MAP
Ms DUT ? da {
OQrisriti Pixcne,
| D" Li w
1/6 de grand
qu,
re
ver parti leur
dans Colo
ot
esp sign ou | us MAI r'ufir l, C des.
vous sont LOI üsse l'an blai b.
O1 le d ban \IN
guries des Singes de cette espèce, Hs passent habituellement la journée couchés dans la partie la plus obseure de leur cage, mais dès que le crépuscule arrive, ils retrouvent toute leur activité; c'est alors qu'ils prennent leur nourriture; à l'aube, au contraire, ils retournent dans leur coin, Le Pinche vit dans la Guyane, dans le Brésil, dans le Pérou et dans la Colombie,
L'Ourisvire pe GrorrnoY (Hapale Geoffroy), dont la description a été donnée par le D, Pucheran, habite l'isthme de Panama: il diffère du Pinche par les particularités suivantes :
40 Tous les autres Hapaliens ont les poils de la tête entiérement ras, et quelquefois même cette partie est plus ou moins nue, On peut distinguer parmi eux trois petites divisions, suivant qu'ils n’ont de blanc ni aux lèvres ni au rez, qu'ils n'ont de blanc qu'aux lèvres on bien qu'ils en ont au nez et aux lèvres,
a, A la première de ces sous-divisions se rapportent trois espèces que l'on à plus particuliérement appelées Tamarins, ce sont :
L'Ovisrirr A MorTié BLANCG (Hapale bicolor), signalé d'abord par Spix; — l'OUISTITE NÈGRE ou le Tamarin nègre de Baffon (Hapale où Saguinus ursula d'Hoffmanseg) , — et l'OUISTITE AUX MAINS ROUSSES (Hapale Aidas) ;
Celui-ci est le Simia Midas de Linné, et lo Midas rufimanus d'E, Geoffroy, Il vient de la Guyane, l', Cuvier en donne la description dans son Histoire des Mammifères, ainsi que celle de l'espèce à mains rousses ; leur naturel est absolument le même; ils sont vifs, capricieux, irritables, mais leur intelligence, comme celle de tous leurs congénères, paraît assez bornée lorsqu'on les compare aux Singes de l'ancien continent, aux Atèles, où même aux Sapajous, Les Tamarins Nègres et à moitié blanc vivent dans les forêts du Brésil,
b, In'y à pas de nom de sous-genre pour les espèces à lèvres blanches, L'un d'eux ou l'Ouisrirr noux-Norn (Hapale rufoniger de MM, Is. Geoffroy et Deville) est noir avec le dos, les lombes, les cuisses et les jambes d'un beau roux-marron et quelques indices de bandes noires, Il est du Brésil et a Été découvert aux environs de Pebas, sur l Amazone, par NM, Castelnau et Deville,
L'Ouisrirr DE DEVILLE (/apale Devillei, Is, Geoffroy) a été décrit, d'après un exemplaire rapporté du Pérou par les mêmes voyageurs, IL joint aux caractères de l'Ouistiti roux-noir, des annelures noires et grises sur le dos,
Ovisrire DR GEOFFROY, 2/3 de grand
Ovistitt NÈGRE, 3/4 de grand
L'Ouisrirr À FRONT JAUNE (Hap. flavifrons), décrit par MM, Is, Geoffroy
Ovisrire pe Drviire, 2/3 de grand.
et Deville, a aussi été dé- OISTUT À FRONE gauxt, 2/3 de grand, couvert par les mêmes voyageurs auprès de Pebas, I à le front et une partie du dessus de la tôle d'un jaune-roux finement hiqueté de noir,
L'Oursriri De Webber (Hapale Weddellii) a été décrit par M, Émile Deville et dédié gen au savant courageux botaniste, M, Weddel, qui composait avec lui et M, d'Ozery la com- le n mission scientifique qui a traversé doux fois l'Amérique intertropicale, sous la direction de 1 M. de Caltelnau, L'Ouistiti de Weddel a été trouvé dans 5
la province d'Apolobamba, mai en Bolivie, par lo savant dont il a reçu le nom; il est surtout distinct par son front blanc et sa face est aussi encadrée de la môme cou- L leur, L'Ouisrirr D'ILLicen RÉ
Ovtsrirt v'fsricen, 2/3 de gr. É esAl s deo Ovisriri ok Wennez, 2/3 de 1 ri
__… est encore une autre espèce; EME ENR oh il a la tête noire ainsi que la queue et les mains; le dos et les lombes variés de noir et de D'a jaune et le reste du corps roux : on le suppose de Colombie, M. Wagner le réunit à l'Aapale ni l'uscicollis de Spix, (
C'est auprès de lui que se place l'OuisrTiTi À FRONT Non (Hapale nigrifrons, Is, Goof- son roy) , sur l'habitat duauel on n’a encore aucun renseignement certain. ni
ce. Parmi les espèces à lèvres et à nez de couleur blanche, on connaît : euli
L'Ouisriri LADtÉ (Hapale labiatus, E, Geo. L froy) , à pelage noirâtre en dessus, roux ferrugi- ‘ten neux en dessous et à tête noire : gen
L'Oursriri À cALOTrE nousse ( Hapate lroÿ pileala), qui est aussi l'une des espèces décrites ils 1 par MM, Is, Gcoffroy et Deville ; il a lé dessus de uve la tête d’un roux mordoré vif; le dessus du corps de] varié de noir et de gris sans bandes distinctes ; les I membres, la queue et le dessous du tronc noirs let
OUISTITI A CALOTTE ROUSSE, grand, nuüt. ou noirâtres ‘il à été pris à Pebas ;
L'Ouisrirr À Mousracnes (Hapale mystax inc de Spix), qui n'a de roux ni sur la tête ni inféricurement ; il est du Pérou, MM. de Castel- Je nau et Deville l’y ont trouvé auprès de Saint-Paul , dans la région du haut Amazone.
| cun
REMARQUES SUR LES CÉBIENS ET LES HAPALIENS FOSSILES | des Ë I
Tous les détails que nous venons de rapporter au sujet des Cébiens ou des Hapaliens , et le ; gen fait bien constaté que ces Animaux ne se rencontrent point ailleurs qu'en Amérique, rend plus 4 de curieuses encore les observations qu'on a faites sur les espèces fossiles de ces deux groupes, 4 l'Af Ce n’est également qu’en Amérique qu'elles ont été observées, M, Lund, savant paléontolo- 3 giste, auquel on en doit la connaissance, en distingue cinq parmi les débris fossiles qu'il ass à recueillis au Brésil, dans le bassin de Rio dos Velhas, l’un des affluents du fleuve Saint- don François, don
En voici la liste : dire
1° Un Sssou (Cebus macrognathus, Lund) ; ass
2° Un Gaszireicue dont la taille était presque double de celle des espèces du même du. genre (Gallitrix primævus, id.) ; Ani
30 Un Cébien dont la hauteur égalail quatre pieds et dont les caractoros indiquent un le n
FAMILLE DES LÉMURIDÉS, 153
lle et dédié genre différent de ceux d'à présent (M, Lund l'appelle Prororrrnkque et donne à l'espèce ry la com- le nom de Protopithecus brasiliensis) ; iréction de 40 Un Oursriri grand comme l'Ouistiti à pinceaux ; 5 Un Oursrirt double en dimensions et par conséquent plus grand quo ceux qui vivent maintenant (Hapale grandis),
FAMILLE pes LÉMURIDÉS
Plusieurs des genres de Mammifères qui vivent dans l'ancien continent, ont avec les Singes un certain nombre de caractères communs, et, en particulier, le pouce des pieds de derricre opposable aux autres doigts, Ils ont été réunis en une seule famille, sous le nom de Zému-
} de grand ridés, et plus fréquement encore sous colui de Lémuriens, La plupart habitent Madagascur, Hobi-ai de tels sont l'Indri, deux autres genres qui s'en rapprochent, les Makis et les Cheirogales, \ l'Hapale D'autres vivent en Afrique : on les connaît sous les noms de Galagos et de Pérodictique, I y (4
en à aussi dans l'Inde et dans ses îles : ce sont les Loris et le Tarsier, Quelquefois on a associé à ces Animaux l'Aye-Aye, et même les Galéopithèques, qui en
Is, Geof- . F : R ; + .
sont trés-voisins, à certains égards, et qui habitent également l’ancien continent, Néanmoins
do-couleur nous en parlerons séparément, parco qu'ils différent des vrais Lémuridés par plusieurs particularités importantes, E, Goof. La deuxième famille des Primates et les deux genres que nous venons de signaler réponx forrugi- dent au genre Lemur de Linné ou des naturalistes qui l'ont suivi. Sa division en plusieurs genres a été successivement opérée par Buffon, par Pallas ainsi que par G, Cuvier et E, Geof- ( Hapate roy, Les Animaux qu'elle comprend se rapprochent bien des Singes à plusieurs égards, et s décrites ils leur ressemblent plus qu'aux autres Mammifères; mais, indépendamment de leurs affinités dessus de avec les Singes des deux continents, ils sont faciles à en distinguer si l’on consulte l’ensemble du corps de leurs caractères, soit extérieurs, soit profonds. netes ; les Inféricurs par leur organisation aux espèces de la premiére famille, les Lémuridés constionc noirs luent un groupe parfaitement naturel et leur répartition géographique n'est ni moins curieuse -ni moins régulière que celle des Singes, Ceux de Madagascar forment deux tribus assez disle myslar tinctes, sans comprendre l'Aye-Aye, et l'une de ces deux tribus semble tenir dans cette île, de Castel. ou plutôt dans ce petit continent, la place que les Singes supérieurs occupent dans l'Inde et en ne, \Mrique, Une de ses espèces a même dans sa démarche et dans la briéveté de sa queue assez
de ressemblance avec l'Homme, quoique bien plus’éloignée de lui par son organisation qu'aueune des espèces de la famille des Singes, et dans quelques districts on l'appelle l'Homme des bois,
Les Lémuridés madécasses de l’autre tribu sont les Makis et les Cheirogales; aucun des genres de ce groupe ou du précédent ne possède d'espèce en Afrique ni dans l'Inde, et chacun de ces deux derniers continents nourrit aussi des genres qui lui sont particuliers, ceux de
ens, et le rend plus
groupes, À l'Afrique n'étant pas les mêmes que ceux de l'Inde,
léontoloiles qu'il ve Saint-
Buffon, qui avait si bien compris la répartition géographique des Singes, n’avait pu réunir assez de documents pour se faire une idée entiérement exacte de celle des Lémuridés, Animaux dont il ne connaissait d’ailleurs qu'un petit nombre d'espèces. Plusieurs naturalistes avaient donné les Loris comme semblables aux Paresseux de l'Amérique, ce qui les avait conduit à dire que ces derniers ou l'Aï et l'Unau vivent aussi dans l’île de Ceylan, Buffon discuta cette asserlion, et il ajoute qu'il lui paraissait que le Loris poucan, mal à propos nommé Paresseux lu même du Bengale, approche plus de l'espèce du Loris (ou Loris grêle) que de celle d'aucun autre Animal, et que ces deux Loris se trouvent également dans l’ancien continent, Il ajoutait dans le même article : « Ce fait, que les Animaux des parties méridionales de l’ancien continent ne
17e PARTIE, 20
quent un
se trouvent pas dans le Nouveau-Monde, est démontré par un si grand nombre d'exemples, qu'il présente une vérité incontestable, » Et en effet, non-seulement on n’a trouvé depuis Buffon aueun Loris en Amérique, ni aucun Paresseux véritable dans l’ancien continent, maïs il n’a été rencontré, ni en Amérique, ni à la Nouvelle-Hollande, une seule espèce susceptible d'être réunie à la famille des Lémuridés, Le Kinkajou, de la Guyane et du Brésil, dont on a voulu faire un genre du même groupe, appartient certainement à l’ordre des Garnivores.
Des vues analogues à celles que Butfon avait émises sur la différence des Mammifères propres aux parties méridionales de l’ancien et du nouveau continent, ont été démontrées vraies pour la Nouvelle-Hollande et pour Madagascar, Ce grand écrivain avait dit, au sujet des Makis proprement dits, qu'ils sont originaires des parties de l'Afrique orientale, et notamment de Madagascar, où on les trouve, en effet, en grand nombre, Gn sait aujourd’hui que ces Animaux sont exclusivement de Madagascar, et que, de même qu'il n’y a pas de Singes dans ce pays, il n'y à non plus ni Maki, ni Indris en Afrique, même dans l'Afrique orientale, dont Madagascar n’est pourtant éloigné que de soixante myriamètres, Aucun Mammifère autre que ceux qui ont été répandus par l'Homme sur toute la surface du globe n’est commun à ces deux pays, et ils différent autant entre eux que l'Afrique elle-même diffère de l'Amérique méridionale.
Madagascar, que les géographes nous décrivent comme une île africaine, comparable à Fernando-Po par exemple, n’est donc pas, comme cette île, une dépendance de l'Afrique, car elle ne nourrit pas les mêmes productions indigènes. À ce titre, Geylan dépend de la presqu'ile de Pondichéry, Sumatra relève de celle de Malacee, et Van-Diémen est un démembrement du continent australien, Madagascar au coutraire est une terre à part, comme l'Afrique, comme l'Inde, comme l'Amérique du Sud et comme la Nouvelle-Hollande, C’est un ceñtre particr'ier de population animale, et cela non-seulement par les caractères propres de ses espèces 1171: ment indigènes, mais aussi par un grand nombre de ses genres, Commerson, qui avait visité cette terre après avoir accompli presque en entier le tour du monde avec Bougainville, fut le premier qui en fit la remarque, Il dit, en effet, dans un style métaphorique, mais dont le sens exact est facile à saisir, que la nature semblait s'être retirée à Madagascar, comme dans un sanctuaire, pour y travailler sur d'aulres modèles que ceux auxquels elle s'est asservie ailleurs.
Nous insistons donc sur ce point : Les Lémuridés de Madagascar différent génériquement de ceux de l'Afrique, et ces derniers ne sont pas non plus les mêmes que ceux de l'Inde, Tous ces Animaux sont néanmoins de la même famille; car, bien qu'ils différent d'espèces et même de genre, ils ont plusieurs particularités communes, comme en ont aussi les Singes Pithéciens et Singes Gébiens, :
Voici quels sont les principaux traits distinctifs de la famille des Lémuridés,
Ce sont encore des Primates, et le nom de Quadrumanes leur serait même mieux applicable qu'aux Gébiens, parce qu'ils ont non-seulement le pouce des pieds de derrière opposable aux autres doigts, mais encore celui des pieds de devant, Leurs ongles sont aussi plus aplatis que ceux de la plupart de ces Animaux, et l’on reconnaît bientôt qu’au lieu de continuer la série des Singes, ils recommencent une série nouvelle, ayant ses différents termes, les uns plus élevés , les autres moins élevés par l’ensemble de leurs particularités organiques. Leur museau est en général plus long que celui des Singes et leur face est conformée autrement; la plupart ont les yeux not&blement écartés; leurs narines sont virguliformes et enfoucées dans un petit espace nu ; leurs oreilles sont arrondies, le plus souvent assez courtes et velues; quelquefois cependant elles sont grandes el nues, ce qui est, comme le grand développement de leurs yeux, en rapport avec leurs habitudes nocturnes, Leurs organes reproducteurs différent peu de ceux des Singes, mais ils ont souvent plus de deux mamelles, et, dans le ets où ils n’en ont que deux, celles-ci sont plus où moins rapprochées des aisselles, Les Loris ont deux paires de tétines pour chacune des deux mamelles; les Microcébes , les Galagos et les Tarsiers
ont t Sing ceux
Le suse étud men jam leur subu tail sieu
rap] gen] trois en € ‘les
G mèr app de] taill
xemples , is Buffon il n'a été ble d'être 1 à voulu
's propres aies pour Jakis proit de Ma- Animaux Ce pays, mt Maduque ceux ces deux que méri-
parable à ique, car presqu'ile ement du , comme articrtier CS ati rait visité le, fut le nt le sens dans un asservie
iquement de, Tous spèces el ?s Singes
pplicable sable aux latis que r la série uns plus r museau a plupart s un petit ielquefois de leurs rent peu ù ils n’en ont deux T'arsiers
FAMILLE DES LÉMURIDÉS. 155
ont trois paires de mamelles bien distinctes, Leur cerveau est moins développé que celui des Singes et plus souvent dépourvu de circonvolutions ; les lobes olfactifs sont à peu près comme ceux de ces Animaux,
Leur intelligence est inférieure à celle de la plupart de ces derniers, mais ils sont encore susceptibles de quelque éducation, et, comme ils ont en général des formes bizarres, leur étude est fort intéressante; les uns ont la queue fort longues, d’autres n’en ont qu'un rudiment, et il en est qui n’ont aucune trace de cet organe, Chez les Lémuridés la queue n'est’ jamais prenante ; il n'y a pas non plus de callosités chez ces Primates, et toujours l'ongle de leur second orteil est allongé en griffe au lieu d’être plat comme les autres (on dit qu'il est subulé), Le Tarsier a deux ongles amsi conformés à chacune des pattes de derrière, La taille des Lémuridés est en moyenne inférieure à celle des Singes de l’Ancien-Monde, et plusieurs de leurs espèces le cédent aussi sous le même rapport aux Ouistitis de l'Amérique,