CHASSE AUX PAPILLONS
Pour faire cette chasse facilement et avec succès, l'amateur doit tommencer ses excursions dès les premiers jours du pre et les continuer jusqu’à la fin de l'automne; car, dans chaque quinzaine, on voit éclore des espèces différentes qui ne paraissent ni plus tôt ni plus tard : il faut donc qu’il se munisse avant son départ :
1° D'un filet à canne, fig. 1.
a Filet en gaze.
b Canne.
e Douille de la canne.
2 D'une pince à raquettes, fig. 2.
3° D'une petite pelote, 6g. 3, sur laquelle se trouveront réunies des épingles de différentes grosseurs. Cette pelote s'attache à la boutonnière de la veste ou de l’habit pendant la chasse,
4° D'une boîte de chasse ovale d’une dimension convenable pour être mise dans la poche. Cette boîte sera garnie de liége dans le fond, Elle ne devra avoir que quatre centimètres d'épaisseur du fond liégé au couvercle, la largeur et la longueur seront au choix de amateur.
Lorsque l'amateur aura pris un papilion dans la poche de son filet, il devra le tuer de suite, parce qu’en se débattant il pourrait briser ses ailes ou se décolorer ; pour cela, on prend le filet par le milieu avec la main gauche, tandis qu'avec le pouce et l'index de la main droite on le saisit sur le corselet, dessous les ailes, lorsqu'elles se sont rapprochées sur le dos; alors on le presse avec précaution jusqu’à ce qu’il soit
mort ; aussitôt après, on le fait tomber dans la main auche en renver-
sant le filet de la main droite; on le pique ensuite sur le corselet avec une épingle proportionnée à sa grosseur avant de le placer dans la boîte de chasse. Quelques espèces ayant la vie très-dure, le moyen que nous venons d'indiquer serait insuffisant pour les en priver sur-lechamp; dans ce cas, il faut leur passer une épingle à travers la poitrine, au-dessous de l'insertion des ailes, afin de les maintenir en position de les empécher de se gâter en se débattant continuellement dans la boîte de chasse; on les laisse mourir aiusi. Aussitôt après leur mort, on ôte l’épingle qui leur traversait la poitrine, on en pique une autre sur le corselet, comme pour les moyennes et petites espèces, et on les étale comme eux, ainsi qu’il va être dit.