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FAMILLE DES SORICIDÉS, 243
mis un exemplaire, recueilli par lui auprès de cette ville, et M, de Sélys l’a reçue des bords de la Durance,
Il ÿ à en Afrique et dans l'Inde des Musaraignes du même groupe et à peu près de la même taille, Nous en connaissons une en Algérie, qu'il nous a même été impossible de distinguer jusqu’à présent de la Musaraigne étrusque, mais dont nous n'avons, il est vrai, observé qu’un seul exemplaire, D'autres sont plus distinctes :
La MUSARAIGNE GRÊLE (Sorex gracilis, Blainville) a été trouvée au Cap par M. Verreaux ; elle a six centimètres, en comprenant la queue, qui est un peu comprimée,
La MUSARAIGNE DE PEnr- ROTTET (Sorex Perrottetii, Duvernoy) est du plateau de Nill- Gcrrhies, dans la presqu'île de Pondichéry, où elle se tient, à une hauteur de 2,300 mûtres au-dessus du nivoau de la mer, Elle n’a de longue: totale que soixante-un millimètres ou un peu plus de six ceïtimètres, dans lesquels la queue entre pour vingt-quatre millimètres, Cette espèce, les deux qui précèdent (Sorex gracilis et ctruscus), la Musaraigne pygmée, dont il sera quesion plus loin, et la Musaraigue de Madagascar, sont les ‘plus petits Mammiféres que l’on connaisse encore : le pelage . de la Musaraigne de Perrottet est noirâtre
en dessus et sur les flancs, avec le dessous grisâtre, Elle a été rapportée par M. Perrottet, pharmacien et botaniste habile,
La MUSARAIGNE DE MapaGascan (Sorex madagascariensis, Coquerel) n’est guère plus grande; elle a 0,069 dont 0,038 pour la queue; ses poils sont luisants ct d'un gris brunâtre, Elle est de Sainte-Marie de Madagascar,
D'autres Pachyures ont , au contraire, une taille supérieure à celle des espèces qui viennent d'être décrites, et l’une d’elles est même la plus grande Musaraigne con-
MUSARAIGNE DE PERROTTET, grand, nat,
MusanatGNE DE MapaGascan, grand, nat,
nue; Sa taille approche de celle du Rat ordinaire,
La plus connue est la MUSARAIGNE A QUEUE DE RaAr (Sorex myosurus, Pallas), dont il faut rapprocher toutes celles nommées par les auteurs plus modernes : S. avellanorum , indicus, capensis, cœrulescens, giganteus, indicus, Sonnerati et serpeñtarius. D’après M, de Blainville, elles ne constitucraient même qu'une seule espèce, et le Soreæ murinus de Linné n'en différerait pas non plus. Ce qui est certain, c’est que l’on trouve dans plusieurs parties de l'Inde continentale, dans les iles de l'archipel indien et dans d'autres localités, telles que lo Bourbon et plusieurs autres encore, des Musaraignes ayant la dentition des Pachyures ainsi que leurs autres caractères principaux. Toutes sont de couleur gris cendré, et elles ne
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paraissent différer entre elles que par leur plus ou moins grande taille, Il y en a qui ont jusqu’à quiuze centimètres de longueur, sans comprendre la queue; c’est à celles-là que M. Is. Geoffroy a donné le nom de Soreæ giganteus.
F. Cuvier parle des Musaraignes à queue de ù Rat sous le nom de Montjourou. Sonnerat, Leschenault et d’autres voyageurs en ont rapporté des exemplaires, Dans beaucoup de localités elles passent pour malfaisantes, et leur odeur musquée (qui les a fait appeler aussi Musaraignes musquées) est extrêmement forte, On dit même que lorsqu'elles touchent en passant les vases nommés gargoulettes ou alcarasas qui servent à faire rafraîchir de l’eau , elles donnent leur odeur au liquide qui y est renfermé, Les Indiens prétendent aussi que les Serpents les fuient et s’éloignent des lieux où elles se trouvent, Les habitudes de ces grosses Musaraignes sont tout à fait nocturnes, et, dans leurs courses, elles font entendre de temps en temps un petit cri aigu que l’on peut rendre par le mot kouwik,
Il est probable que les relations commerciales ont répandu ces Animaux dans des localités où ils n’existaient pas précédemment, Ainsi on les rencontre dans la presqu'’ile de Pondichéry, au Bengale, dans les îles de la Sonde et jusqu'aux Philippines, et même au Japon, Ii y en a aussi à Bourbon, peut-être au Cap, et nous en avons vu un exemplaire pris dans l’île de l’Ascension,