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PRÉPARATION RES PAPILLONS

Nous devons à l’obligeance de M. Lefèvre, auteur de VOvoloçfic européenne, naturaliste de S. M. l’Empereur, le petit Traité que nous donnons sur la manière d’attraper les papillons et de les préparer pour les conserver et en faire des collections.

Les objets utiles à l’amateur des papillons sont :

Une canne à fdet; la monture du filet se dévisse et se ploie en deux. Un filet en gaze très-léger et de grandeur moyenne {fig. 1 . a, b, c) ;

Une pince à raquette {fig. 2) ;

Des épingles à insectes de différentes grosseurs et ordinairement de 18 lignes (4 centimètres). Aous recommandons de ne point viser à les employer trop fines ;

Une petite pelote ayant baul et bas un ruban garni d’un boulon que l’on passe dans deux boutonnières de l’habit afin qu’elle ne vacille pas, ou que l’on fixe par deux épingles ordinaires [fig. 3) ;

Une boîte ovale en carton, liégée sur toute l’étendue du fond et mesurant en profondeur 4 centimètres entre le dessus du liège et le dessous du couvercle. — Elle devra bien fermer, mais s’ouvrir facilement. — Souvent on colle sur le bout du couvercle un petit morceau de liège sur lequel on pique provisoirement le papillon, pour avoir les mains libres pour ouvrir la boîte ;

Un nouvel étaloir à coulisse {fig. A), qui se compose d’une tablette en bois blanc de 60 centimètres de longueur et 15 de largeur; par cbaque bout est collé en travers un tasseau creusé dans sa longueur d’une rainure dans laquelle on colle par les deux bouts une plancbelte mince en bois très-tendre de 7 centimètres de largeur. Dans l’autre moitié de la rainure coule une autre tablette semblable pouvant s’écarter à volonté de celle à demeure, de façon à produire une rainure variable. — Ces deux planchettes devront avoir leur dessus à 3 centimètres du dessus de

DE LA CHASSE

la grande tablette qui fait le dessous de l’appareil, — On colle une bande de liège de 2 cenliniètres sur la tablette du fond et juste au-dessous do la rainure;

Lbi petit poinçon à pointe l'ocourbée pour soutenir les antennes

(fif/- 5) ;

Un petit pinceau pour appliquer le préservatif (fig. G) ;

Une petite ])iiice brucelle ordinaire d’horloger (ftg. 7);

Une pince d’entomologie pour soulever et ])iquer les papillons avec plus de facilité dans les boîtes (fig. 8);

Un blaireau très-doux pour enlever la poussière (fig. 9) ;

fine petite pince plate servant à fixer les épingles sur les bandes de pa])ier lorsque le papillon est dans l’èlaloir (fig. 10);

Une autre pince pour coupei' toutes les épingles à la même hauteur lorsque les papillons sont dans des cadres d’ornement (fig. 11);

Une petite paire de ciseaux pour coupei', au besoin, les ailes, les bandes de papier et toute autre chose (fig. 12.);

Un étui servant à mettre les. aiguilles à tète d’émail, le petit curecrâne et l’aiguille à coudre (fig. 15);

Un petit flacon de gomme dissoute dans l’eau et mélangée d’un peu de farine pour lui donner de la consistance (f^g. 1 i) ;

Un autre flacon de gomme laque dissoute dans l’alcool à consistance de vernis épais;

Un'scalpel pour faire l’ouverture des grosses espèces de papillons et pour tout autre usage [fig. 15) ;

DE LA CHASSE

La chasse aux papillons peut avoir lieu dès le printemps jusqu’à la fin deUautomne. Chaque semaine fournit des espèces nouvelles, qui plus tard ne se retrouvent plus. C’est après que la rosée a disparu et jusqu’à la nuit que chaque genre se trouve à des heures différentes.

Lorsqu’un papillon est dans le filet, on le ferme au milieu avecla main gauche. Quand il a relevé ses ailes l’ime contre l’autre, on le presse modérément de la main gauche jusqu’à ce qu’il reste sans mouvement, — puis, saisissant le fond du, filet et le renversant, on le fait tomber dans la droite, on on le saisit commodément avec la gauche; — on prend alors sur sa pelote une épingle avec laquelle on le transperce d’un flanc à l’autre; on le pique alors dans le fond de la boîte ovale. Un second papillon de la même grosseur et jusqu’à quatre ou cinq peuvent être piqués sur la même épingle. — L’avantage de cette méthode est qu’on peut n’avoir qu’une boîte relativement plus petite. Le papillon n’étant pas toujours mort et le mécanisme de leurs mouvements ne permettant aux ailes d’agir qu’en même temps, — les ailes d’un côté portant à plat au fond de la boîte, les autres ne peuvent remuer.

KT DE LA l'UÉl'AnATION DES P A IMI-LONS.

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