‹ Histoire naturelle des mammifères [microforme] (volume 2)Chapitre 47 sur 96 · partie de ar, n'était · texte numérisé non relu

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principalement l'annuluire; le médius, après lui le plus long, est remarquable par son extrême gracilité; l'annulaire dépasse un peu l'index, et le pouce, quoique écarté, n'est pas réellement opposable, Au contraire, celui des membres postérieurs l’est complétement, et, comme chez les Lémuridés, mais à un moindre degré, le second orteil a son ongle plus effilé que celui des autres doigts et subulé, Un des principaux caractères du crâne consiste dans l'état complet du cercle orbitaire, et ce caractère, joint à plusieurs de ceux que présente la même partie du squelette, aurait dû paraître plus que suffisant pour faire ranger l'Aye-Aye parmi les Quadrumanes, La considération des membres ne laissait non plus aucuu doute à cet égard, car elle indiquait des affinités plus grandes avec les Lémuridés qu'avec aucun autre groupe de la classe des Mammifères,

Toutefois, un caractère que nous n'avons encore fait qu'indiquer, celui de la dentition, fit méconnaître la valeur de tous les autres, L'Aye-Aye est dépourvu de canines, et, semblable aux Rongeurs, il présente en avant, supérieurement et inférieurement, une paire de fories incisives, séparées des molaires par un espace vide comme celui qu’on nomme la barre chez ces Animaux, Ses molaires elles-mêmes ont quelque chose de celles des Rongeurs, surtout dans leur nombre, On en compte quatre paires en haut et trois en bas, toutes à couronne mousse et comparables, jusqu'à un certain point, à celles des Écureuils proprement dits; elles ont cependant aussi qu: ique chose de celles de certains Cébiens,

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De Blainville, qui avait rédigé, en 1816, un mémoire très-détaillé sur l'Aye-Aye, mémoire qu'il a publié dans le grand ouvrage qu'il publiait sous le titre d'Ostéographie, lorsque la mort est venue le surprendre, a donné, au sujet de quelques pièces ostéologiques alors connues de ce Mammifère, des renseignements auxquels nous renverrons,

L’Aye-Aye que le Muséum doit à M. de Lastelle est moins àgé que celui de Sonnerat, et il en diffère à quelques égards par sa coloration, Sa face et sa gorge sont d’une nuance plus claire, et le fond de son pelage est brun au lieu d’être roux, Les poils soyeux sont plus nombreux , et leur couleur blanchâtre détermine sur le dos une espèce de glacé qu'on ne retrouve pas sur l’autre exemplaire, Il n’a pas non plus le même nombre de dents, ce qui tient aussi à la différence d'âge. Sa mâchoire supérieure n’a encore que trois paires de molaires, mais on voit en arrière le trou alvéolaire par où sortira la quatrième, La première de ces dents esl petite, comme chez l'adulte; les deux autres sont bimamelonnées près leur bord externe, ce qui tient au degré moins avancé de leur usure; les inférieures sont aussi au nombre de trois, comme chez l’adulte, mais avec cette différence que la première est fort petite, à peine égale à la première d'en haut, tandis que chez l'adulte la dent antérieure et la suivante sont plus grosses que la troisième. Cette première dent du jeune Âye-Aye est une dent caduque, peulêtre une dent de lait, et l’on voit en arrière des deux grosses dents molaires qui la suivent un trou par lequel sortira une autre dent, qui sera la dernicre de la série, Ce jeune Aye-Aye à trois décimètres et demi pour le corps et la tête ; l'adulte mesure près de cinq décimètres sans la queue, qui est à peu près aussi longue,

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FAMILLE DES GALÉOPITHÉCIDÉS. 177

On n'a pas obtenu de nouveaux documents sur les mœurs de l’Aye-Aye, et tout ce que l'on à dit jusqu'à ce jour sur les usages auxquels il emploie ses longs doigts antérieurs n’est pas du tout certain, On doit aussi douter que son régime, à l’état libre, soit purement insectivore, ainsi qu'on l'a affirmé; ses dents molaires sont plus plates que ne le sont celles des Animaux qui mangent habituellement des insectes, et ses grandes incisives doivent faire supposer qu'il a plus d'analogie dans sa manière de vivre avec les frugivores,

FAMILLE pres GALÉOPITHÉCIDÉS

Cette famille est formée par le seul genre des Galéopithèques, qui ne comprend qu'un petit nombre d'espèces,

Ses principaux traits distinctifs résident dans la disposition pectiniforme des incisives inférieures, dans l'état incomplet du cercle osseux de l'orbite, dans la présence de deux mamelles de chaque côté de la poitrine, dans la forme comprimée des ongles, dans l'impossibilité où se trouve le pouce, même aux pattes de derritre, d'être opposé aux autres doigts, et enfin dans la présence, de chaque côté du corps, depuis l'épaule jusqu’à l'extrémité de la queue, d’une membrane servant de parachute, et dont les Galéopithèques peuvent s’aider pour franchir, en volant, des distances assez considérables, Ce sont là autant de particularités importantes et sur lesquelles nous allons revenir avec plus de détails en parlant des espèces, d'ailleurs peu nombreuses, que l’on connaît parmi ces Animaux,

GENRE GALÉOPITHÈQUE (Galeopithecus, Pallas), Tous les Primates que nous avons étudiés précédemment ont le pouce des pieds de derrière opposable aux autres doigts, quelle que soit, d'ailleurs, la conformation de leurs membres antérieurs ; les Galéopithèques manquent seuls de ce caractère, Chez eux tous les doigts sont dirigés dans le même sens, et le pouce n'est écarté des autres à aucune des extrémités. Ces doigts sont assez longs; mais ils sont réunis par une membrane; ils ont en outre leurs dernières phalanges très-comprimées et garnies d'ongles arqués et crochus qui servent admirablement à ces Animaux pour monter le long des arbres, -

Les Galéopithèques sont, en effet, des Animaux essentiellement grimpeurs; ils joignent à cette propriété celle de pouvoir s'élancer à d'assez grandes distances et de se maintenir en l'air, à la manière des Écureuils-Volants, des Anomalures et des Pétauristes, Ils doivent celle aptitude à une membrane qui s'étend sur les côtés de leur corps depuis le cou jusqu’à l'extrémité de la queue, et qui est mise en mouvement par les membres à la manière d’un parachute, Cette membrane aliforme s'arrête aux poignets et aux chevilles, mais une véritable palmature s'étend aussi entre les doigts, qui ressemblent plutôt, par leur forme, à ceux des pieds de derrière des Chauve - Souris qu'à ceux des antérieurs de ces dernières, La membrane aliforme est velue sur toute son étendue ; entre les membres postérieurs, elle a une

PEN DE DERNIÈRE pu Gafonitniqre, OS DU PIED DE DERRIÈRE

4/5 de grand. forme anguieuse , le Sommet ot Gazéomraiots, 4/5 de grand,

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de l'angle étant soutenu par l'extrémité de la queue, Lorsque ces Animaux volent, ils Gtendent leurs membranes et ils offrent ainsi à l'air une forte résistance; leur queue est

à peu près aussi longue que le tronc.

Leurs poils sont doux au toucher ; la tête est assez large, médiocrement allongée et un peu aplatie; les yeux ne sont pas aussi gros que chez les Lémuridés

essentiellement nocturnes, et ils sont plus latéraux, Le

Cuase bu GaLéorituÈquE, 9/3 de grand.

crâne diffère de celui de tous les autres genres du même orie ! etat incomplet du cefele orbitaire, [y à deux paires de mamelles de chaque côté de la poitrine, Chaque paire est trés-rapprochée, et les deux mamelons qui la font reconnaître sont situés sur le même niveau, Les organes extérieurs de la reproduc-

tion ont la même apparence extérieure que ceux des Singes et des Lémuridés, La femelle à lutérus simple et pyriforme; elle ne fait qu'un seul petit à chaque portée, Elle le tient appliqué contre sa poitrine ou son ventre, ct lorsqu'elle est en repos et accrochée à quelque branche, les membranes, en s'étendant de chaque côté du corps de la mère, font que le jeune Galéopithèque se trouve comme placé dans un hamac,

Le systéme dentaire de ces Animaux est remarquable à plusieurs égards : les incisives supérieures sont au nombre de deux paires, comme chez la plupart des Lému-

ridés; mais elles sont plus écartées

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elles sur la ligne médiane et plus égales, Celles de la deuxième paire ont deux racines, ce qu'on ne voit dans aucun autre Animal,

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