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arücles sont moins distincts et sans crochets apparens au bout. Quelquefois ee caractère n’est propre qu’à l’un des sexes. Les Lépidoptères qui ont les pates ainsi organisées, sont nommés Tétrapodes ; ceux dont les pates sont également propres à la marche, sont appelés Héxapodes. L’abdomen, composé de six à sept anneaux, est attaché au thorax par une très petite portion de son diamètre, et n'offre ni aiguillons, ni tarière analogue à celle des hyménoptères. Dans plusieurs femelles cependant, comme les Cossus, les derniers anneaux se rétrécissent et se prolongent pour former un oviducte, en forme de queue pointue et rétractile. Il n’y a jamais que deux sortes d'individus , des mâles et des femelles. L’abdomen des premiers se termine par une sorte de pince renfermant les organes de la génération. Les femelles placent leurs œufs, souvent nombreux, sur les substances végétales, dont leurs larves doivent se nourrir, et elles meurent bientôt après.
Les larves de Lépidoptères, que l’on connaît sous le nom de chenilles , sont composées de douze anneaux, non compris la tête; elles ont de chaque côté neuf stigmates, elles sont munies de six pieds écailleux ou à crochets, qui correspondent à ceux de l’insecte parfait; elles ont, en outre, de quatre à dix pieds membraneux, dont les deux derniers ou les postérieurs sont situés à l’extrémité du corps et près de la partie postérieure. Le corps de ces larves est en général allongé, mou, presque cylindrique etcolorié diversement, tantôt hérissé d’épines, de tubercules ou de poils, et tantôt nu ou ras; leur tête est revêtue d’un derme corné ou écailleux ; on voit, de chaque côté, six petits grains luisans qui paraissent être des petits yeux lisses ; elle a, de plus, deux antennes très courtes et coniques, et une bouche composée de deux fortes mandibules, de deux mâchoires, d’une lèvre et de quatre palpes; comme ces larves sont destinées à vivre de matières coriaces, la nature les a pourvues d'organes assez forts pour remplir ces fonctions pendant qu’elles sont dans cet état.
La matière soyeuse dont elles font usage, s’élabore dans deux vaisseaux intérieurs, dont les extrémités supérieures viennent, en s’'amincissant, aboutir à la lèvre; la filière qui donne issue aux fils de la soie, est un mamelon tubulaire, situé au bout de la lèvre. L’insecte parfait se nourrit du suc des fleurs et des substances en fermentation. Les chenilles rongent les feuilles des végétaux ; d’autres se nourrissent de racines, de boutons, de fleurs et de graines; les parties ligneuses les plus dures des arbres ne résistent pas à quelques espèces, et entre autres, à celles qui produisent le genre des
nocturnes que l’on nomme Cossus. Plusieurs vivent exclusivement d’une seule matière, mais d’autres s’accommodent indifféremment de plusieurs sortes de nourritures et ont mérité le nom de Polyphages. Quelques chenilles se nourrissent en société, sous une tente de soie qu’elles filent en commun; d’autres se fabriquent des fourreaux fixes ou portatifs; plusieurs se logent et se creusent des galeries dans le parenchyme des feuilles. Les chenilles changent ordinairement quatre fois de peau avant de passer à l’état de chrysalide ou de nymphe. La plupart filent alors une coque où elles se renferment ; une liqueur souvent rougeâtre, que les Lépidoptères jettent par la partie anale au moment de leur métamorphose, attendrit un des bouts de la coque et facilite leur sortie ; communément encore, une des extrémités du cocon est plus faible ou présente une issue propice par la disposition des fils. Les chrysalides des Héxapodes sont attachées par la queue et par le milieu du corps, la tête en haut, un peu penchée de côté. Les chrysalides des Tétrapodes sont attachées seulement par la queue, et la tête en bas. Ces chrysalides éclosent en peu de jours; souvent même les Lépidoptères, tels que les Diurnes, donnent deux à trois générations par année, quelques autres passent l'hiver, et l’insecte ne subit sa métamorphose qu’au printemps ou dans l’été de l’année suivante. L’insecte parfait sort de la chrysalide à la manière ordinaire ou par une fente qui se fait sur le dos du corselet ; à sa sortie, il est d’abord mou et humide, ses ailes sont courtes et chiffonnées; mais bientôt il s'accroche, reste immobile; ses ailes se développent, s’affermissent, puis il rend par la partie postérieure, une liqueur roussâtre, ce qui diminue le volume de son corps. Dans ce dernier état, l'animal ressemble à celui qui lui a donné naissance. Comme lui il va prendre son essor, rechercher les fleurs nouvellement écloses, et travailler à la reproduction de son espèce. |