‹ Histoire naturelle des mammifères [microforme] (volume 2)Chapitre 72 sur 96 · DELANGLE · texte numérisé non relu

DELANGLE

AULACODE DE SWINDER, 1/8 de grand,

AULAGODE DE SWINDER (Aulacodus Swinderianus, Temminck couleur brune, à peu prés gros comme un Lapin sur pattes ; il est encore rare dans les collections, La Société zoologique de Londres en a reçu un exemplaire de SierraLéone ; celui du Muséum de Paris, que nous avons fait figurer, à Gé envoyé du Fouta-Dhiallon, Sénégambie ; par feu M, Heudelot.

). C'est un Animal de , Mais ayant le corps plus long et plus bas

TRIBU nus ÉRÉTHIZONIENS

Les Hystriciens sont des Rongeurs particuliers à l’ancien continent et dont aucune espèce ne se retrouve dans l'Amérique, Les Animaux de cette partie du monde qui ressemblent le plus à ceux dont nous venons de terminer l’histoire sont les Oursons, les Couis et leg Coendous, que M, Gray a distingué comme tribu, sous la dénomination de Gercolabina, Ce mot rappelant le caractère préhensile de la queue des Coendous, nous lui avons substitué, tout en acceptant la manitre de voir du savant zoologiste anglais, celui d'Éréthizontens , également emprunté à l'un des genres de cette tribu, Comme il signifie

simplement que ces

Animaux ont des piquants, il s'applique également aux différents genres qui la composent, Ces genres sont au nombre de quatre : Éréthizon, Sphiggure, Chætomys et Coendou. Les espèces qu s’y rapportent s'éloignent moins par l’ensemble de leurs caractères de l’Aulacaude que des véritables Hystriciens, mais leurs incisives supérieures ne sont pas sillonnées ; leurs piquants sont plus ou moins entremêlés de poils, quelquefois même dissimulés par éux, et leur queue, toujours plus ou moins longue, est prenante dans certaines espèces; leur crâne à une forme | FH] assez particulière : il ne présente, dans aucun cas, l’arcure régulière de la ligne supérieure {] qui distingue celui des Pores-Épies, des Acanthions, ete. :

GENRE ÉRÉTHIZON (Zrethizon, F. Cuvicr), Apparence extérieure assez semblable à celle des Marmottes ; queue moins longue que la moitié du corps; piquants courts, en partie cachés sous les poils, Le crâne montre plusieurs particularités tout à fait caractéristiques, dont F. Guvier parle en ces termes : « La tête, vue de profil, au lieu de présenter dans sa partie supérieure un are de cercle, présente une ligne presque droite, interrompue par l'élévation des crêtes orbitaires du frontal, Les parties de l'organe olfactif se partagent à peu près

hr également la longueur de la tête avec le cerveau, qui n’est en ‘ommunication qu'avec la | | partie postérieure des frontaux; mais les nasaux sont courts; ils forment un parallélogramme | et occupent un peu moins du tiers de cette longueur; les cornets paraissent avoir la même

4 structure et, par conséquent, la même simplicité que ceux du Porc-Épie de Java; les fron- | taux, qui sont plats, sont garnis d'assez fortes crêtes, lesquelles se réunissent en un angle aigu pour former la crête sagittale; la fosse orbitaire, jointe à la fosse temporale, est trèsgrande, lorsqu'on la compare à celle des Porcs-Épies et des Acanthions, et cette comparaison rend sensible la grandeur du trou sous-orbitaire et surtout le peu de largeur de l'apophyse qui en forme la partie supérieure, L'os lacrymal est dans un état tout à fait rudimentaire etne dépend plus que du maxillaire, quoiqu'il reste en communication avec le frontal. Les crêtes sagittales sont fortes et saillantes ; la caisse surpasse en grandeur celle du Porc- pie ordinaire, quoique la tête de celui-ci soit du double plus grande, »

L'Énérnizon Unsox (Zrethiron dorsatus) est l'espèce type de ce genre ; c’est l'Aystrir

Iudsonii de Brisson, l'Urson de Buffon, et l'Aystrix dorsala de Gmelin, Get Animal vit aux |

États-Unis ; il se creuse des texriers sous les arbres et se nourrit d'écorces, principalement de

celies des genevriers, ainsi que de fruits et des racines de ces arbres; il a le corps long de sept

décimétres environ, et la queue longue de deux et quelque chose ; ses piquants sont en partie ‘

cachés sous les poils, surtout en hiver; ils sont en partie blancs ou jaunâtres et en partie

bruns ou noirâtres ; ceux de la croupe sont un peu plus longs que les autres; le pelage est

brun sombre, un peu glacé de blanc, L’Ürson se roule en boule quand on l'attaque. C’est un (

Animal nocturne, qui jouit de la propriété de grimper, et dont la chair est mangeable, La &

femelle produit annuellement trois ou quatre petits ; elle n'a qu'une portée, | L'Urson est le Cauquau des Indiens et l'Ouskelouk des Esquimaux. Nous en donnons une

figure à la page 333. ;

F, Cuvier en rapproche, sous le nom d'ÉRÉérTuHIZON DE BurFon (Zrethizon Buffonii), l

Animal représenté par le célèbre auteur de l'Histoire naturelle, sur la planche 54 de son t

| douzième volume, sous le nom inexact de Coendou. De même que dans lUrson, la queuc L

est très-distinete, non prenante, entièrement revêtue d'épines ; les épines sont blanches dans ï

es ‘toute leur longueur, sauf à la pointe, qui est brune; la teinte générale est blanchâtre. É 4 GENRE SPHIGGURE (Sphiggurus, F. Cuvier). Animaux essentiellement grimpeurs ,

: ayant la queue prenante et en partie nue, Leurs ongles sont arqués, et les paumes ainsi a

que les plantes de leurs pattes sont élargies ; leurs piquants ne sont pas très-longs, mas ils D

; ont leur point d'attache rétréci, et leur sommet est très-aigu ; suivant les saisons, ils sont d pa plus ou moins recouverts par les poils et dissimulés par eux, C'est ce qui les rend plus dan-

gereux encore; et si l’on touche les Sphiggures sans précaution, on peut se blesser plus ï

où moins fortement, À cause de cette particularité, l'espèce principale de ce genre à été

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Les espèces tude que des ars piquants leur queue, à une forme e supérieure

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FAMILLE DES HYSTRICIDÉS. 337 nommée /ystrix insidiosa, c'est-à-dire Porc-Épic insidieux, Les Sphiggures ont beaucoup d'analogie avec les Coendous, avec lesquels tous les naturalistes les réunissaient même avant la publication du Mémoire de F. Cuvier; mais ce dernier observateur a montré que leur crâne est assez différent de celui des Goendous, Les os du front y sont déprimés au lieu d’être proéminents; l'organe de l'olfaction est aussi limité dans un espace moins considérable ; et les dents incisives ont un sillon longitudinal,

On trouve des Sphiggures depuis le Mexique jusque dans la vallée de la Plata; il yen a aussi au Pérou,

Le SrniGqure Cour (Sphigqurus insidiosus) , où l'espèce ordinaire des collections, est déjà signalé dans Brisson; c’est un des Animaux que Buffon appelle Coendous, et il est Azara sous le nom de Couiy, Ses piquants sont, en grande partie, jaunâtres à la base et à la pointe, bruns au milieu: les poils sont en général de la même Couleur ; la longueur du Corps dépasse cinq décimètres C'est au Paraguay qu’Azara a observé le Couiy,

décrit dans l'ouvrage d’

; la queue à deux décimètres et demi.

Il dit que cet Animal y est rare, mais qu’il en à possédé cinq exemplaires qu'il trouva aux mois de septembre et d'octobre sur les grands arbres, où ces Animaux montrent beaucoup de tranquillité dans leurs habitudes, et où ils marchent sans effroi sur les branches les plus petites aussi bien que sur les troncs. Toutes leurs actions ont le caractère de la lenteur, et leur goût sédentaire est si prononcé, qu’un des des sujets observés par l'auteur espagnol passait quelquefois vingt-quatre et même quarante huit heures sans changer de lieu, ni même de posture: il ne se déplaçait que pour manger, ce Qu'il faisait communément vers neuf heures du malin ou à quatre heures de l'après-midi, Vzara dit qu’il ne l’a vu se remuer qu'une seule fois à la clarté de la lune et une autre fois à à celle d’une lumiere artificielle, Toutefois, pendant les premiers jours de sa captivité, il grimpait partout et il se mettait sur la pomme ou sur le dos d'une chaise, mais jamais sur rien de plat; étant monté un jour sur la fenêtre et s'étant placé sur le bord du volet, il ne chercha pas depuis une autre place, IT y passait, sans plus de mouvement qu'une statue, tout le temps qu'il memployait pas à manger, et il s’y tenait dans une posture étrange, parce que, sans se fixer ni par les pattes de devant, ni par la queue, il s’attachait sculement par les pieds de derricre, Il plaçait alors son corps dans une situation plus votée que celle d'un Lapin; il avait les pattes de devant jointes ensemble et touchant presque celles de derrière, et son museau baisait presque ces dernières, Quoiqu'il entrât du monde et qu'on parlât, il ne regardait pas et il ne se dérangeait pas jusqu’à ce que son heure de descendr

manger fût venue, On le nourrissait de pain, de maïs, de manioc, d'herbes, de feuilles, de fleurs et de fruits de toutes sortes, mais il en prenait infiniment peu, et il aimait à varier Sa nourriture en mangeant de plusieurs choses différentes, On lui a également vu manger du bois de saule et de la cire vierge.

Le Couiy d'Azara prenait ses aliments avec les dents, les élevait et les soutenait aussitôt le ses deux pattes de devant, comme le fait l’Agouti; son sens le plus perfectionné était l’'odorat, Si on l’appelait par Son nom, il tournait rarement la tête, et lorsque le froid le tourmentait, ou la faim, ou les puces, il faisait entendre sa voix, qui se bornait à un A6 prolongé et si sourd qu’on l’enterdait à peine, Il se laissait toucher avec autant de facilité que s'il eût été de pierre; mais si l’attouchement lui faisait quelque violence, il hérissait ses épines, sans pourtant faire aucun mouvement du corps et en contractant seulement sa peau,

On à dit de cet Animal qu'il lançait ses piquants contre ceux qui l’inquiètaient ; on a aussi assuré qu'il faisait tomber les fruits d’un arbre, et qu'après s'être roulé sur eux, il les emportail cloués à ses épires ; tout cela n’est pas plus vrai pour le Gouiy que pour le Hérisson ou le Porc-Épic,

Azara dit avoir vu quelquefois les excréments du Jaguar remplis de piquants du Couiy, qui, ajoute-t-il, sortent tels qu'ils sont entrés et sans s’altérer dans aucun point, Le Jaouar mange donc les Rongeurs de cette espèce, et il est probable que d’autres Carnassiers ont

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aussi cette habitude, Malheureusement on n'a point encore de renseignements précis relativement aux mœurs des Sphiggures, et il reste quelque incertitude sur la valeur des différences qui distinguent entre eux ceux que l'on a jusqu'ici réunis dans les principaux mustes,

Desmarest et d'autres mammalogistes également distingués n'ont admis qu’une seule espèce dans ce genre, mais F, Cuvier en a décrit une seconde comme facile à distinguer, et depuis lors, on en à ajouté deux ou trois autres,

F, Guvier donne aux Sphigqures Cou le nom de Sphiggurus spinosus, et il le décrit comme dépourvu de poils; mais on sait qu’ils en acquicrent en hiver de manière à dissimuler presque entièrement leurs piquants : ainsi que nous l'avons vu, c’est de là que l'on a tiré leur nom spécifique d'Znsidiosa,

Le SPHIGGURE Ontco (Sphigqurus villosus) est distingué par F, Guvier sur l'examen d'un exemplaire rapporté du Brésil par M. Auguste de Saint-Hilaire, Voici comment il décrit cette nouvelle espèce :

Elle à environ quatorze pouces de longueur (près de quatre décimétres) du bout du museau à l'origine de la queue, dont la longueur égale celle du corps ; elle diffère surtout de la précédente par les poils très-longs et très-épais qui la recouvrent extérieurement et sous lesquels les épines sont tout à fait cachées, Ges poils, qui colorent l’Animal, ont jusqu'à cinq pouces de longueur ; ils sont blanchätres à leur origine, noirs dans l'étendue de deux à trois pouces, et blonds ou d'un marron très-clair à leur extrémité; la queue est de cette dernière couleur dans sa première partie et noire dans le reste, Les épines sont, sur les différentes parties, distribuées et colorées comme celles du Couiy.

Fischer ne doute pas que l'Orico ne soit le même Animal que le Couiy dans son pelage d'hiver,

M, Gray distingue sous le nom de SPHIGGURE MÉLANURE (Sphiggura melanurus) une espèce, également du Brésil, qu’il regarde comme étant peut-être l'Aystriæ nycthemera de M, Lichtenstein,

Le SPHIGGURE BICOLORE (Sphiggurus bicolor) à été découvert au Pérou et décrit par M. Tschudi, auquel on doit de très-bons travaux sur les Animaux de cette contrée,

GENRE CHÉTOMYS (Chætomys, Gray). Piquants subégaux, moins longs et moins forts que chez les autres Éréthizoniens ; la queue n’a de vrais piquants qu’à sa base; ceux qui la recouvrent dans le reste de son étendue sont plutôt des poils quoiqu’ils soient encore roides et cassants; le museau n’est pas renflé; la forme du crâne est très-singulière, Il est élargi et aplati en dessous, et son cercle orbitaire est presque complet, les deux opaphyses postorbitaires se rapprochant plus l’une de l’autre que dans aucun autre Rongeur, L’orbite dépasse peu en grandeur le trou sous-orbitaire, Les dents ont aussi une forme très-caractéristique,

Le CHÉTOuYS SUBÉPINEUX (Chælomys subspinosus) est l'Hyshr'ix subspinosa de M. Lichtenstein et de Kuhl, M. Gray en à fait, avec juste raison, le type d'un genre à part, Get \nimal à les piquants cylindriques, à sommets appointis ; leur couleur est brun fauve tendant au cendré, Taille peu différente de celle du Couiy ; corps plus allongé; oreilles plus petites; queue plus grande, Ce Rongeur a été découvert par le prince Maximilien de Neu-Wieu, au Brésil, Il vit dans les provinces du centre et du .. nord, Son corps à 0,38 et su queue 0,35,

M, Pictet à donné une deseription de la même espèce sous le nom de ?/otrocebrus Moricandi.

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FAMILLE DES HYSTRICIDÉS.

GENRE SYNÉTHÈRE (Syretheres, F. Cuvicr), vulgairement Goendou, Lacépède le

réunissait aux autres Éréthizoniens à queue prenante, sous le nom latinisé de Coendu,

M, Brandt y a substitué celui de Cercolabes, Les Synéthères ou Coendous vrais ont la queue longue et prenante, les pattes modifiées pour grimper, le corps couvert de piquants assez analogues à ceux des autres genres de la même tribu, c'est-à-dire cylindriques, rétrécis à leur base ct pointus au sommet; leurs narines sont ouvertes dans un renflement arrondi en forme de tubercule, et leur crâne est remarquable par un soulèvement considérable de la région olfactive,

‘Ces Animaux sont propres à l'Amérique méridionale, On n’en connaît bien qu’une espèce, le SYNÉTHÈRE COENDOU (Synetheres prehensilis) dont il est question dans les premiers ouvrages d'histoire naturelle relatifs au nouveau continent. I à le corps couvert en dessus de piquants assez courts, annelés de blanc et de noir et sans mélange de poils; sa queue a aussi des piquants dans une partie de sa longueur, mais ils décroissent

SYNÉTUÈRE CoENDOU, 1/8 de grand

rapidement, et elle est nue et écailleuse vers son extrémité, Le corps a six décimétres el

demi de long, et la queue près de cinq,

Le Coendou a des allures assez singulières; il grimpe très-bien, mais sans agilité, et la protubérance brunâtre dans laquelle sont percées ses narines contribue à rendre sa physionomie plus bizarre encore. On le trouve dans les lieux boisés, les arbres étant sa demeure habituelle ; ses mœurs, à l’état de liberté, n’ont pas été décrites, et, en captivité, elles n’ont rien offert de bien particulier, On rencontre principalement ces Animaux dans la Guyane, au Brésil et même au Mexique, On soupçonne qu'ils constituent plusieurs espèces,

Brisson à parlé de ecux du Mexique sous le nom d’Aystrix Nove Hispanie, Dans son histoire de ce pays, Hernandez les avait appelés Hoilzlacuatzin.

M, Brandt en sépare une autre espèce sous le nom de Cercolabes platycentrotus, Sa patrie

est encore Inconnue,

On en distingue aussi le €, boliviensis, qu vit, ainsi que son nom l'indique, dans la Bolivie,

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TRIBU pes CAPROMYENS

Ceite tribu comprend des espèces dont le pelage est tantôt doux, tantôt au contraire plus ou moins épineux, mais sans que leurs épines aient jamais la consistance ni la longueur de celles des Hystriciens ou même des Éréthizoniens, On pourrait, à cause de ce caractère, la séparer en deux catégories, en mettant d’un côté ceux qui ont des épines, et de l'autre, ceux qui en manquent; mais la transition des uns aux autres est insensible, et on classait encore, il ÿ à quelques temps, dans un seul et même genre, sous le nom d'Échimys , des espèces à poils rudes ou épineux, et d’autres qui les ont souples ou même doux au toucher, D'autres Capromyens sont les Capromys, Plagiodontes ct Myopotames.

GENRE ÉCHIMYS (£chimys, KE, Geoffroy), On ne considère plus comme méritant la dénomination d'Échimys, c'est-à-dire de Rats épineux, qu'une partie des Animaux auxquels on l'avait d'abord appliquée, Le caractère d’avoir les poils de nature plus où moins épineuse peut se rencontrer en effet chez un assez grand nombre d'espèces de Rongeurs; et ces espèces, tout en se ressemblant extérieurement, peuvent différer entre elles par des particularités plus importantes, C'est pourquoi l'on rapproche maintenant des véritables Rats celles qui ont, comme les Acomys, une dentition analogue à celle de ces Animaux, et par contre, on met à côté des Échimys proprement dits quelques espèces dont le pelage est souple et soyeux, Une particulrité plus importante d° ces Animaux épineux consiste dans le nombre et la forme de leurs dents molaires; les vrais Échimys en ont constamment quatre paires à chaque mâchoire et elles sont égales entre elles. Ces Rongeurs ont aussi un grand tou sous-orbitaire, ct, à cet égard encore, ils s’éloignent dos Rats. Leur taille est en général plus forte que celle de ces derniers ; celle du Surmulot ou du Perchal peut cependant en donner une idée; ils ont la queue à peu près aussi longue que le corps; leur extérieur rappelle celui des espèces essentiellement destinées pour vivre à la surface du sol, et, comme elles, ils ne sont que médiocrement fouisseurs ; leur nourriture consiste en végétaux, L'Amérique méridionale et les parties de l'Amérique septentrionale qui s’en rapprochent le plus sont les seuls pays qui aient encore fourni des Échimys,

On les à partagés en plusieurs genres, que nous grouperons ici comme autant de sousgenres, de manière à laisser au groupe des Échimys, tel que l'avait établi E, Geoffroy, à peu près les mêmes limites, Dans cette manière de voir, le genre des Échimys reste également synonyme du genre Loncheres (Hliger) ; il répond alors à la tribu des Echymiens de plusieurs auteurs,

Ge sont les Cercomys, les Échimys proprement dits, les Nélomys, les Dactylomys et les Lasiuromys, auxquels on en a ajouté d’autres encore. Parmi ces derniers se rangent le genre fossile des Carterodon (Lund), qui a les incisives supérieures cannelées, et celui des Mesomys (Wagner), dont l'espèce type manque, dit-on, de queue, MM, Pictet, Is. Geoffroy et Watherhouse, ont notablement ajouté à nos connaissances sur les Échimys. Nous commencerons par l'espèce type du sous-genre Cercomys.

1. CERCOMYS (Cercomys, F, Cuvier). Poils doux; queue nue et écailleuse: molaires rauiculées, subarrondies à leur couronne, qui présente une échancrure interne aux dents supéricures, une externe aux inférieures, el plusieurs iles intérieures d’émail de forme ovalaire

MoLaines D'Écuimys, 2/1 de grand.

conu'aire plus a longueur de 6 caractère, la à l'autre, ceux lassait encore, s, des espôces oucher, D'au-

ne méritant la aux auxquels >u moins Épingeurs ; et ces des particula- Rats celles qui ar contre, on ple et soyeux, Animaux Gpiorme de leurs ont constame ctelles sont ussi un grand ore, ils s’éloiral plus forte rmulot ou du idée; ils ont e Corps; leur sentiellement l, et, comme 1isseurs ; leur rique mérisont les seuls

ant de sousoffroy, à peu te également de plusieurs

lomys et les sent le genre des Mesomys y et Wathermmencerons

se; molaires dents supéovalaire

FAMILLE DES HYSTRICIDÉS. 341

GEncouYs pu Bnésiz (Cercomys cunicularius, F, Guv.), Ia été découvert au Brésil, dans les province des Mines, par M, Auguste de Saint-Hilaire, Son pelage est brun foncé aux parties supérieures, brun pâle au contraire sur les flancs et les joues, blanchâtre sous les mâchoires, le cou et le dessous du tronc; aucune épine n'est mêlée aux poils du dos ou des autres parties,

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