DENTS
dr.
Ré Pompe Tr
D de
nasale est composée de deux parties, l’une en fer de lance peu aigu, l'autre basilaire à peu près en for à cheval; son pelage est brun fauve et il a un arc blanchâtre au-dessus des veux; son envergure est de 0,45 à 0,50,
On trouve ce Cheiroptère à Cuba, à Haïti, à la Jamaïque et, sur le continent américain, dans la Guyane ainsi qu'au Brésil,
Palissot de Beauvais avait constaté, pendant son séjour à Saint-Domingue, que cette espèce peut se nourrir de fruits,
M, Alexandre Ricord a donné depuis lors quelques détails à ce sujet, dans une lettre qu'il a adressée à Geoffroy-Saint- Hilaire, et que ce dernier a publiée,
«Tous les soirs, dit M, Ricord, deux heures après le cou-cher du soleil, ces Animaux quittent les forêts vierges qu'ils habitent pendant le jour : on les voit alors venir, par vol de plus de mille, se précipiter sur les arbres de sapotilles, dont ils dévorent les fruits, On les voit souvent sur ces arbres mordre indistinctement toutes les sapotilles, afin de trouver Ssrixonenme à unerres, grand, nat, celles qui sont mûres, car ce n'est que par le toucher que l'on s'assure de la maturité de ce fruit ; ils en font un grand dégât, Les coups de fusil ne les éloignent pas; cependant s’il vient à pleuvoir , ils se retirent en emportant, fixée à leur dent canine, une sapotille mûre. J'ai obscrvé ces Chauves-Souris durant une nuit entitre, et je les ai vues reprendre, une heure avant le jour, leur vol et se diriger vers les forêts; elles occupent des lieux inhabitables, au pied des grandes mornes, »
Il est très-probable, ainsi que je l'ai fait remarquer dans la partie mammologique de l'ouvrage publié par M, de la Sagra, sur l'Île de Cuba, que les genres Madatæus et Artibæus, de Leach, reposent sur les Sténodermes de l'espèce dont il vient d'être question, ou tout au moins sur des espèces très-peu différentes, Leach a publié la description de ces Cheiroptères dans les Transactions de la Société linéenne de Londres, On en retrouvera la reproduction dans quelques ouvrages français, et, en particulier, dans l'Histoire des Cheiroptères publiée, il ÿ a peu de temps, par M. E. Desmarest,
Le STÉNODERME LYS (Stenoderma lilium) , décrit par E, Geoffroy sous le nom générique de Phyllostome, est aussi de ce genre; c 'est la Cliauve-Souris brun rougeàlre ou quatrième de l'ouvrage d’Azara,
Le STÉNODERME RAYÉ (Stenoderma linealum) ou la Chauve-Souris brune et rayée d'Azara, est une espèce du Brésil et du Paraguay, qui est plus petite que la précédente, brun clair avec une ligne dorsale blanche,
La Chauve-Souris brune ou troisième, du même auteur, est aussi un Sténoderme, E, Geoffroy lui a donné le nom spécifique de r'otundatum.
I faut sans doute en dire autant de l’Aistiophorus flavescens de M. Gray et du Phyllostoma obscurum, de Neu-Wied,
Le STÉNODERME DES GAVERNES (Stenoderma cavernarum) , décrit par M. Gray sous le nom générique de Zrachyphylla, est de la Caroline du Sud, de l’île Saint-Vincent et de Cuba:
il est un peu plus fort que les précédents et sa tête diffère de la leur par un peu plus d’allongement; il a la queue bien apparente ; ses dents antérieures sont moins pointues.
Le STÉNODERME CHILIEN (Stenoderma chiliensis, P, Gerv.), que j'ai décrit et dont j'ai donné la figure dans l'ouvrage de M, Gay sur le Chili, est au contraire plus petit que celui à lunettes; il a la tête grise, le dos et les pieds brun foncé, le dessous du corps plus clair et de chaque côté des épaules une fraise de poils
STÉNODBRAE CAILIEN, gr. nat, de couleur cannelle; il a cinq paires de molaires supérieures et
siluire à peu 15 des yeux;
américain ,
s, grand, nat,
da fusil ne fixée à leur uit entière, forêts ; elles
jue de l'ourlibœæus, de ou tout au iheiroptères eproduction res publiée,
1 générique 1 quatrième
rayée d’Alente, brun
1e, E, Geof- ’hyllostoma
ray sous le t de Cuba; iffère de la apparente ;
P, Gerv.), uvrage de à lunettes; dessous du ise de poils érieures et
FAMILLE DÉS PHYLLOSTOMIDÉS, 199
inférieures, M, Tschudi a trouvé au Pérou une espèce qui en est très-peu différente, — On a encore indiqué plusieurs autres espèces de Phyllostomiens qui paraissent susceptibles d'être réunies aux Sténodermes, mais nous ne les connaissons pas aussi bien que ceux qui viennent d'être énumérés, et il reste encore quelques observations à faire sur les caractères que présente leur dentition,
GENRE DESMODE (Desmodus, Neu- Wied), Ce genre, dont on doit la distinction au prince Maximilien de Neu-Wied, est un des plus curieux parmi ceux qui composent la tribu des Phyllostomidés, La singulière disposition de son système dentaire le rend aussi exceptionnel dans l'ordre des Cheiroptères que l’Aye-Aye dans celui des Primates. Ses incisives supérieures, dont il n’y a qu’une seule paire, sont fortes, subtriangulaires et aiguës ; elles ressemblent à un double soc; les inférieures, en deux paires, sont séparées sur la ligne médiane par un espace vide; elles sont assez petites et bidenticulées à leur couronne, Les canines supérieures présentent à peu de choses près la forme des incisives de.la même machoire, mais elles sont moins larges, d'avant en arricre , et un peu moins arquées; leur sommet est, comme celui des incisives, en pointe tranchante, Les canines inférieures sont moins fortes et plus semblables à celles des autres Cheiroptères, Le Desmode n'a que deux paires supérieures de dents molaires et trois inférieures , toutes comprimées, tranchantes et pourvues d’une seule racine, Cette singulière disposition des dents molaires rappeile jusqu'à un certain point ce que l'on voit chez le Protèle et chez le Tarsipède,
On ne sait pas encore avec quelle particularité du mode de nourriture des Desmodes cette disposition tout à fait exceptionnelle de leurs dents est en rapport; mais on assure que ces Cheiroptères ont, comme les Sténodermes , les Vampires et les Spectres, l'habitude de sucer le sang des autres Animaux, Leurs puissantes incisives supérieures ainsi que les canines tranchantes qu’ils ont à la même mâchoire leur permettent, sans doute, de percer le derme de leurs victimes, en même temps que la disposition de leurs lèvres leur rend Cnans o8 Désmone, grand. nat. plus facile de humer le sang qui s'échappe par l'ouverture qu'ils ont pratiquée, Cependant on ne sait rien de certain à cet égard, et j'ignore s'il a, comme plusieurs Phyllostomidés, les caroncules Jabiales que l'on voit si bien dans la figure de notre page 194,
Les Desmodes présentent dans la conformation de leur squelette plusieurs particularités qui ont été signalées par de Blainville, La partie faciale de leur crâne est étroite et courte; leur mâchoire inférieure n'a qu’une très-faible saillie angulaire; leur fémur est aplati et comme marginé à ses bords externe et interne; leur os péroné est plus élargi que celui des autres Cheiroptères , et il est aplati ainsi que le tibia, Quand à leurs caractères extérieurs, ils sont peu différents de ceux des Sténodermes, Ainsi leur membrane interfémorale est courte et ils n'ont pas de trace extérieure de la queue; l'oreillon est petit et découpé; les oreilles sont écartées et la feuille nasale consiste essentiellement dans une portion basilaire analogue à celle des genres voisins, mais avec une partie seulement de la feuille hastiforme qui la surmonte chez ceux-ci,
Le DESMODE ROUX (Desmodus rufus, Neu-Wied), que M. Waterhouse a nommé Desmodus Orbignyi et M. Dorbigny £dostoma cinerea, est la seule espèce connue dans ce genre, On le trouve au Chili, au Pérou, en Bolivie, au Brésil et dans la Guyane; sa taille ne dépasse pas celle de nos Vespertilions murins ; sa couleur est brun cendré un peu roussâtre, Il attaque les
DEsMOuE ROUX, grand nat,
ha imioinsss
er ES
200 ORDRE DES CHEIROPTÈRES.
Animaux et même les enfants endormis pour sucer leur sang, Quelques auteurs l'ont considéré, à cause de la disposition singulière de ses dents, comme devant former une tribu où même une famille à part dans l'ordre des Cheiroptères, sous les noms de Desmodinés où Desmodidés.
es, a.
Desmone, 4,3 de granc,
FAMILLE oes RHINOLOPHIDÉS
Les Rhinolophidés ont une feuille nasale qui rappelle celle des Phyllostomidés, sans être cependant couformée de la même manière, Leurs dents ressemblent plus à celles des Vespertilionidés qu’à celle des Phyllostomes ou des Sténodermes, Ils forment plusieurs genres dont les représentants n'ont encore été observés que dans l’ancien continent et en Australie,
Dents pe MIGabERMR FEUILLES, 3/1 de grand, Dents be Mécangane Lvre, 3/1 de grand,
Ce sont les Mégadermes, les Rhinopomes, les Nyctères, les Rhynolophes et les Nyctophiles.
Los Rhinolophes ont été eux-mêmes partagés en plusiours genres par quelques autours mo dernes : mais nous continuerons à les réunir sous une seule dénomination générique, o
nt considéré, bu où même Desmodidés.
és, sans être s des Vesper- , genres dont en Australie,
de grand,
s Nyctophiles, autours moique,
FAMILLE DES RHINOLOPHIDÉS. 201
GENRE MÉGADERME (Megaderma, E. Geoffroy). La série des Rhinolophidés commence par des espèces à membrane interfémorale très-ample quoique dépourvues de queue, à oreilles également fort développées, mais non réunies sur la ligne médiane et dont l’oreillon est considérable, Ces espèces ont les narines surmontées d’une feuille nasale, et cette feuille est grande et compliquée, Ce sont les Mégadermes, Animaux exclusivement propres à l'Asie et à l'Afrique, que l’on a regardés quelquefois comme représentant les Phyllostomes dans l’ancien continent, ls sont tous moins grands que les espèces d'Amérique auxquelles on a donné ce nom, et l’on n’a pas la certitude qu'ils sucent le sang des Mammifères comme le font celles-ci, Leurs caractères sont d’ailleurs différents à plusieurs égards, Leurs dents, appropriées à un régime insectivore, se composent de cinq paires de molaires à la mâchoire supérieure et de cinq à l'inférieure, de quatre canines assez fortes et de deux paires d’incisives inférieures seulement ; leur os incisif reste cartilagineux et ils ne paraissent pas supporter ‘'incisives supérieures, au moins dans l’âge adulte; enfin c’est à côté des Rhinolophes et non avec les Phyllostomidés qu’il convient de classer les Mégadermes,
Le MéGADERME Lyre (Megaderma Lyra, E. Geoffroy) a la feuille nasale rectangulaire et la follicule qui la précède de moitié plus petite: son envergure, lorsqu'il a |
es ailes étendues, est de trente-cinq centimètres, On le trouve sur la côte qu Malabar,
Mécanenme Lyne, grand, nat,
Le MÉGADERME FEUILLE (Megadarma frons) où la feuille de Daubenton et le goure Lavia de M, Gray, qui a été rapporté du Sénégal par Adanson , se trouve aussi en Gambie, 11 a la feuille nasale de forme à peu près ovalaite, de moitié moins longue que les oreilles et un peu plus courte que la follicule.
Deux espèces assez peu différentes vivent en Afrique ({ Sénégal et Sennaar), et depuis Séba, on en connaît une autre dans l'Inde, Celle-ci MÉGADERME FEUILLE 1/3 de grand,
le PARTIE, 26
292 ORDRE DES CHEIROPTÈRES.
est le MÉGADERNME SPASME (Vespertilio spasma de Linné d'après Séba, pl, 56, fig. 1). Elle vit dans l'ile de Java, mais n’a point encore été signalée ailleurs. Sa feuille est en cœur avec la follicule aussi grande et de même forme.
GENRE RHINOPOME (Zhinopoma, E. Geoffroy), Genre de Rhinolophiens facile à distinguer par la petitesse de sa membrane nasale, qui rappelle, mais en raccourci, le fer de lance des Phyllostomes, par son oreillon assez grand, et surtout par sa queue, qui est longue et grêle, et que la membrane interfémorale ne borde qu’en partie,
Ses dents sont au nombre de vingt-huit, savoir : quatre canines ordinaires aux Ghoiroptéres, une paire d'incisives, quatre paires de molaires
suptrieurement, et deux paires d'incisives, plus cinq de molaires inférieurement,
MÉGADERME sPASUE, grand. nat.
Devrs be RuiNoPouR MICROPHYLLE, 4/1 de grand CnaNr bR RHINOPOME MicRoPpnyeLe, 2/f de grand
Le Rurvopoue MicroPuyLLe (Rhinopomus microphyllus) est la Chauve-Souris d'Egypte de Belon, savant naturaliste du xvr siècle qui avait visité la Grèce, l'Égypte et l'Arabie.
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=N NX 1l QU
FAMILLE DES RHINOLOPHIDÉS. 203
Il a été éludié de nouveau par Brunnich et E, Geoffroy, La figure faite d’après nature que nous en donnons ici le montre (aux deux tiers de la grandeur naturelle) dans la position quadrupède que la brièveté de ses membranes, jui rend plus facile encore qu’à la plupart des autres Gheiroptères, On n’a encore trouvé cette espèce avec certitude qu’en Égypte.
Le RHiNOPOME DE HaAnDWICKE (Hhinopoma Hardwickii, Gray) est du Bengale, en particulier de Madras et de Galcutta,
Quant au RHINOPOME DE LA CAROLINE (Ahinopoma Caroliniensis, E, Geoffroy), nous croyons nous être assuré, lorsque nous avons étudié dans la collection du Muséum, il y à une quinze d'années, avec M, de Blainville, l'exemplaire qui lui sert de type, que cette espèce doit être supprimée. Elle repose en effet, comme l'a publié alors notre célèbre maître, sur un exemplaire du Nyctinomus acetabulosus de l'ile de France, ou sur quelque espèce peu différente,
GENRE NYCTÈRE (Wycteris), E, Geoffroy a nommé ainsi un genre ayant quelque analogie avec les Rhinolophes, mais qui s’en distingue aisément par la présence d’un véritable oreillon et par la disposition excavée de son chanfrein, dans lequel la feuille nasale est pour ainsi dire cachée sous la forme d’un appareil erypteux, La queue des Nyctères est de grandeur ordinaire et elle a sa dernière pièce bifurquée pour soutenir le sommet de la membrane interfémorale. Ges Animaux ont deux paires supérieures et trois paires inférieures d'incisives; leurs molaires sont au nombre de quatre paires en haut et de quatre ou cinq en bas. Leurs habitudes sont celles des Rhinolophes.
. nat.
de molaires s, plus cinq
mn,
4 de grand
ris d'Egypte l'Arabie.
NYCTÈRE DE LA Tuénaine, 1/2 de grand.
îl «
On à trouvé des \yetéres en Égypte, au Sennaar, au Sénégal, à la côte mozambique , à Fernando-Po ainsi qu'au Damarha, en Afrique; on en cite aussi dans l'Inde, mais à Java sculement, Les trois espèces que nous allons signaler sont ceiles qui ont été décrites le plus
204 ORDRE DES CHEIROPTÈRES.
souvent par les auteurs, M. Gray en ajoute deux sous le nom de NW, damarensis et poensis, et M. Peters deux autres sous le nom de Y, fuliginosa ct villosa,
CRANE DE NYCTÈuE, 2/1 de grand,
L'espéce la plus anciennement connue est le DENTS LE Nyerère, 6/1 de grand.
NYCTÈRE CAMPAGNOL VOLANT (Nycteris hispida), que Daubenton à décrit sous le nom de Campagnol volant, d'après un exemplaire rapporté du Sénégal par Adanson, Elle à le pelage brun roussâtre en dessus et blanchâtre en dessous, Ce Nyctère n’a que quatre paires de molaires inférieures,
Le NYCTÈRE DE LA THÉBAÏDE (Wycteris thebaïica) a été découvert et décrit par E, Geoffroy. Il vit en Égypte et au Sennaar; son pelage est gris; il a 0,25 d'envergure et dépasse un peu le Campagnol volant sous ce rapport,
Le NYCTÈRE DE JAVA (Nycteris javanica, E. Geoffroy) est une troisième espèce jusqu'ici particulière à l'ile indienne
Nicrèue DE LA Tuénaior, 1/2. dont il porte le nom, C'est le type d’un petit genre nommé Pe-
talia par M, Gray,
GENRE RHINOLOPHE (Æinolophus, E, Geoffroy et G. Cuvier), Le genre, assez nombreux en espèces, des Rhinolophes comprend les Cheiroptères auxquels on donne, d’après Daubenton, le nom vulgaire de Fer à Cheval, C’est le même nom que divers naturalistes ont traduit en langage scientifique par le mot Hipposideros. Ce genre est encore un de ceux qui paraissent être étrangers au nouveau monde, ses espèces n'ayant été observées jusqu'ici que dans l’ancien continent, y compris la Nouvelle-Hollande, mais point encore dans PAmérique méridionale, ni même dans l'Amérique septentrionale, Elles sont faciles à reconnaître à leur feuille plus ou moins compliquée et composée de deux parties, l’une basilaire à peu près en forme de fer à cheval, l’autre montante, en lamelle découpée, verruqueuse ou bien en fer de lance et comme gaufrée sur sa face antérieure par la présence de cavités en forme de cellules: celte feuille varie suivant les espèces et fournit de très-bons caractères dont on s'est servi pour leur distinction, Les oreilles des Rhinolophes sont en cornets évasés, plus ou moins plissées auprès de leur bord externe et sans orcillon intérieur, Leur queue est de grandeur ordinaire et comprise dans la membrane jusqu'à sa pointe, Ces Animaux ont l'os intermanillaire lamelleux et mobile, ne portant qu'une seule paire de dents incisives; inférieurement ils ont deux ou quelquefois trois paires de ces dents; leurs canines sont assez fortes et leurs molaires varient conformément aux formules suivantes : 4,2 ou à; elles sont appropriées au régime insectivore, Le crâne des mêmes Cheiroptères est très-renflé à la région olfactive ; leur péroné est très-grêle, presque filiforme et accollé au tibia dans une grande partie de sa longueur, On avait supposé que ces Animaux étaient pourvus de quatre mamelles, deux à la poitrine et deux autres auprès des aines; mais les prémicres de ces glandes méritent seules te
grand.
Campagnol | par Adananchâtre en aires infé-
paica) à été zypte et au > et dépasse
. Geoffroy) île indienne nommé Pe-
assez noinne, d'apres aralistes ont de ceux qui usqu’ici que l'Amérique jaître à leur peu près en en en fer de de cellules ; \ s'est servi $ où moins le grandeur intermanilérieurement tes et leurs appropriées n olfactive ; partie de sa , deux à la nt seules 1e
FAMILLE DES RHINOLOPHIDÉS, 205
nom de mamelles et sont seules lactifères: les autres servent à la production d'une matière odorante ainsi que l'ont démontré les recherches de Kuhl et de M. Temminck.
Les Rhinolophes ont le pelage en général pâle, d'autrefois orangé, plus ou moins élégant, toujours long et très-fourni, Ils vivent, à la manière des Vespertilions, chassant à la brune et se retirant le jour dans des trous d'arbres, dans des creux de rochers ou, lorsqu'ils habitent des villes, dans les édifices abandonnés ou déserts, Leur taille est assez variable, mais le plus souvent elle est moyenne ou même petite, et, sous ce rapport, les Rhinolophes ressemblent encore aux Vespertilions,
Nous n'avons pas besoin d'ajouter que les naturalistes qui aiment à faire des noms nouveaux, dans l'espoir peut-être mal fondé de contribuer aux progrès de l’histoire naturelle, ont divisé ces Animaux en plusieurs genres pour lesquels ils ont proposé autant de dénominations particulières, M, Temminck, qui à fait la monographie de ce groupe, et qui a rendu par ce travail un service plus réel à la science, conserve à toutes les espèces le même nom générique de Rhinolophes, et il les divise d’après la configuration de leur feuille nasale en deux catégories distinctes; c’est aussi ce que nous ferons, n'ayant pu réunir assez de documents sur les particularités que présente leur système dentaire pour les classer conformément aux indications qu'il pourrait fournir,
I. lihinolophes à feuille nasale simple, transversale et plus ou moins arrondie,
Le RuINOLOPHE FAMEUX (Zhinolophus nobilis, Horsfield) est le plus grand de tous; sa taille est plus forte que celle du Phyllostome Fer de Lance; son pelage est varié de marron, de gris brun et de blanc; il à 0,53 d'envergure. Il habite les Îles de Java, de Sumatra, d’Amboine et de Timor.
Le RHINOLOPHE DIADÈME (ÆXhinolophus dia-
dema, E, Geoffroy) est connu à Timor seulement; 2 il est moins grand, mais cependant il a 0,45 d’en- LUN =. ee vergure, Se ER N
Le RHINOLOPHE DISTINGUÉ (Ahinolophus in- RUINOLOPHE FAMEU, grand, nu,
signis, Horsfield) n’est que de Java,
Le RHINOLOPHE GRUMENIFÈRE (Rhinolophus speoris), dont il y à une excellente figure dans l'Atlas de Péron et Lesueur, à été rapporté d'Amboine et de Timor. Je le erois aussi de la côte malabare, où il y a du moins une espèce qui s’en rapproche beaucoup.
Le RHINOLOPHE BICOLOR: (Hhinolophus bicolor, Temminck) est de ces deux îles et de celle de Java; il est plus petit encore que le Crumenifère; ses poils sont blancs à la base et roux marron à leur pointe,
Le RHINOLOPHE rRIDENT (Ahinolophus tridens, E. Geoffroy) n'est pas rare en Égypte eten Nubie; nous en avons aussi vu des exemplaires venant de Bombay et du Sénégal, Le nom de cette espèce est emprunté à la forme de sa feuille qui est tridentée,
Le RHINOLOPHE TRIGUSPIDE (hinolophus tricuspidatus , Temminck) est fort petit et n'a que 0,21 d'envergure; sa feuille est également tridentée : c’est le pygmée du genre Rhinolophe, comme le Rhinolophe Fameux en est le géant. Son pelage est brun et sa feuille tridentée, mais d'une forme ur peu différente de celle du Rinolophe trident, I n'a été vu qu'à Amboine, C'est une des espèces découvertes par les naturalistes que le gouvernement hollandais a envoyés aux Îles de l'Inde et qui ont enrichi le musée de Leyde de si précieuses collections pour la Mammalogie,
H. lihinolophes à feuille 4"? plus ou moins compliquée, ayant sa seconde partie relevée en fer de lance et une sorte de s5e naissant du centre du fer à cheval.
Le RuiNOLOPUE DEUIL (Hhinolophus luctus, Temminek) est une espèce de Java, de Su-
ORDRE DES CHEIROPTÈRES.
matra et de Manille; sa taille est assez forte ; son pelage est noirâtre,
Le RHINOLOPHE EURYOTE (Æhinolophus curyotis, Temminck) habite l’île d'Amboine,
Le RiINoLOPHE TRÈFLE (fhinolophus trifoliatus, Temminek) vit dans celle de Java,
Le RHINOLOPHE AFFINE (lhinolophus affinis, Horsfield) a été observé à Java et à Sumatra,
Le RHINOLOPHE NAIN (Zhinolophus manor, Horsfield) est une petite espèce propre à Java et à Timor; sa taille le rapproche un peu du Rhinolophe tricuspide, mais il s’en distingue par sa feuille, et son envergure est de 0,25.
Le RHINOLOPHE PUSILLE (ARhinolophus pusillus, Temminck) est encore une petite espèce, mais qui est propre à un autre pays. Il a été découvert au Japon; il n’a que 0,22 d’envergure; ses mœurs sont celles de nos espèces européennes,
Celles-ci sont au nombre de trois, savoir :
Le RuiNoLOPHE GLIFFON (hinolophus clivosus), qui a d'abord été décrit par M, Cretzchmar, de Francfort, d'après des exemplaires rapportés d'Afrique par le D, Ruppel, On le trouve en effet sur ce continent depuis l'Égypte jusqu'au cap de Bonne-Espérance, mais il a été observé depuis lors en Europe, dans la Dalmatie, par exemple, et dans d’autres parties du Levant ; il existe aussi dans l'Asie occidentale, Sa taille est assez petite, car il n’a que 0,08 de longueur totale, la queue comprise et environ 0,30 d'envergure; ses molaires sont au nombre de dix-huit; sa feuille est médiocrement compliquée,
Le Ruinocorne uxirer (Ahinolophus unihastatus) est bien plus commun en Europe que le Cliffon; on le voit en Italie, en Allemagne, en France, en Hollande, en Angleterre, etc., et il existe aussi dans le nord de l'Afrique, en Algérie, C'est le grand Fer à
RniINOLOPHE DEUIL, grand. nüt.
AE EÉCru Aid
RHINOLOPUE UNIFEN, 1/3 de grand
z forte; son
voloplus cuoine,
lophus trifoava,
plus affinis, ‘umatra, us minor, > à Java et à 1 Rhinolophe r sa feuille,
tolophus puetite espèce , ,22 d’enver-
ar M, Cretzuppel, On le mais il a été s parties du que 0,08 de t au nombre
n en Europe , en Anglegrand Fer à
FAMILLE DES RHINOLOPIHDÉS. 207
Cheval de Daubenton et le Horse- Shoe bat des Anglais; sa feuille est compliquée de larges cellules,
Le RHINOLOPHE BIFER (Ahinolophus bihastatus), que Linné a considéré comme une simple variété du précédent, malgré la boune description qu’en avait donnée Daubenton dans son Mémoire publié en 1759, est connu sous le nom de pelil Fer à Cheval.
RnINOLOPUE VNIFER, grand, nat
L'énumération qu’on vient de lire montre que le genre Rhinolophe est représenté par plusieurs espèces en Europe, en Afrique et dans PAsie continentale , et qu’il est surtout commun et riche en espèces dans les Îles de la Sonde; il paraît exister aussi à Madagasear, E, Geoffroy a en effet décrit, d’après les manuscrits de Commerson , un Rhinolophe de cette région observé au fort Dauphin et qu'il nomme Zhinolophus Commersonii, On ne le connaît encore que par ce qu’en a dit le naturaliste dont il porte le nom,
# Parmi les espèces indiquées depuis que M, Temminck a publié sa Monographie, nous n’en
RuiNoLoPns DE COMMERSON, grard, nat.
Ruivoropus onaxcf, 1/2 de grand
208 ORDRE DES CHEIROPTÈRES.
citerons que trois : la première, appelée Phyllorhina villata par M, Peters, et d'assez forte dimension et vit en Mozambique. Les deux autres sont de la Nouvelle-Hollande, M. Gray, qui en a parlé, les appelle Rhinolophus megaphyllus et aurantiacus, La première est de la Nouvelle-Galles du Sud; la seconde, dont il fait aussi son genre Ahynonycleris, est de Port- Essington. Dans son bel ouvrage intitulé Wammals of Australia, M. Gould en a donné une bonne figure que nous reproduisons ici. Les mœurs du Rhinolophe orangé paraissent être les mêmes que celles de nos espèces européennes,
Auprès des Rhinolophes et des Nyctères vient se placer le GENRE NYCTOPHILE (Nyctophylus, Leach), dont l'unique espèce, étudiée de nouveau par M. Temminck, est aussi l'un des Gheiroptères que possède l'Australie,
On l'appelle NycroruiLe pe Grorenoy (Nyctophilus Geoffroyi). Elle à une paire d'incisives supérieures et deux inférieures, et ses molaires ne sont qu'au nombre de quatre paires à chaque mâchoire, ce qui, joint à ses quatre canines, lui fait en tout vingt-six dents, Ses oreilles sont grandes et pourvues d'un oreillon lancéolé; sa feuille est enfoncée comme celles des Nyctéres, Gette Chauve-Souris n’a que douze ou treize centimètres d'envergure; sa queue, qui a sept millimètres de longueur, est comprise jusqu'à son extrémité dans la membrane interfémorale,
FAMILLE rs VESPERTILIONIDÉS
Nous réunirons, sous la dénomination de Vespertilionidés, un grand nombre de Cheiroptères, très-différents des Roussettes par l'ensemble de leurs caractères, dépourvus de la feuille nasale qui caractérise les Phyllostomidés et les Rhinolophidés, et dont les ailes, la queue et le système dentaire ont une disposition plus ou moins analogue avec celle qu’ils ont chez ces derniers.
Ils constituent plusieurs genres dont les premiers ont la queue plus ou moins rudimentaire, tandis que les derniers l'ont plus longue que la membrane interfémorale, Nous en parlerons sous les noms de Taphien, Saccopteryr , Diclidure, Vespertilion (comprenant plusieurs divisions) et Molosse,
Nous traiterons en premier du genre Taphien, qui serait mieux placé parmi les Rhinolophidés, s’il n'était dépourvu de feuille nasale, comme tous les Gheiroptères de la présente famille,
GENRE TAPHIEN (Zaphozous, E. Geoffroy). C'est un petit groupe encore voisin des Rbinolophes, mais que l’on peut aisément séparer des espèces que nous avons réunies sous ce nom. lei il y a un oreillon, comme chez les Rhinopomes et les Nyctères , et la queue est aussi de longueur ordinaire; en outre, elle passe au-dessous de la membrane interfémorale, qui est cependant assez grande, sans être comprise dans son épaisseur, comme chez la plupart des autres Cheiroptères, L'os incisif est cartilagineux, et il paraît manquer de dents incisives ; il y à en tout vingt-six dents, dont deux paires d’incisives et cinq de molaires à la mâchoire supérieure, et aussi cinq paires de molaires à la mâchoire inférieure; Île front est excavé, comme chez les Nyctéres; enfin il y a de même une apophyse postorbitaire de l'os frontal ; mais on ne voit à la surface extérieure de la tête aucun rudiment de feuille membraneuse,
Ce sont aussi des Animaux de l'Afrique et des parties Dents ou Tapuiex prnroué, 4/1 de grand:
FAMILLE DES VESPERTILIONIDÉS. 209 chaudes de l'Asie; comme les Nyctèr espèces,
Le TAPHIEN PEnFoRÉ (Taphozous perforatus, KE, Geotfroy), ainsi nommé à cause de l'excavation de son front, est le Zérot volant de Daubenton, I « vingt-six centimétres d'envergure,
On en a rapporté des exemplaires du Sénégal, du Sennaar el d'Égypte, et il y à dans l'Ince une espèce qui s’en rap-
d'assez forte M. Gray, qui re est de la , est de Porta donné une ssent être les
es et les Rhinopomes, ils sont assez peu nombreux en
STOPHILE ck, est aussi
proche beaucoup, à en
gs. -: JugCT par un exemplaire #, #5 = pt paire d’inei- envoyé de Cochinchine pa ires M Diard CnANE DC TAPuren prnroné, quatre paires M. Diard,
2/1 de grand, ix dents, Ses
‘omme celles e; Sa queue,
a membrane
M. Ruppel en distingue, sous le nom de Taphozous nudiventer , une espèce de Nubie,
Le TAPHIEN A LONGUES MAINS (Taphozous longimanus, Hardwicke) est plus grand et distinct sous quelques autres rapports, On l’observe aux environs de Calcutta,
D’autres Taphiens ont été signalés par les auteurs sont le Taphozous maurilianus, E, Geoffroy, donné comme propre à l'île de France; le Taphozous melanopogon, Temminck, qui vit à Java; le Taphozous saccolaimus, Temminck , qui est commun aux Îles de Java, de Sumatra, de Gélèbes, etc. ; et le Taphozous leucopterus, Peters, de la côte mozambique,
IENRE SACCOPTÉRYX (Saccopteryx, Illiger). 11 comprend une espèce n'ayant qu'une paire de dents incisives supérieures et lois inférieures; ses molaires sont au nombre de cinq paires à chaque mâchoire, La queue est plus courte que la membrane interfémorale; l'apophyse postorbitaire du frontal est très-saillante, et il y à à l'aile, sous la base de l'avant-bras, une sorte de petit sac membraneux d'apparence glandulaire qui à son orifice à Ja face supérieure de la membrane,
TaPhozous MAURITIANCS, grand. nat,
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I" PARTIE
Le SACGCOPTÉAYX LEPTURE ( Saccopteryx lepturus, Wliger) vit à la Guyane, I a été décrit de nouveau par M. Krauss il y a quelques années,
GENRE DICLIDURE ( Diclidurus, Neu- Wied). Joint aux caractères généraux des Vespertilionidés une queue moins longue que la membrane interfémorale , et qui se termine auprès d’une double écaille supportée par celle-ci,
PO ET Le Diciioune De Freyneiss (Diclidurus
Freyreissii, Neu-Wied) ou l'espèce unique de ce
genre , est de grandeur médiocre, Son pelage est d'un blond très-pàle, C'est aussi un Animal de l'Amérique intertropicale,
GENRE NOCTILION (Woctilio, Linné), Linné, qui a constamment féuni en un seul genre, sous le nom de Vespertilio, tous les Chciroptères connus de son temps, aussi bien les Roussettes, déjà distinguées sous le nom de Pteropus, par Brisson, que les Phyllostomes, les Rhinolopes, les Chauve-Souris ordinaires, ete. , faisait, pour le Noctilion, une exception à la fois singulière et unique. I le séparait génériquement de tous les autres, et il l’a même, pendant plusieurs années, classé dans l’ordre des Rongeurs, et, par conséquent, fort loin des Vespertilions,
Gependant le Noctilion a bien tous les caractères généraux des autres Cheiroptéres ; ses doigts de devant sont également allongés, et ils soutendent, de même que ceux des autres Animaux de cet ordre, une membrane qui passe le long des flancs et va se fixer à la face antérieure des cuisses; enfin une membrane analogue à celle de presque tous les Choiroptéres existe entre les membres postérieurs du Noctilion.
Linné s'était fait une idée inexacte du système dentaire de cette Chauve-Souris, et comme il avait pensé qu’elle ressemblait aux Rongeurs sous ce rapport, il l'avait d'abord mise dans le même ordre que ces Animaux. Plus tard, il la fit cependant rentrer dans son genre Vespertilion; mais depuis que l’on a reconnu la nécessité de diviser celui-ci, il a été généralement admis que le genre Noctilion devait être conservé, sans toutefois être retiré des Cheiroptères, car, en réalité, sans être aussi disparate que la première opinion de Linné tendait à le faire admettre, le genre Noctilion est cependant beaucoup plus distinct qu'un grand nombre de ceux qui ont été proposés dans ces derniers temps dans le même ordre.
Les Animaux de ce genre sont des Cheiroptères véritables ; ils sont de moyenne grosseur ; leurs oreilles assez grandes sont pourvues d'un oreillon petit et crénelé ; leur nez ne supporte point de feuille; leurs lèvres sont grosses , et la supérieure présente une double fissure verticale qui donne à la face un aspect hideux rappelant celui de la monstruosité humaine à laquelle on à donné le nom de bec-de-lièvre; leur membrane alaire ne descend qu’un peu au-dessous du genou; leurs jambes sont longues, et la portion interfémorale de leur membrane, qui est très-étendue, dépasse le niveau des talons, d’où partent deux forts éperons qui la soutiennent latéralement sans se rejoindre sur son milieu, La queue est bien loin d'aller jusqu’au bord libre de cette membrane; elle n’en dépasse même pas le premier tiers,
La dentition des Noctilions est franchement insectivore : on y compte vingt-huit dents : deux paires d'incisives supérieures, dont l'externe est cachée derrière l’intorne et plus petite qu'elle; une seule paire d’incisives inférieure; quatre canines fortes et dont les supérieures sont un peu écartées des incisives, les inférieures étant, au contraire, contiguës entre elles de manière à rejeter les incisives en avant ; enfin quatre paires de molaires supérieures et cinq inférieures ; la première de celles-ci est petite,
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