‹ Histoire naturelle des mammifères [microforme] (volume 2)Chapitre 49 sur 96 · G GALÉOPITHÈQUE · texte numérisé non relu

G GALÉOPITHÈQUE

ane,

é; mais celle rieure, el où

CT

LOU AURS EN Len spectrum, 1/2 de grandeur, GALEOPUTUEQUE LGakeopaheens\, 4/5 de qrandeur,

dre Partie, page 178.

FAMILLE DES GALÉOPITHÉCIDÉS, 179

voit, plus on avant, trois paires d'incisives proclives, Celles-ci sont très-singulières par l'apparence denticulée de leur couronne, et, sur les deux premières, les denticules sont si élevés et si bien fendus, que la dent elle-inême ressemble à un véritable peigne,

Les Galéopithèques n'existent que dans les Îles de l'Inde; ils vivent dans les forûts, sont trés-agiles, même lorsqu'ils sont à terre, et ils courent facilement, Leur mode de progression a quelque chose de celui des Chats, et leurs ongles leur permettent de s'accrocher aux arbres encore plus solidement que né le font ces Animaux, Dans la marche, leurs membranes pendent à la manière de celles des Écureuils- Volants, Lorsqu'ils veulent passer d'un arbre à un autre, ils les étendent comme le font aussi les Chauve-Souris et les Rongeurs volants ; ils s'élancent alors comme un trait, et l’on assure que la distance qu'ils peuvent ainsi parcourir est d'une centaine de mètres, Ce sont des Animaux nocturnes, et, jusqu'à un certain point, omnivores, Quelques auteurs disent qu’ils mangent des feuilles; d'autres assurent qu'ils préfèrent les fruits; tous ajoutent qu’ils aiment beaucoup les Insectes, et l'on a constaté qu'ils prennent souvent aussi de petits Oiseaux pour les dévorer, Leur intelligence est bornée et leur caractère sauvage; ils griffent fortement lorsqu'on les inquiète ou qu'on veut les saisir,

La science doit la connaissance de ces Animaux aux voyageurs hollandais du xvir siècle, et il en est question dans Bontius, en même temps que de l'Orans-Outan, Camelli, missionnaire et botaniste morave de la même époque, dont Linné a donné le nom au Camélia, les nomme Chat-Singes volants, en latin Galeopithecus. Cette dénomination rend assez bien compte de leurs principaux caractères, et Pallas s’en est plus tard servi lorsqu'il a de nouveau décrit le genre de ces Quadrupèdes dans les Actes de l'Académie de Saint-Pétersbourg,

Buffon a omis d'en parler, et les naturalistes qui s’en sont occupés après Pallas ont hésité sur la place que ces Mammifères doivent occuper dans la méthode, Les Linnéens en ont fait une espèce de Lémuridés, sous le nom de Zemur volans, qui veut dire Maki-Volant, G, Cuvier, revenant à l'opinion de Bontius, qui les appelait Vespertilio admirabilis, les a classés parmi les Cheiroptères, quoiqu’ils n’aient, en réalité, ni les dents, ni les longs doigts antérieurs, ni la forme de erâne, ni la plupart des caractères qui distinguent les Mammifères de cet ordre, et qu'ils ressemblent aux Insectivores par plusieurs de leurs caractères,

C'est à l'opinion des Linnéens que la plupart des zoologistes se rangent aujourd’hui, et de Blainville a fait ressortir, dans son Ostéographie des Lémurs, les principaux caractères par lesquels les Galéopithèques se rapprochent des espèces de ce groupe. Toutefois, on doit les placer après toutes les autres, et les considérer comme étant, par rapport aux véritables Primates, dans un état d’infériorité analogue à celui des Ouistitis comparés au reste des Singes, Il est également convenable d’en faire une famille à part, quoique leurs espèces ne soient qu’en très-petit nombre et qu’elles ne constituent qu’un seul genre,

On avait, depuis assez longtemps, soupçonné l'existence de différentes espèces dans le genre des Galéopithèques, mais celles que l'on avait d’abord distinguées ne reposaient pas sur des caracteres suffisants, et elles n'étaient guère fondées que sur des particularités d’âge ou de couleurs, Tel était, en particulier, le Galéopithèque varié d'E, Geoffroy, que l’on regarde maintenant comme étant le jeune du Galéopithèque ordinaire, Celui-ci a encore reçu plusieurs autres noms. Ainsi, Geoffroy et Desmarest ont établi à ses dépens deux autres espèces, sous les noms de Galeopithèque roux et marbré; mais de nouvelles recherches paraissent avoir démontré que ces prétendues espèces n’existent pas non plus, et l’on suppose qu’il faut en dire autant du Galéopithèque de Ternate, établi d’après Séba.

C'est à cette première espèce qu'il faudrait rendre le nom de GALÉOPITHÈQUE VOLANT (Ga'eopithecus volans). Plusieurs auteurs l’appellent cependant Galéopithèque varié , à cause du mode de coloration de son pelage, ou encore Galéopithèque de Temminck, en l'honneur du savant directeur du musée de Leyde qui a beaucoup contribué par ses recherches à en débrouiller la synonymie, On trouve ce Galéopithèque à Java, à Sumatra et à Bornéo,

GALÉOPITUÈQUE VOLANT, 1/8 de grand.

Il est gris foncé ou noirâtre en dessus, avec des mouchetures blanches, et comme jaspé; le dessous de son corps et de sa membrane est gris fauve; enfin ses pattes sont noirâtres et un peu pointillées de blanc. Sa longueur totale approche de cinq décimètres ; son crâne est plus long et plus fort que dans l'espèce suivante, et ses dents antérieures sont plus festonnées,

Le GaLzéopirHÈque pes PuizippiNes (Galeopithecus philippinensis, Waterhouse) a aussi les couleurs assez variables; quelquefois il est brun noir en dessus et simplement brun en dessous, avec quelques ponctuations irrégulières et blanchâtres sur la face supérieure; d’autres fois il a le dessous gris varié de blanc et de noir, et le dessous blanc lavé de brun, Sa taille est moindre que celle du vrai Galéopithèque volant, mais il à, d’ailleurs, la même aptitude pour le vol, les mêmes allures et les mêmes appétits ; sa longueur totale n’est que de quatre décimètres et demi; sa tête est moins longue que dans le Galéopithèque ordinaire et son palais plus large; ses dents montrent aussi quelques différences.

M. de Blainville indique, d’après M, Temmincek , une autre espèce, le GALÉOPITHÈQUE A GRANDE QUEUE (Galeopithecus macrurus). Gelui-ci, qu’on ne connaît encore qu’imparfaitement, n’a que trois vertébres sacrées au lieu de six; mais sa queue serait plus longue et composée de vingt et une vertèbres, tandis que celle des autres n’en a que seize ou dix-sept. Il a le même nombre de côtes, c'est-à-dire treize, mais elles sont moins larges ; son omoplate est plus grande et plus arrondie, son humérus moins long proportionnellement, l’avantbras et la jambe ua peu différents et les doigts plus longs; ce qui indique une espèce moins aérienne et plus voisine des Makis, On le suppose propre à l’île de Ceylan,

Contrairement à ce que nous avons dit plus haut au sujet de la réunien des Galéopithèques volant, varié, marbré et de Ternate, de Blainville croyait à la possibilité d'y reconnaître deux espèces, d'après la forme des dents antérieures, et il a engagé les naturalistes à vérifier si ces différences ne concorderaient pas avec d’autres caractères, I! y aurait alors quatre espèces parmi ces Animaux, mais aucune observation nouvelle n’a confirmé l'opinion de Blainville,

Nous terminerons ce chapitre en rappelart qu'il n'est pas certain qu'il existe des Galéopithéques sur le continent indien, quoique l’on ait affirmé qu'il y en avait jusqu’en Chine,

mme jaspé ; noirâtres et ‘âne est plus festonnées, Vaterhouse ) simplement \ face supéanc lavé de , d’ailleurs, œueur totale aléopithèque

ITHÈQUE A qu'imparfai- 1s longue et ou dix-sept.

; son omoent, l’avantune espèce 1h

les Galéopié d'y reconaturalistes à aurait alors mé l'opinion

à des Galéon Chine,

ORDRE pes CHEIROPTÈRES

Auimaur mammifères pourvus de quatre extrémités onguiculées, propres à da marche, pouvant également servir au vol par suite de in conformation * ceptionnelle que présentent les mains antérieurs qui ont quatre de leurs doigts fort longs et soutendant une membrane qui se continue sur les flanes et, plus ou moins largement, entre les menbres postérieurs; pouce des membres antérieurs écarté des autres doigts ; trois sortes de dents ; deux mamelles pectsrales ; organes de la reproduction conformés conune ceux des Primates. Les Cheiroptères, que l'on nomme habituellement Chauve-Souris, sont des Aninmaur crépusculaires, qui vivent d'Insectes ou de fruits. Ce sont, de tous les

as. Mammifères, ceux qui sont le mieux disposés pour s'élever dans les

airs, et ils peuvent voler à la manière des Oiseaux.

L'incertitude que les anciens ont eue sur la nature véritable des Chauve-Souris, et que les modernes ont quelquefois partagée, cesse promptement dès que l'on examine avec quelque attention la structure anatomique de ces Animaux ou simplement leurs caractères extérieurs

Are PARTIE 207

ñ f ue

ge a

182 ORDRE DES CHEIROPTÈRES.

Tous les organes des Chauve-Souris sont disposés comme ceux des Mammifères, et leurs principaux actes vitaux s’exécutent de la même manière : respiration, cireulation, chaleur du sang, structure du cerveau, composition ostéologique, tégument extérieur, organes des sens, reproduction vivipare et placentaire, tout, dans ces Animaux, indique des Mammifères, et même des Mammifères très-peu différents des derniers Primates. Aussi leurs organes reproducteurs sont-ils presque entièrement conformés comme ceux de ces derniers, et ils n'ont habituellement qu'un seul petit à chaque portée. Leurs mamelles sont également au nombre de deux et pectorales, et le pouce de leurs membres antérieurs doit être considéré comme opposable.

Les Chauve-Souris ne sont donc point des Oiseaux, comme on l'a dit quelquefois, et elles ne doivent pas davantage étre regardées comme formant un acheminement de la classe des Mammifères vers celle de ees Animaux. Ce sont bien des Mammifères, et elles ne différent pas plus des autres ordres de cette classe que ceux-ci ne diffèrent entre eux. Le nom de Cheiroptères qu'on leur a donné signifie mains-ailées ; il rappelle la singulière disposition de leurs membres antérieurs, qui sont, en effet, transformés en ailes, quoiqu'ils restent beaucoup plus semblables à ceux des Mammifères qu'à ceux des Oiseaux.

Le canal intestinal des Cheiroptères est court et sans cœecum, le cerveau de ces Animaux a ses hémisphères lisses, et, par conséquent, Aépourvus Genvrar ne Cravve-Sounis de circonvolutions. POSER

La plupart des Cheiroptères dorment ou restent cachés tant que le soleil est à l'horizon, et comme le bruit les incommode non moins que la lumière, ils recherchent pour s’y abriter des lieux qui leur permettent le mieux de se soustraire aux impressions extérieures. Quoique nocturnes, ils ont les yeux petits ; leur tact est délicat, et ils savent se diriger au moyen de ce sens daus les endroits Les plus difficiles. On avait même cru que les Chauve-Souris avaient un sens de plus que les autres Animaux, mais il n’y a rien de vrai à cet égard, La délicatesse de leur toucher et la finesse de leur audition suffisent à l'explication des faits observés jusqu'ici. Leur eri est en général fort perçant, et leur oreille est conformée de manière à percevoir des bruits très-faibles et en même temps des sons si aigus qu’ils doivent échapper à la plupart des autres Animaux, Leur organisation est parfaitement appropriée pour le vol; c'est en vue de ce mode tout spécial de locomotion que leur corps est court et large; que leur tête est très-rapprochée des épaules ; que leurs membres antérieurs sont mis en mouvement par des museles puissants, et que quatre de leurs doigts sont très-allongés. C'est aussi pour arriver à ce résultat que les mêmes doigts soutendent une partie de la membrane alaire des Chauve-Souris, Le pli du bras a une portion moins considérable de la même membrane ; une troisième partie va du doigt auriculaire à la jambe en s’aftachant à lavant-bras, au bras et aux flanes ; enfin il y en a une dernière portion entre les membres postérieurs. Celle-ci recoit le nom de membrane interfémorale; elle est, en général, soutenue par la queue dans sa partie médiane. C’est celle dont le développement offre le plus de variations dans la série des espèces propres à chaque famille.

Un fait curieux, que les observations de M. Agassiz ct les miennes ont mis hors de doute, c'est que la membrane alaire des Chauve-Souris n'existe pas pendant les premières phases de la vie embryonnaire de ces Animaux, et qu’elle ne se développe que quelque temps avant la naissance, En même temps qu'elle se montr:, Îles quatre grands doigts de la main commencent aussi à prendre teur développement #éfinitif, et la transformation qui doit changer le

pere

l'ap|

sign inco ster

mus mer plus prés oléc fem

Cha mel c'es dan lote prés SU

ben aut:

Ani

rép Not go Rot tinc au il y uni mél des t'ai

et leurs , chaleur anes des nnifères, organes niers, et galement considéré

s, ét elles lasse des différent

HAUVE-SOURIS 1. nal

l'horizon, y abriter . Quoique moyen de is avaient élicatesse rvés jus- À percepper à la ol; c'est leur tête ment par ussi pour alaire des ane ; une , au bras . Celle-ci eue dans s la série

de doute, phases de s avant la commenhanger le

Pre

ere

El H | }

On a encore observé une autre singulorité dans le développement de ces Animaux ; c’est l'apparition de leur système dentaire de lait avant la naissance.

Page 1