‹ Histoire naturelle des mammifères [microforme] (volume 2)Chapitre 81 sur 96 · XIX · texte numérisé non relu

XIX

ion; les US Avec s fauve alui, Sa lionale,

ais plus sie mé-

Dipus Jymeœus

ale, lui out du fauve , ie brun la face brunes presque dactyle

FAMILLE DES DIPODIDÉS, 309

que Shaw avait signalée sous le nom de Jerboa, comme vivant le plus ordinairement dans les sables du Sahara, I l'appelle Alactaga des roseaux, parce que, d’après le voyageur anglais, elle aime ces végétaux, et que partout où il y en a on est sûr de la rencontrer aussi,

M. Gray signale une espèce d'Alactaga dans l'Inde,

TRIBU pes PÉDÉTIENS

Les Pédétiens {Pedetina, Gray) ont pour type le genre Pédète, aussi appelé Helamys, dont nous rapprocherons le Pétromys, placé à tort par quelques auteurs à côté des Échimys. Ces Animaux, qui sont particuliers à l'Afrique, ont eu pour

représentants européens, pendant la période miocène, les

Issiodoromys, que l'on ne connaît encore que par les restes

Pénre, 1/3 de grand. CRANE DE Pénète, 1/3 de grand,

fossiles qu'ils ont laissés dans les terrains du centre de l'Auvergne, Ce genre paraît les ratlacher aux Rongeurs fossiles, également pourvus de seize molaires, dont nous avons parlé à la page 273, et même aux Anomalures ainsi qu'aux Myoxidés,

GENRE PÉDÈTE (Pedetes, Hliger), Animaux sauteurs, à corps allongé, ayant la tête grosse , les oreilles grandes et pointues, les yeux assez volumineux, la queue longue et velue, les pieds postérieurs bien plus longs que les antérieurs et à quatre doigts seulement , tandis que ceux-ci en ont cinq; enfin tous les ongles forts et disposés pour fouiller le sol. Le crâne des Pédètes à une forme assez singulière ; les os du nez sont larges et saillants, disposition qui se traduit dans la physionomie extérieure de ces Animaux par la saillie de leur nez; le trou sous-orbitaire est très-grand; l'orbite, considérable, est presque complétement encadrée; la mâchoire inférieure courte ; les dents incisives, fortes et larges aux deux mâchoires, sont coupées carrément à leur bord tranchant ; les molaires, au nombre de quatre paires en haut et en bas, à peu près égales entre elles, sont marquées d’un fort sillon, qui est externe aux supérieures, interne aux inférieures, et fait paraître leur couronne incomplétement bilobée, C'est, d’ailleurs, ce que la figure ci-jointe fera comprendre beaucoup mieux que la description que nous pourrions en donner, Ces dents n’ont pas leurs racines distinctes. =

Ge genre a reçu de F, Guvier un nom différent : it l'appelle Æélamys, et quelques auteurs

le PARTIE, 47

Dents p8 Pévoèrte, 2/1 de grand.

ER

en ont parlé sous cette dénomination; muis le mot Pedetes, qui est le plus ancien, a dû être préféré, On trouve l'unique espèce qui s'y rapporte dans les régions sableuses de l'Afrique australe, à pou de distance du cap de Bonne - Espérance, ot Sparmann, voyageur hollandais de la fin du siècle dernier, en a déjà fait mention, C'est son Gerbua capensis, Pallas à traité du même Animal sous le nom de Mus cafer, Les colons hollandais l'appellent Berg haas, ce qui signifie Lièvre de montagne, et Spring haas, c'est-à-dire Lièvre sauteur, C'est l'Aerdmannelje des Hottentots, dénomination d'où l'on a tiré les noms de Mennet où Maunet, sous lesquels il est question du Pédète dans plusieurs auteurs,

C'est aujourd'hui lo Pénère pu Car (Pedetes capensis), Cet Animal a le corps à peu près aussi long qu'un Lapin, mais il est moins fort des reins, et sa queue est bien plus longue; elle à 0,45, et le corps un peu plus, Le dessus de la tête, le dos, les épaules, les flancs et la croupe sont brun jaune, légèrement grisâtre ; le dessus de la cuisse est un peu plus pâle ; la jambe est plus brune, et elle a une ligne noire vers le talon, Il y à du brun jaunâtre mêlé de blanc sur les côtés de la tête, et les parties inférieures de tout le corps

Pépère ne Car, 1/6 de grand,

sont | assez

Le:

Kang contr subst const ils y plus 4 calme

On uppre qu'av comn Melle

GE Anim plus | aussi ordine paires

Pé observ sembl:

dû être Afrique landais a traité haas,

. C'est launet,

à peu n plus es, les un peu u brun

COMpS

VAMILLE DES DIPODIDÉS, 371

sont blanches ; la pointe des oreilles et los moustaches sont noires; la queue est d'un roux assez vif on dessus et blanc on dessous, jusqu'à son milieu; noire, au contraire, à sa pointe,

Les Pédètes où Hélamys marchent surtout par bonds, à la manière des Gerboises et des Kanguroos; alors ils allongent leur queue et tiennent leurs pattes de devant appliquées contre leur poitrine ; ils ne sortent guère que le soir ou la nuit; leur nourriture consisto on substances végétales ; ils passent presque tout le jour cachés dans des terriors qu'ils se construisent en fouillant le sol à l'aide de leurs ongles puissants, et, lorsqu'ils en sont sortis, ils y rentrent immédiatement si quelque bruit se fait entendre, Leur précipitation est des plus grandes, et ils semblent plonger sous terre; leur timidité est excessive, Lorsqu'ils sont calmes, leur voix consiste on un grognement assez sourd,

On a rarement possédé les Pédétes en vie, Allamand, qui en a vu un en Hollande, nous apprend que, pendant son sommeil, il ramenait sa tête entre sos jambes de devant, et qu'avec celles de derrière il rabattait ses oreilles sur ses yeux ot les y retenait appliquées comme pour les préserver de toute atteinte extérieure, Les Pédètes ont deux paires de mamelles, On ignore combien ils ont de petits à chaque portée,

GENRE PÉTROMYS (Petromys, A. Smith), Animaux coureurs, à pieds postérieurs à peine plus longs que les antérieurs ; queue presque aussi longue que le corps; oreilles de forme

ordinaire; dents molaires au nombre de quatre paires à chaque mâchoire,

CHANE bu Pérnonys, grand, nat Denrs ou Pérnouys, 2/1 de grand,

PÉTROMYS TYPE (Pelromys lypicus, À, Smith). C'est la seule espèce qu'on ait encore observée; Sa taille est à peu près celle d'un Spermophile, mais sa forme extérieure est plus semblable à celle des Abrocomes ; son pelage est de couleur roussâtre.

Prinouyrs tryre, 2/1 de grand

Get Animal à été observé dans l'Afrique méridionale, vers l'embouchure de la rivière Orange, par M. Smith, et dans le pays des Namaquois, par M. J, Verreaux, Il se tient principalement sur les collines rocailleuses ; habitude qui a conduit l’auteur cité à l'appeler Pétromys, ce qui veut dire Rat des rochers, C’est là que ce petit Mammifère établit son nid sous les pierres ou dans quelque crevasse, Sa nourriture est essentiellement végétale et paraît consister principalement en fleurs de composées; il préfère celles des seneçons.

GENRE ISSIODOROMYS (/ssiodoromys, Croizet). J'ai essayé de démontrer ailleurs qu’il fallait rapprocher des Ptéromys et des Pédètes ce genre de Rongeurs dont l'espèce type avait été regardée par quelques auteurs comme congénère du Cochon d'Inde et de l'Apéréa, L'Issiodoromys, dont le nom veut dire Rat d'Issoire, a été distingué génériquement par le savant curé de Nechers, près Issoire, M. l'abbé Croizet, qui a fait faire de véritables progrès à la paléontologie des Animaux vertébrés par ses belles recherches sur les fossiles de l'Auvergne, et qui a apporté dans l'étude de cette science des vues à la fois indépendantes, neuves et ingénieuses, Voy. page 273 pour la dentition de l'Issioponomys,

TRIBU pes CTÉNODACTYLIENS

GENRE CTÉNODACTYLE (Ctenodactylus, Gray). L'unique espèce de ce genre est un Animal africain, à corps ramassé , à orcilles courtes, à pieds disposés pour fouiller le sol et dont les molaires sont au nombre de douze en tout.

Malgré les caractères que nous venons d'indiquer, et aussi malgré les différences notables de la forme extérieure qui séparent ce genre des Pédètes, et plus encore des Criboises, on ne peut nier qu’il n’ait avec eux certaines analogies et qu’il n’établisse pour ainsi dire un lien entre les Campagnols et les Dipodidés., Le crâne du Cténodactyle à un grand trou sousorbitaire et son canal auditif est large et tubuleux. Deux autres rarticularités remarquables qu'il nous a présentées consistent dans l’étroitesse de sa partie faciale, en avant du trou sous-orbitaire, ce qui le fait ressembler à celui des Gerboises, et dans la composition du trou sous-orbitaire lui-même. Celui-ci n’est que partiellement encadré par l'os maxillaire, dont l’apophyse zygomatique n’envoie qu’un courte et étroite portion au bord externe du trou. La racine antérieure du zygomatique complète ce bord, et son are supérieur est en grande partie formée par los unguis. M. Gray a proposé le premier de rapporter ce genre à la tribu des Campagnols; de mon côté, j'ai émis l’opinion qu’il appartenait aux Dipodidés, Il est incontestable qu’il tient à la fois des uns et des autres, et qu’il ressemble d’une part aux Campagnols les plus fouisseurs et d'autre part aux Pédétiens du genre Pétromys. Les Cténodactyles ont quatre doigts à chaque pied; ceux de derrière, et principalement les deux externes, sont garnis d’une rangée de poils roidis qui ressemblent à un peigne.

Le CTÉNODAGTYLE DE Masson (Ctenodactylus Massonit, Gray) paraît exister à la fois dans les régions sablonneuses qui avoisinent le cap de Bonne-Espérance et dans la région saharienne la plus voisine de Tripoli, en Barbarie, Les premiers exemplaires qu’on en ait observés ont eté rapportés de l'Afrique australe, en 1774, par Masson, botaniste voyageur auquel on doit aussi plusieurs belles espèces de bruyéres. Leur taille est celle d’un Lagomys et leur pelage est cendré, un peu lavé de fauve. Leur espèce a été successivement étudiée par M. Gray, par M. Jourdan et par M, Wagner. On en conserve un exemplaire au musée de Lyon, Les dents molaires supérieures du Cténodactyle sont uniformes, avec une échancrure externe; les inférieures sont didymes, à lobes tranverses et un peu obliques: la mandibule de ces Animaux rappelle, à quelques égards, celle des Cténomys; leurs incisives sont lisses, Pallas à trés-probablement parlé des Cténodactyles du nord de l'Afrique, sous le nom de Mus Gundii, I dit, d’après Rothmann, que cette espèce, qu'il compare à un petit Lapin, c'est-à-dire à un Lagomys pour sa taille, à la queue courte, les pieds tétradactyles et le Corps gris roussâtre,

Le prince leurs culie visés

pour rieur régin temp men( jusqr

Loi

et ve qu'à sud «

Gi étudi surf en p dans reté.

aussi retire et se qu'el

Ce aussi

\ rivière nt prinromys, sous les onsister

ailleurs èce type Apéréa.

t par le progrès le PAu- , neuves

e est un le sol et

notables ses, on dire un U SOUS- ‘quables du trou du trou e, dont rou, La le partie ibu des t incon- Campadactyles 2, sont

| la fois | région 1 en ait oyageur agomys diée par usée de ancrure ndibule lisses, 1om de Lapiu, e corps

FAMILLE DES MYOXIDÉS,

FAMILLE vers MYOXIDÉS

Les Loirs ou Myoxus servent de type à la famille des Myoxidés, et ils en constituent le principal genre, Ces Animaux rappellent les Écureuils par leur apparence extérieure et par leurs habitudes; mais ils tiennent aussi des Rats sous certains rapports, et ils ont en particulier le crâne à peu près de même forme que ces derniers, Ils sont principalement caractévisés par leurs dents molaires, qui sont en tout au nombre de seize, et qui ont la couronne marquée de plis transversaux de l’ivoire, de manière à rappeler jusqu’à un certain point, mais avec plus de régularité, ce que nous avons vu chez les Ptéromys. Les molaires des Myoxidés sont pourvues de racines distinctes, comme celle des Sciuridés et des genres omnivores de la grande famille des Rats,

On ne trouve ces Animaux ue dans l’ancien continent, mais il y en a dans ses trois parties, lls ne sont pas noïïbieux en espèces, Tous vivent sur les arbres et ils ont, comme la plupart de ceux auxquels ‘ce genre de vie convient, les proportions du corps élégantes, les oreilles pourvues d’une conque auditive entière et la queue longue et en pinceau, Leur taille est inférieure à celle des Écureuils, et, quoique leurs habitudes différent peu des leurs, ils ont un régime plus complétement frugivore, Les Myoxidés qui vivent dans les régions froides ou tempérées jouissent tous de la remarquable propriété de l'hibernation. Lorsque le froid commence , ils se retirent dans leurs cachettes et tombent dans un sommeil léthargique, qui dure jusqu’au printemps suivant; alors ils ne prennent aucune nourriture, et s’ils se réveillent par instant, c’est pour retomber bientôt après dans leur engourdissement, Les Loirs captifs ont, aussi bien que les Loirs des vergers ou des bois, la propriété dont nous parlons, et K, Cuvier l'a même constatée sur un Loir du Sénégal (Myoxus Coupe) qu'il à possédé vivant à Paris, La température de ces Animaux s’abaisse alors notablement, et la graisse dont leur épiploon et presque tout leur corps s'étaient accrus pendant la belle saison diminue proportionnellement à la durée de leur sommeil, C'est par la combustion lente de cette substance que la vie s’entretient chez eux; car, quoique leur respiration et leur circulation soient fort ralenties, elles ne sont pas entièrement suspendues,

Loin vu SÉNÉGAL, grond. not. Il y a deux genres de Myoxidés, celui des Loirs ou Myoxus

qu'on à quelquefois essayé de diviser en genres secondaires , et celui des Graphiures. Le premier fournit plusieurs espèces à l'Europe, à l'Afrique ainsi qu'à l'Asie; le second n’en a encore présenté qu'une seule réellement authentique ; elle est du sud de PAfrique.

GENRE LOIR (Myoxuüs, Schreber), Les espèces qu'on à étudiées avec soin ont toutes présenté la forme cannelée de la surface coronale des dents molaires que nous venons de décrire en parlant des caractères généraux de la famille, Elles vivent dans les bois, les buissons ou les vergers, montrent une légèreté égale à celle des Écureuils, auxquels elles ressemblent aussi par leurs formes extérieures, font rarement un nid, se retirent dans les trous des murs, des rochers ou des arbres, et se font craindre dans les endroits cultivés par le préjudice qu'elles occasionnent en détruisant les fruits. RS

Ces Rongeurs ont plus de vivacité que les Rats, leur pelage a di aussi des couleurs plus vives que celui de ces derniers ; toutefois,

Moaires pu Léror, 4/! de grand

leurs dents et certaines parties de leur squelette sort aussi différemment conformées , ce qui permet de distinguer sûrement les débris qu’ils ont laissés dans plusieurs couches géologiques,

Loin GLis (Myoxus glis). H a le pelage d'un gris brun cendré en dessus, blanchâtre en dessous et brun autour de l'œil; les poils de sa queue sont bien lournis; cette partie a 0,13 et le corps 0,15, C'est une espèce de l’Europe méridionale et dé plusieurs pays de l’Europe centrale; on l’observe en Grèce, en Autriche, en Italie et en Espagne; nous ne la connais: sons en France que dans la Provence et dans le Roussillon, M, de Selys la cite dans les bois de Vaux et Moyeuvre (Moselle), d’après M. Hollandre, Il dit dans sa Faune belge que plusieurs personnes lui ont assuré l'avoir vue en Belgique, mais que les exemplaires qu’on lui a envoyés comme tels n'étaient que des Lérots, Les érudits supposent que c’est l’Animal nommé Glis par les Romains, qui le tenaient en captivité pour l’engraisser et dont ils estimaient beaucoup la chair, Varron donne la manière de faire ces garennes de Loirs, et Apicius celle d’en faire des ragoûts. Cependant les personnes qui ont mangé la chair de ce Rongeur disent qu’elle est mauvaise et d’une odeur désagréable, Aristote à écrit que les Loirs passent tout l’hiver sans manger, ce qui est exact, cette saison étant celle de leur engourdissement ; mais il à ajouté à tort que le sommeil les nourrit plus que les aliments et que, pendant cette abstinence prolongée, ils deviennent extrêmement gras, Comme tous les Animaux dormeurs, les Loirs s’'amaigrissent pendant leur léthargie; la vie, quoique peu active en eux, s’entretenant surtout aux dépens des matières grasses dont ils s'étaient accrus en automne,

Loin GLis, grand, nat,

Loin Léror (Myoxus nilela), Fauve brunâtre en dessous ainsi que sur la face externe des bras et des cuisses; blanc en dessous, aux quatre pattes, aux joues et aux épaules; queue fauve brune, puis noirâtre en dessus, et enfin blanche; une grande tache noire entoure l'œil, se continue autour de l'oreille et s’élargit derrière elle sur les côtés du cou, Longueur du corps, 0,15; de la queue, 0,12.

Le Lérot est commun dans une grande partie de l'Europe, Il préfére les lieux cultivés . approche des habitations et se tient dans les vergers, dans les pares, dans les jardins, dans les bois de petite étendue, Sa nourriture consiste principalement en fruits et il en gâte une très-grande quantité, Sa chair n'est pas mangeabie, et l'Animal vivant a une odeur désagréable,

mi les fer

es , ce qui ologiques, uchâtre en rtie a 0,13 le l'Europe la connaisns les bois e que plus qu'on lui t l'Animal nt ils estiet Apicius > Rongeur rs passent lissement ; dant cette dormeurs, s'entrete-

terne des Ps; queue ure l'œil, gueur du

cultivés , ins, dans gâle une ‘agréable,

FAMILLE DES MYOXIDÉS. 375

Il est très-friand de matières sucrées; ce qui donne un bon appât pour l’attirer dans les piéges qu’on lui tend ou pour l'empoisonner ; lorsque les fruits lui manquent, il se rabat sur d’autres matières appartenant aussi au règne végétal ; il mange également de la chair, On voit souvent les Lérots que l'on tient en cage dévorer les plus faibles d’entre leurs compagnons ; les femelles que l’on prend avec leur nichée mangent aussi leurs petits, Lorsque le froid commence, ils se cachent dans leurs retraites et tombent en léthargie, On en rencontre parfois plusieurs dans un même trou, tous ramassés en boules au milieu des provisions de noix, de noisettes, etc., qu'ils ont eu soin de rassembler pour les manger à leur réveil, Ces Animaux se mulliplient assez rapidement; ils ont jusqu’à six et même huit petits par portée, Leur espèce est le Lérot de Buffon ainsi que de Fréd, Cuvier, le Mus quercinus de Linné et le Mus nilela de Schreber,

Loir pRyYADE (Myoxus dryas, Schreber). Il est souvent considéré comme une simple variété du Lérot; mais il paraît cependant qu’il faut l’en séparer comme espèce, Son pelage est d’un gris fauve en dessus et d’un blanc sale en dessous , avec une tache obscure entourant l’œil et s'étendant jusqu’à l'oreille; la queue est assez courte comparativement à celle du Lérot, (0,085) ; sa base a de grands poils blancs, Le Dryade habite les bois de la Géorgie, On le signale aussi dans la vallée du Volga et en Lithuanie: c’est le Myoxus nitedula de Pallas.

Loir MUScARDIN (Myoæus avellanarius) appelé aussi Croque noix. C'est la plus faible des quatre espèces que ce genre possède en Europe; son pelage est fauve clair, un peu cendré par intervalles et blanchâtre en dessous; sa queue paraît un peu aplatie et les poils en sont distiques ; elle a 0,075 et le corps à peu près autant. Ce joli petit Animal habite la plupart des États européens et sa présence à été constatée jusqu'en Suêde : il est également répandu en Angleterre, où l'on ne voit ni le Loir ni le Lérot, Ses mœurs lui donnent autant de ressemblance avec les Écureuils que ses caractéres extérieurs, Comme eux , il vit sur les arbres, dans les lieux un peu sauvages ou même dans les forêts, mais il fait son petit nid à la bifurcation de quelque branche, soit sur un arbre peu élevé, soit dans un buisson; la femelle y dépose sa progéniture, et, pendant l'hiver, les Muscardins des deux sexes s'y engourdissent et ils y passent tout le temps que dure leur état de torpeur, Chaque portée est de cinq petits, qui sont nus en venant au monde, comme ceux des Rats ou des Lérots, et ont les yeux fermés.

On a fait quelquefois des Muscardins un genre distinct de celui des Loirs proprement dits, et M. Kaup propose pour ce genre le nom de Muscardins. C'est une distinction qui n’a pas prévalu, M, Wagner sépare aussi génériquement des Loirs ses Éliomys , espèces af"icaines , dont il a donné les caractères dans un Mémoire publié en 1840.

Les Loirs africains sont : Myoxus orobinus (Wagner) du Sennaar; Myoxus Coupeii (F, Cuvier) du Sénégal; Myoxus murinus (Desmarest) du cap de Bonne-Espérance et de la côte Mozambique,

Une autre espèce est étrangère à l’Europe et à l'Afrique, c'est le Loin ÉLÉGANT (Myoxus clegans, Temminck et Schlegel). C'est sans doute le même Animal que le Myoxus lineatus de M, de Siebold, Il à été découvert au Japon,

Des Loirs fossiles ont été découverts en Europe, et particulièrement en France, non-seulement dans les cavernes, mais aussi dans des dépôts plus anciens, soit miocènes, soit même proicènes, Les Loirs miocènes ont reçu de M, Lartet le nom de Myoxus sansaniensis ; j'en ai figuré quelques débris dans ma Zoologie française ; ceux du terrain proicène ont été découverts et déterminés par G, Cuvier : ils viennent des plâtrières de Montmartre, près Paris, On leur à donné les noms de Myoæus spelœus ou parisiensis et Myoxus CGuvieri.

GENRE GRAPHEURE (Graphiurus, F. Guvier), Caractères extérieurs des Loirs; molaireg plus petites et sans apparence de cannelures transvesrsales,

GRAPHIURE DU cAP (Graphiurus capensis , F, Guv.). Cette espèce précédemment indiquée par F, Cuvier sous le nom de Myoxus Catoirii, et plus récemment par M. Smith sous celui de Myoxus ocularis, a le dessus de la tête, le con, les épaules, le dos, les flancs, la eroupe

et le haut des membres d’un gris brunâtre; le bout de son museau, les côtés et le dessous de sa tête sont blanc roussâtre, ainsi que le bas des membres; une large bande noire s'étend depuis les yeux jusqu'au-dessous des oreilles, comme chez le Lérot; la queue a son extrémité blanc roussâtre et en forme de pinceau; la taille et les proportions rappellent le Lérot, Cette espèce à été découverte au cap de Bonne-Espérance par M. Catoire, M, O'Gilby en signale une seconde propre à la même partie de l'Afrique, c’est son Graphiurus elegans.

où Gil

GRAPHIURE bu Cap, 1/3 de grand,

FAMILLE oes MURIDÉS

Les nombreuses espèces qui s'y rapportent sont, pour la plupart, de petite dimension, et il n’en est que quelques-unes qui atteignent la moyenne de la taille propre aux autres Rongeurs. Leurs dents sont presque constamment au nombre de trois paires à chaque mâchoire, et, au total, de douze ; leurs formes rappellent plus ou moins celles du Rat, de la Souris et du Campagnol; quelques-unes sont aquatiques, mais la plupart sont terrestres, Il y a des Animaux de cette famille sur tous les points du globe ; cependant ceux de la premiére tribu, dont on pourrait d’ailleurs faire une famille à part, ne se rencontrent que dans l’ancien continent, Nous parlerons d’abord de ces Muridés sous le nom de Rats-Taupes, Après eux viendront les Muriens, dont les principaux types sont ceux des Campagnols et des Rats.

TRIBU pes RATS-TAUPES

Ces Animaux se partagent en plusieurs genres, qui appartiennent tous à l’ancien monde, Ce sont les suivants : Bathyerques, Gévryques, Rhizomys, Siphnés et Spalar. Nous y ajouterons les Æéliophobies, par lesquels nous commencerons,

Les Rats-Taupes sont des Animaux fouisseurs ayant # molaires, quelquefois © seulement,

péb:

sant blen

e dessous re s'étend extrémité rot, Cette n signale

Page 1