 réunis. — Saillie mésosternale large, horizontale. — Saillie prosternale étroite, fortement arrondie en arrière. — Corps médiocrement allongé, très-finement pubescent.

Femelle : Mandibules plus courtes, moins robustes, du reste pareilles. — Antennes un peu plus longues que le corps, plus robustes, à articles 5-10 plus anguleux à leur extrémité.

L'espèce typique (3) du genre est d'une taille supérieure à celle des plus grandes Carysoprasis et leur ressemble un peu au premier coup-d'œil. Elle est en entier d’un vert bleuâtre clair et brillant en

(1) Syn. Onrnosrowa, A. Serv. Ann. d. 1. Soc. entom. 1834, p. 61, Pascoe, Lucas; nom employé antérieurement par M. Ehrenberg pour un genre de la classe des Vers.

(2) A. Serville leur assigne 12 articles, mais le 44e est simplement appendiculé,

(3) 0. abdominalis, Serv. loc, cit. p. 62; Serville lui rapporte le Cerambyx abdominalis de Gylenhal (in Schœnh, Syn. Ins. Il; Append, p. 157) et tous les auteurs qui ont parlé du genre, ont adopté cette opinion. Mais il sufit, pour voir qu’elle est erronée, de lire la description de Gyllenbal qui, d’ailleurs, assigne l'ile Maurice pour patrie à l'espèce qu'il avait sous les yeux. — Dejeun (Cat. éd. 3, p. 350) donne pour congénère à l’abdominalis de Serville, la Callichroma ventrale de Germar (Ins. Spec. nov. p.494). Je n’ai pas vu d’exemplaires authentiques de cet insecte et ne puis rien en dire,

dessous, d'un bleu foncé et mat en dessus, avec l'abdomen d’un fauve sanguin. Vus à la loupe, son prothorax paraît très-finement plissé en travers et ses élytres encore plus finement alutacées. Cet insecte, originaire du Brésil, n’est pas rare dans les collections. Deux autres espèces du genre ont été publiées (1).

COMPSOCERUS.

A. Senv. Ann. d. 1. Soc. entom. 1834, p. 62 (2).

Mûles : Mandibules médiocres, sans dent externe. — Tète assez saillante, faiblement concave entre les antennes; front court, vertical; joues médiocrement allongées, parfois courtes. — Antennes grèles, sétacées et hérissées de quelques poils fins, dépassant de 1/4 à 1/3 de leur longueur le sommet des élytres, à articles cylindriques, un peu noueux au bout, non sillonnés ni carénés en dessus : 3 beaucoup pius long que les suivants, le 6°, plus rarement le 5°, occupé par une touffe arrondie de poils fins, plus ou moins longs et redressés. — Prothorax presque toujours plus long que large, rétréci et tronqué à ses deux extrémités, plus ou moins renflé et parfois subtuberculé latéralement, souvent muni en dessus d’élévations de forme variable. — Elytres subdéprimées en dessus, parallèles où un peu élargies et toujours arrondies à leur extrémité. — Cuisses rarement un peu plus longues que les élytres, parfois grèles à leur base, mais jamais brusquement en massue; jambes non carénées; tarses postérieurs assez longs, à article 1 égal à 2-3 réunis. — Saillie mésosternale assez courte, subhorizontale, fortement triangulaire. — Saillie prosternale réduite à une mince lamelle verticale. — Corps plus ou moins svelte, glabre ou très-finement pubescent.

Femelles : Elles diffèrent des mâles par leur tète un peu moins forte, leurs antennes dépassant moins les élytres et leur dernier seg-

(1) O. cyanea, Pascoc, The Journ. of Entom. I, p. 62; Para. — prasinipennis, Lucas in Casteln. Voy. d. l’'Amér. d. Sud.; Entom. p. 185, pl. 12, f.2; Brésil intérieur. — [1 faut, en outre, rapporter au genre, malgré leur forme générale plus étroite et Jeur livrée différente, tous les Comrsocenus de Dejean (Cat. éd. 3, p. 350) qui sont privés de touffe de poils aux antennes, tels que erythrocephulus, ruficeps, viridipennis, nigricornis, ete. Outre l'absence de touffe de poils aux antennes, ils possédent les trois caractères essentiels qui distinguent les Onrnosroma des vrais Comrsocerus, à savoir des antennes sil- Jonnées et carénées en dessus, le prothorax bisinué à sa base et des jambes carénées. — D'un autre côté, il existe duns les collections des espèces (inédites à ma connaissance) qui, à ces trois caractères, réunissent la toutfe de poils sur le Gearticle des antennes, les hanches antérieures subcontiguës et la livrée du Compsocerus barbicornis. Si l'on n’en fait pas un genre à part, il n'y à plus de motifs pour ne pas réunir le genre actuel aux ComPsocEnus,

(2) Syn. Sarenpa Fab., Oliv. — Cazrinru Schœnh,. — GosmisomA (pars) Dej., Burmoist. — Onruosroma (pars), Buquet, A. White, Burmoist.

COMPSOCÉRIDES. 37

ment abdominal plus long. Leurs antennes sont munies d’une touffe de poils comme celles des mâles.

Cette formule est rédigée exclusivement d'après les espèces qui ont la même organisation que la Saperda barbicornis de Fabricius (1) sur laquelle Serville a fondé le genre; il n’en cite pas d’autres. On vient de voir les passages presque insensibles qui le rattachent aux Orrno- SCHEMA. D'un autre côté, par suite d'une confusion plus grave et dont Dejean est l'auteur, la plupart de ses espèces sont en ce moment réunies aux CosmisomA qui n’ont rien de commun avec le groupe actuel et appartiennent à celui des Rhopalophorides (2).

Ges insectes sont de taille moyenne et propres à l'Amérique du Sud. Leur livrée est généralement d'un fauve vif, avec les élytres variant du vert métallique au bleu et au violet plus ou moins brillant ; la touffe de poils qui orne leurs antennes est noire. La sculpture des téguments est nulle ou peu s'en faut; le prothorax est tantôt glabre, tantôt revêtu de poils fins sublanugineux (3).

UNXIA.

J. Tuows. Essai, etc. p.252 (4).

Genre à peine distinct des Compsocenus, dont il ne se distingue que par les particularités suivantes :

Mâle : Antennes très-grêles, du double plus longues que le corps, du reste pareilles.— Prothorax du double environ plus long que large, subcylindrique, assez fortement resserré à quelque distance de son bord antérieur, un peu renflé et obtusément tuberculé latéralement.

(1) Syst. EL II, p. 321 (Sap. plumigera, Oliv. Entom. IV, 68, p. 13, pl. 1, f.2); du Brésil et non de Madagascar, comme le dit Olivier et, après lui, Schænherr, Syn. Ins. II, p. 456.

(2) Plus des deux tiers des Cosmisoma (chloroplerum, equestre, aulicum, jucundum, etc.) de Dejcan (loc. cit.) appartiennent au genre actuel, tandis que ses Compsocenus sont pour la plupart des OnTuoscHema parmi lesquels se trouve comme égaré le barbicornis. Le mélange est encore plus complet chez M. A. White (Longic. of the Brit. Mus. p. 146); son genre Onrnosroma comprend non-seulement celui-ci, mais les Comrsocenus et les Cosmisoma de Dejean. M. J. Thomson (Syst. Cerambyc. p. 169) est le premier qui ait remis ce dernier genre à sa véritable place, c’est-à-dire dans le voisinage des Ruoparo= PHORA.

(3) Je crois, sans en être certain pour toutes, que les espèces suivantes rentrent dans le genre : Cosmis. equestre, Buenos-Ayres; insigne, Brésil; Buquet in Guér.-Ménev, Icon. Ins.; texte, p. 231. — Orthost. violaceum, igneum, À. White, loc. cit, p. 147; Brésil. — Orthost. thyrsophora, Cosmis. equestris, gracilior, nodicollis, Burmeist, Stettin. entom. Zeit, 1865, p. 169; Montevideo, Bueuos-Ayres, — Comps. aulicus, J. Thoms. Essai, ete. p. 253; même pays.

(4) Syn. Coswisowa Buquet, Doj.

— Pattes plus longues ; cuisses longuement atténuées à leur base, sans être pédonculées, puis renflées en une massue fusiforme, les postérieures dépassant fortement l'abdomen; tarses de la même paire plus allongés, à article 1 un peu plus long que 2-3 réunis.— Abdomen cylindrique.

Femelle : Antennes d’un tiers seulement plus longues que le corps; du reste semblable au mâle, si, comme je le crois, c’est bien elle que j'ai sous les yeux.

On n’en connaît qu’une jolie espèce (1) du Brésil, ayant la livrée ordinaire des ComPsocERUS, avec les touffes de ses antennes d’un beau rouge fauve.

EURYPPOSOPUS.

À, Ware, Longic. of the Brit. Mus. p. 136.

Mâles : Mandibules un peu saillantes, subhorizontales, robustes , carénées en dessus, uni- où bidentées en dedans près de leur sommet. — Tète grosse, peu saillante, concave entre les antennes, avec ses tubercules antennifères en cône obtus; front oblique, grand, en carré transversal ; joues allongées — Antennes d'un tiers au moins plus longues que le corps, grèles, à articles 1 robuste, granuleux, fortement échancré en dessous dans sa moitié basilaire, 3 plus long que les suivants, muni au bout d'une petite touffe de poils couchés, 441 subégaux — Yeux petits, largement divisés en deux. — Prothorax transversal, convexe, fortement arrondi et parfois faiblement tubereulé sur les côtés, resserré et largement échancré à sa base. — Ecusson variable. — Elytres presque planes, assez allongées, parallèles, ou peu à peu atténuées en arrière, arrondies à leur extrémité. — Pattes médiocres; cuisses fortement pédonculées, puis renflées en une grosse massue ovalaire; les postérieures de la longueur des élytres ; tarses de la même paire médiocres, à article 1 aussi long que 2-3 réunis. — Abdomen étroit, atténué en arrière, à segments subégaux; le dernier un peu échancré où tronqué au bout.— Saillies mésosternale et prosternale très-étroites, celle-là en triangle aigu, celle-ci lamelliforme. — Corps plus ou moins Giroit, faiblement pubescent en dessous.

Femelles : Mandibules courtes.— Tête de grosseur ordinaire, moins concave entre les antennes. — Celles-ci un peu plus longues seulement que les élytres; leur 1% article en cône renversé, sans échancrure basilaire en dessous. — Dernier segment abdominal plus long, arrondi au bout.

Le facies et la livrée de ces insectes ont la plus grande analogie avec ceux des ComPsocerus dont ils sont évidemment voisins, et non

(1) Cosmis. letum, Buquet in Guér.-Ménev, Icon.; Ins. texte, p. 232 (U. insignis, J, Thoms. loc. cit.).

COMPSOCÉRIDES. 39

pas des EurvPnAGus (EurycrpmaLus) et des PURPURICENUS entre lesquels les a placés M.A. White (1). La grosseur de la tête chez les mâles, la petite touffe de poils située sur le 3° article des antennes dans les deux sexes, les yeux complétement divisés, enfin la forme des cuisses les séparent essentiellement du genre en question. Les espèces sont propres au Brésil (2),

ETHEMON.

J. Tuous. Syst. Cerambyc. p. 262.

Mâle : Antennes des Compsocerus, mais sans touffes de poils. — Yeux largement et profondément échancrés, presque divisés, leur lobe inférieur petit. — Prothorax subtransversal, profondément resserré en avant, brièvement rétréci et rebordé à sa base, obtusément et assez fortement tuberculé sur les côtés, muni en dessus de quelques tubercules arrondis. — Pattes médiocres, assez robustes; cuisses formant peu à peu une massue fusiforme, les postérieures notablement plus courtes que l'abdomen. — Forme générale assez mussive. — Le surplus comme chez les Compsocerus. — Femelle inconnue.

L'absence de toulfes de poils aux antennes et la forme du prothorax distinguent surtout ce genre des Compsocerus. Il à pour type le Cosmisoma lepidum de Dejean (3), insecte du Brésil, noir, avec la tête et le prothorax fauves, et les élytres d'un bleu d’indigo foncé et mat.

CHARIERGUS.

(Bzancu.) J. Taows. Essai, elc., p. 369 (4).

Mâles : Organes huccaux et tête des Compsocerus.— Antennes grêles, subfiliformes, finement villeuses en dessous, d’un tiers environ plus longues que le corps, à articles À allongé, en cône renversé, 3 notablement plus long que les suivants, ceux-ci décroissant peu à peu.

(1) Longic. of the Brit. Mus. p. 136.

(2) Æ. clavipes, À. White, loc. cit. p. 137, pl. 4, f. 2. M. Buquet (Rev. et Mag. d, Zool. 1853, p. 256, pl. 8) en a publié, depuis, une monographie com— prenant 5 espèces (aleæianus, Dardanus, apicalis, nigripennis, cyanipennis) et à laquelle il a ajouté un supplément (ibid. 1857, p. 409) dans lequel il en a décrit deux autres : Chabrillacei et angustissimus. — Peut-être la suivante appartient-elle au genre : Orthostoma parviscopa, Burmeist. Stettin, entom. Zeit. 1865, p. 169; Tueuman.

(3) Cat. &d. 3, p. 450. — Aj. Cosmisoma basalis, Parana; diversipennis, Rio-Janeiro; Burmeist. Stettin. entom. Zeit. 1865, p. 170; ces deux espèces ne sont pas aussi massives que celle mentionnée dans le texte et ne diffèrent pas sous ce rapport des Cowrsocercs. Il y en à une quatrième du Brésil, inscrite dans quelques collections sous le nom de Cosmius dimidiatipennis Dej.

(4) Syn. CernauByx Klug.

— Prothorax beaucoup plus long que large, subeylindrique, légèrement resserré en avant et en arrière, un peu renflé et parfois subtuberculé dans son milieu sur les côtés. — Elytres allongées, peu convexes, parallèles, arrondies en arrière avec l’angle sutural légèrement saillant. — Pattes longues; cuisses graduellement en massue; les postérieures dépassant plus ou moins, en général médiocrement, Tabdomen ; tarses de la mème paire grèles, médiocres, à article 1 aussi long que 2-3 réunis. — Dernier segment abdominal assez long, subtronqué en arrière.— Saillie mésosternale triangulaire, plus ou moins aiguë an bout.—Saillie prosternale très-étroite, parfois presque nulle entre les hanches antérieures. — Corps allongé, svelle, finement pubescent partout.

Femelles : Elles diffèrent à peine des màles; leurs antennes sont seulement un peu plus courtes et, autant que j'en puis juger, leur dernier segment abdominal est plus long et arrondi en arrière.

Insectes de la taille des Compsocenus de moyenne grandeur, mais plus étroits et d’une livrée différente. Tous sont d'un fauve de cannelle clair et mat avec la poitrine, l'abdomen, les pattes et les antennes noirs; ces dernières ont parfois (par ex. quadripunctata) quelquesuns de leurs articles terminaux d’un blanc jaunâtre. La pubescence qui revêt le dessous du corps est d’un gris argenté, celle de la partie supérieure est plus fine, couchée et de la couleur des téguments ; ces derniers ne présentent nulle part aucun vestige de sculpture. Ces insectes sont propres au Brésil et peu nombreux (1).

CHENODERUS.

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