PRÉPARATION A LA MAISON
Lorsque les papillons sont secs, on mouille dn grès fm et blanc jnsqn’à ce qn’il roliemie la forme qii’on lui imprime; on le bal bien uni an fond d’une soupière ou dans une assiette ; on y pose les papillons sur le ventre, et on replace le couvercle. Après quelques heures, vingt-quatre au plus, il ont repris leur souplesse.
Alors, pour ceux-ci, comme pour les nouveaux pris, on agit ainsi :
On dépique ceux cnfdés par le Hanc : le meilleur moyen est de traverser une carte avec l’épingle, d’en couper la tête et de la tirer pardessous, do façon qu’ils restent sur la carte. On les prend alors entre le pouce et l’index, et de l’autre main on les pique bien droit sur le milieu du corselet les montant presque au haut de l’épingle.
L’étaloir étant ouvert, a un écartement correspondant à la grosseur du corps ; on pique l’épingle sur le liège qui est au fond. Saisissant l’épingle près de la tête, entre les brandies de la presselle et, les laissant couler doucement vers l’étaloir, on descend ainsi le papillon jusqu’à ce que le dessous des ailes, étendues à plat, reposent sur les planchettes et que le corps soit noyé dans l’espace vide entre elles. — Avec une épingle d’acier on dispose les ailes de façon à leur donner une jolie apparence; le plus ordinairement, la bordure des ailes supérieure du côté opposé à la tête, doit former une ligne droite en travers du corps; — on pique à leur base, dans les nervures, une épingle d’acier pour les tenir en place ; — puis on prend une petite bandelette de papier satiné, que l’on applique de chaque côté dans le sens de l’étaloir et que l’on maintient par chaque bout avec une épingle fichée dans la planchette; — une seconde bande, un peu en biais, est souvent nécessaire; — on ôte alors les épingles des nervures avec les presselles, on dispose les antennes une de chaque côté, sur les planchettes, et on les y maintient par une bandelette en travers.
Le papillon, bien sec, est placé dans le carton de collection, où on les met par colonne, en faisant précéder chaque espèce d’une petite étiquette encadrée de noir portant son nom. — En tête de chaque genre on place une étiquette plus grande, indiquant le nom du genre auquel appartient l’espèce.
Ces étiquettes se fixent avec de la cire à cacheter sur la tête d’une forte épingle de ménage, et se piquent ensuite comme les papillons et de façon qu’elles soient à la même hauteur.
Habituellement, on place dans une collection un m.âle et une femelle et un sujet de chaque genre, piqué à l’envers, car c’est souvent en dessous que sont les signes distinctifs d’espèces très- pareilles en dessus.
Ce sont les sujets les moins beaux que l’on place ainsi; — pour les retourner, on les dépique avec la carte et les repique à l’envers.
Les cartons de collection se placent sur des rayons comme des livres ; sur le dos on colle une étiquette portant le nom du genre qu ils contiennent.
IV 1)K LA chasse et DK I.A l' H É P A H A T I Ü N DES DADIU.ONS