L. Fainm. et Genm. Ann. d. 1. Soc. entom. 1859, p
Mâles : Dernier article des palpes triangulaire. — Mandibules trèscourtes. — Tête saillante, légèrement concave et sillonnée entre les antennes ; ses tubercules antennifères parfois (esp. inédites) épineux au bout; front vertical, court ; joues courtes.—- Antennes grêles, sétacées, plus ou moins villeuses en dessous, du double au moins plus longues que le corps, à articles 1 médiocre, en cône renversé, 3 plus long que les suivants, ceux-ci subégaux (3). — Yeux très-fortement
(1) Cer. tabidus, Klug, Nov. Act. Acad. nat. Curios, XII, p. 461, pl. 43, f. 4, — Char. quadripunctatus, Lucas in Casteln. Voy. d. l’Amér, d. Sud; Entom, p. 188, pl. 11, f. 4.
Le Cer. phtisicus de Klug (loc. cit. p. 460, pl. 43, f, 5) rapporté au genre par M. A. White (Longie. of the Brit. Mus. p. 217), ne lui appartient certeinement pas. Klug n’a figuré que la femelle. Ses antennes, beaucoup plus courtes que le corps, épaissies au bout, et ses cuisses longuement pédonculées indiquent un type différent.
(2; Syn. Cyexoperus Blanch., L. Fairm. et Germ. (olim).
(3) Chez le tricolor mâle, le 6e article des antennes est muni à son sommet
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échancrés, leur lobe inférieur médiocre. — Prothorax allongé, subcylindrique, resserré à ses deux extrémités, surtout en avant, faiblement inégal en dessus, obtusément tuberculé de chaque côté, les tubercules parfois subobsolètes. — Ecusson variable. — Elytres peu convexes ou planes, allongées, parallèles, arrondies à leur extrémité. — Pattes grandes ; hanches antérieures saillantes, contiguës ; cuisses longuement pédonculées, brusquement dilatées en une massue fortement comprimée et lamelliforme, les postérieures ne dépassant pas ou que peu les élytres ; tarses de la même paire médiocres, à article 4 à peine aussi long que 2-3 réunis. — Saillie mésosternale presque nulle entre les hanches intermédiaires. — Corps allongé, svelte, à peine pubescent en dessous, glabre et brillant en dessus.
Femelles : Tubercules antennifères jamais épineux. — Antennes moins atténuées à leur extrémité et un peu plus longues que le corps.
Ce genre n'a rien de commun avec les Cycnoperus dans lesquels M. Blanchard avait compris son espèce typique (teslaceus) et appartient évidemment au groupe actuel. Ses espèces (1) n'ont encore été observées qu'au Chili et sont pour la plupart de la taille des CompsocERUS de première grandeur, mais encore plus sveltes et l’emportant sur eux par le poli de leurs téguments et la variété de leur livrée.
BRACHYRHOPALA.
Buru. Sletlin. entom. Zeit. 1865, p. 171.
Mâles : Mandibules courtes. — Tôte peu saillante, légèrement concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci très-courts; front vertical, transversal; joues assez longues. — Antennes grêles, sétacées, hérissées de quelques longs poils fins, du double au moins plus longues que le corps, à article 3 notablement plus long que les suivants, ceux-ci décroissant peu à peu. — Prothorax un peu plus long que large, légèrement arrondi sur les côtés, un peu en avant, faiblement resserré à sa base. — Elytres médiocrement allongées, planes, parallèles, arrondies en arrière.— Pattes longues, grêles; cuisses brusquenent en massue, longuement pédonculées à leur base, les postérieures dépassant fortement les élytres ; jambes de la même paire un peu arquées ; leurs tarses très-longs, à article 4 notablement plus grand que 2-3 réunis. — Dernier segment abdominal court, arrondi en arrière, — Saillie mésosternale étroite, horizontale, subparallèle. — Saillie
externe d’une petite épine dont je ne trouve pas de trace chez les femelles des autres espèces. Ce caractère est, peut-être, à la fois spécifique et sexuel.
(1) Cycnod. testaceus, Blanch. in Gay, Hist. d. Chile; Zool. V, p. 479, pl. 28, f.1, Q.—C. tricolor, L. Fairm. et Germ. Ann. d. I. Soc. entom. 1859, p. 502 — bicolor, venustus, octomaculatus, L. Fairm. et Germ. ibid. 1861, p. 107.
prosternale très-comprimée, presque nulle. — Corps très-finement pubescent en dessous, glabre en dessus.
Femelles : Antennes dépassant les élytres du tiers de leur longueur. — Abdomen conique ; son dernier segment allongé, rétréci et arrondi au bout.
La livrée et la sculpture des téguments sont complétement pareilles à celles de Carysoprasis; mais les cuisses brusquement en massue de ces insectes et surtout leurs cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes montrent qu'ils appartiennent à un tout autre type que ces dernières. M. Burmeister en décrit trois espèces (1) originaires des Provinces argentines; j'en possède une quatrième du Brésil.
Ce genre et les deux suivants se font remarquer par la longueur insolite et la gracilité de leurs tarses postérieurs.
COREMIA.
À. Senv. Ann. d. 1. Soc. entom. 1834, p. 22 (2).
Mandibules courtes, — Tête un peu saillante, faiblement concave entre les antennes; front subhorizontal, en carré long; joues assez allongées. — Antennes grêles, mates, grossissant peu à peu à leur extrémité, dépassant un peu les élytres, à articles 1 en massue, médiocre, 3 presque du double plus long que 4, celui-ci plus court que à, les suivants décroissant graduellement. — Prothorax beaucoup plus long que large, cylindrique, un peu atténué en avant. — Elytres planes, médiocrement longues, parallèles, légèrement échancrées au bout. — Pattes antérieures courtes, les postérieures excessivement grandes; cuisses pédonculées et très-grèles à leur base, terminées pan une massue ovalaire ou fusiforme, les postérieures dépassant très-fortement les élytres, plus longues que le corps entier ; jambes de la même paire presque aussi longues que les cuisses, munies à leur extrémité d’une grande brosse de lougs poils fins ; leurs tarses ciliés de poils semblables, très-allongés (3), à article 1 aussi grand que les suivants réunis. — Dernier segment abdominal subogival.— Saillie mésosternale large, horizontale. — Saillie prosternale étroite, plane, arquée en arrière. — Corps svelte, déprimé, pubescent en dessous.
Les caractères sexuels de ces insectes me sont inconnus; tous les exemplaires que j'ai vus étaient conformes à la formule qui précède et probablement des mâles.
L'’excessive longueur des pattes postérieares et les touffes de poils
(1) B. semirubra, Parana; œnescens, Montevideo; aurivitta, Tucuman; Burm. loc. cit. p. 172.
(2) Syn. Sapenpa Oliv. — Lerruna Pallas.
(3) Mais non de moitié plus longs que la jambe, comme le dit Serville; ils sont d’an tiers environ plus courts que celle-ci,
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dont elles sont munies font aisément reconnaître le genre. On n’en connait que deux espèces (1) de petite taille, d’un noir mat en dessus, et revêtues en dessous d’une fine pubescence d'un gris argenté; l’une d'elles (signaticolle) est ornée sur le prothorax d'une grande tache formée par des poils d’une jaune doré et soyeux. Cette partie du corps et les élytres sont très-finement rugueux. Le genre est propre à l'Amérique du Sud.
THALUSIA.
TJ. Tuous, Syst. Cerambyc. p. 168 (2).
Mêmes caractères que les Coremra, avec les différences suivantes :
Tète terminée par un museau plus court. — Antennes non épaissies à leur extrémité, filiformes, — Prothorax moins long, cylindrique, subtuberculé dans son milieu de chaque côté. — Elytres arrondies à leur extrémité. — Pattes postérieures beaucoup plus courtes, terminées brusquement par une grosse massue ovalaire : jambes de la mème paire arquées; leurs tarses aussi longs qu’elles. — Saillie mésosternale très-large, transversale.
Serville n'avait fait qu’une section des CoremiA de l'unique espèce du genre et l’a décrite sous le nom d'erythromera. Elle est plus courte que la C. kirtipes, plus large, et a la même livrée d’un noir mat, avec les antennes et les pattes (sauf la massue des cuisses postérieures) fauves. Cet insecte est du Brésil.
Groupe XIX. Callidiides.
Palpes au plus médiocres, subégaux ou les maxillaires plus longs; leur dernier article plus ou moins triangulaire. — Mandibules courtes, arquées dès leur base, entières au bout. — Tête peu prolongée en arrière des yeux, plane, ou peu s'en faut, entre les antennes; ses tubercules antennifères à peine distincts, entiers ou faiblement échancrés; joues courtes. — Antennes sétacées, médiocres, dépassant rarement les élytres chez les mâles. — Veux plus ou moins échancrés ; leur lobe inférieur jamais très-gros. — Prothorax transversal, presque toujours fortement resserré en arrière et subcordiforme. — Ecusson au plus médiocre. — Elytres peu allongées, plus ou moins déprimées. — Hanches antérieures fortement anguleuses en dehors, non saillantes au côté interne; leurs cavités cotyloïdes ouvertes en arrière ; celles des intermédiaires ouvertes en dehors; cuisses très-souvent pédonculées à leur base. — Episternums métathoraciques assez lar-
(1) Sap. hirtipes, Oliv. Entom. IV, 68, p. 14, pl. f, f. 8 (Lept. plumipes? Pallas, Naturforsch. IX, pl. 1, f. 2); Cayenne. — C. signaticolle, Buquet in Guér.-Ménev. Icon.; Ins. texte, p. 232; Brésil.
(2) Syn. Ts (pars), À. Serv. Ann, d. 1. Soc. eutom. 1834, p. 23.
ges, subparallèles, tronqués en arrière. — Saillies mésosternale et prosternale variables. — Corps médiocrement allongé, plus ou moins large et déprimé.
Dès sa création, le genre Cazuinium de Fabricius était devenu un magasin de formes n'ayant rien de commun entre elles, et d'une définition impossible. Après avoir été peu à peu épuré et divisé en plusieurs genres, il forme en ce moment un groupe particulier, récemment établi par MM. J. Thomson (1) et L. Fairmaire (2), mais qui contient encore, dans le premier de ces auteurs, quelques éléments étrangers que j'ai dù en exclure (3).
Ainsi épuré, il est très-naturel et assez riche en espèces. Ces dernières sont au plus de taille moyenne, ornées de couleurs variées, et, pour la plupart, propres aux régions froides et tempérées de l’hémisphère nord dans les deux continents. Les onze genres qu'elles constituent en ce moment, ont la mème distribution géographique, à l'exception d'un seul (CazvooN) qui est particulier au Chili (4).