GÉNÉRALITÉS
La dénomination de Lépidoptères, donnée à cette classe d'insectes, connus plus particulièrement sous celle de Papillons (papiL10), tire son étymologie du grec,xerts , dos, écaille, et de x7epèv, aile.
Cet ordre comprend les insectes à ailes écailleuses, ou tout ce que l’on appelle vulgairement papillon. C’est celui qui, par la surprenante variété de ses couleurs , l’élégance de ses formes, sa légèreté , sa course vagabonde et volage, fixe le plus généralement nos regards et fait le charme de nos yeux. Aussi, plusieurs savans l’ont-ils placé le premier dans leur classification méthodique des insectes.
Plusieurs auteurs, et notamment Linné et Fabricius, n'avaient défini l’ordre entier des Lépidoptères que comme ne se composant que de deux grandes familles, qu’ils désignaient sous le nom de papillons Diurnes, ceux qui volent le jour, et Papillons Nocturnes, ceux qui volent la nuit.
Avant d'entrer dans des détails descriptifs , il est nécessaire de donner quelques notions sur leur organisation extérieure, non seulement dans l’état parfait, mais encore dans les deux états par lesquels ils passent auparavant, celui de chenille et de chrysalide.
L'organisation extérieure des papillons, dans l’état parfait, offre quatre ailes, une trompe, quatre palpes, dont les deux inférieurs sont seulement distincts, une tête, supportant deux antennes et deux yeux apparens, six pates et un abdomen composé de sept ou dix anneaux.
Les ailes sont simplement veinées, de grandeur et de position variables : les premières ou les supérieures sont toujours plus grandes
que les inférieures ; dans plusieurs espèces > une portion de ces organes , plus ou moins spacieuse, est tout-à-fait nue et transparente. Les écailles sont implantées, au moyen d’un pédicule, sur leur surface et disposées en recouvrement avec une symétrie remarquable ; leur figure n’est pas constamment la même, et le plus souvent elles sont oblongues, arrondies à leur base, du côté du pédicule qui Les attache à l'aile, et tronquées à l’autre extrémité avec plusieurs petites dents. Les ailes inférieures sont souvent plissées à leur bord interne et semblent former un canal propre à recevoir et à garantir Pabdomen. Les quatre ailes sont quelquefois relevées perpendiculairement dans le repos, et c’est ce qui a lieu pour les papillons Diurnes ; dans d’autres, elles sont horizontales et inclinées en manière de toit : c’est le cas des Lépidoptères Crépusculaires et Nocturnes.
Une trompe, à laquelle on a donné le nom de langue, roulée en spirale, entre deux palpes hérissés d’écailles, forme la partie la plus importante de leur bouche, l'instrument rétractile avec lequel ces insectes pompent le miel des fleurs, qui est leur seule nourriture. Cette trompe est composée de deux filets tubulaires représentant les mâchoires, et portant chacun près de leur base extérieure , un très petit palpe, ayant la forme d’un tubercule.
Les palpes apparens ou inférieurs, ceux qui sont pour la trompe une sorte de gaîne, tiennent lieu de palpes labiaux des insectes broyeurs, ils sont cylindriques, composés de trois articles, et insérés sur une lèvre fixe, qui forme les paroïs de la portion de la cavité buccale inférieure de la trompe. Deux petites pièces, à peine distinctes, situées , une de chaque côté, au bord antérieur et snpérieur du devant de la tête, près des yeux, semblent être des vestiges de mandibules. Les antennes ont leur base près du bord interne des yeux. Elles sont mobiles, plus courtes que le corps, composées d’un grand nombre d'articles peu distincts, filiformes jusque près de l’extrémité, et terminées par un bouton plus ou moins allongé, qu’on nomme massue.
Les yeux sont immobiles, gros, demi-sphériques et à facettes. On découvre entre eux deux yeux lisses, mais cachés entre les écailles.
Les pates, au nombre de six, sont attachées à la surface inférieure du cervelet ; les tarses sont composés de cinq articles et terminés par deux crochets : dans plusieurs Lépidoptères diurnes, les deux pieds antérieurs sont beaucoup plus petits, inutiles au mouvement, et repliés de chaque côté sur la poitrine, en manière de cordons ou de palatines ; ils sont terminés par des tarses gros, dont les