‹ Histoire naturelle des mammifères [microforme]Chapitre 37 sur 96 · NS · texte numérisé non relu

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Purois Er Funet 1/3 de grand.

Le PEROUSCA (Pulorius perusca) de la Russie méridionale est remarquable par son pelage marron clair, marbré de jaune,

Le Purots 1raTst (Putorius ilatsi, Temm.) vit au Japon, Sa couleur est marron clair.

Le Purots Vison (Pulorius Vison, Linné), qui est le représentant du Putois dans l'Amérique septentrionale, donne une fourrure supérieure à celle des Putois d'Europe, et ce que l’on appelle le Vison du Poitou n'est que du Putois ordinaire, Le Vison est moins foncé que le Putois, et il n'a pas de blanc à la lévre supérieure,

On retrouve aussi les caractères dentaires du vrai Putois et du Vison et à peu prés la même taille chez certains Mustélidés propres à des régions fort différentes les unes des autres :

Purors pu Brésie (Putorius Brasiliensis); — Purois pu Mexrour (Putorius frænatus) — Purors NuntPène (Putorius nudipes); celui-ci est de Sumatra et de Bornéo.

L'Europe, le nord de l'Afrique et l'Amérique septentrionale fournissent encore d’autres espèces de Putois, mais elles sont de moindre taille :

Le Purois HenMINE (Putorius Erminea), ou l'Hermine et le Roselet de Baffon et de Daubenton, a le corps long de 0,25 et la queue de 0,10. L'Hermine est blanche en hiver, ou blanc un peu lavé de jaune soufré, mais le bout de sa queue reste d’un beau noir; en été elle a le corps marron clair, sauf encore à l'extrémité de la queue qui est noir comme en hiver, Ce changement dans la couleur du corps se reproduit chaque année avec une grande régularité, et les Hermines de nos pays le subissent comme celles du Nord, Dans les régions

114 ORDRE DES CGARNIVORES,

froides, les Hermines sont plus abondantes que dans l'Europe tempérée, et ca sont Îles habitants de ces contrées glacées qui se livrent surtout à la chasse et à la préparation de leurs fourrures. Ils les poursuivent pendant la saison la plus rigoureuse, alors que leur fourrure est plus complétement blanche, et ils en prennent ainsi de très-grandes quantités, On sait le bel effet que produisent les peaux réunies de ces Animaux, surtout lorsqu'on à placé sur leur blanche surface un certain nombre de queues, dont les extrémités noires tranchent si nettement avec la blancheur du fond, Les fourrures faites en véritable Hermine ont conservé une valeur fort 6 ss les remplace-t-on le plus souvent par de la peau de Lièvre variable où d'autres Animaux blanes, et l'on imite alors par la teinture les queues noires des vraies Hermines, C'est dans la Suëéde, dans la Norwége et dans le nord de l'empire russe que l’on prend surtout les Hermines du commerce,

HMenMINES EN PELAGE D'ÉTÉ, 1/4 de grand,

L'Amérique septentrionale fournit des Animaux fort semblables à l'Hermine, mais que l’on a considérés comme étant d’une espèce différente, Dans un Mémoire qu'il a publié en 1838, dans le Magazine of natural history, le prince CG. Bonaparte à distingué trois sortes de ces Mustélidés, sous le nom de M. longicaudata, Richardsonii et Gicognanii.

Le Purors BoccaMELe (Putorius Boccamela, Getti.) est à peu près grand comme | Hermine, mais il n’a pas le bout de la queue noire, Sa couleur est fauve marron en dessus , et jaunâtre en dessous. On le trouve en Sardaigne et dans quelques parties de l'Algérie, L’Asie fournit plusieurs espèces peu différentes de celles-ci : Pulorius Hodgsonii, Horsfi ii et Cathia. Le plus petit des Putois est la BeLerre de Buffon (Mustela vulgaris, de Linné), Get Animal a tout le corps brun roussâtre en dessus et blanc en dessous, Sa longueur totale n’est que de 0,22, dont 0,040 pour la queue, S'il est moins fort que ses congénères, il n’est pas moins vorace, et les petits Oiseaux ou leurs œufs, les Rats, les Taupes, les jeunes Lapins sont l’objet de ses chasses les plus habituelles, Il produit plusieurs fois par an et met bas, à

FAMILLE DES MUSTÉLIDÉS, 115

ont les

tion de chaque portée, quatre ou cinq petits, La femelle établit son nid dans les trous des arbres, uë teur sous los piorres ou dans quelque autro lieu rotiré,

antités, | L'espèce de taille analogue qui habite l'Amérique septentrionale a été longtemps confondue qu'on à D: avec notre Belette,

ns tan | M. Ebrenberg signale, en Égypte, une Belette qui serait également différente de la nôtre, ine ont C'est lo Mustela palmala de son grand ouvrage intitulé Symbolæ physicæ,

eau de à GENRE ZORILLE (Zorilla, G, CGuv.), Joint à la formule dentaire et aux principaux queues Le caractères des Putois un mode de coloration différent, Le corps est noir et porte quelques le l'em- è taches blanches un peu allongées sur le dos, ainsi que des bandes longitudinales noires qui

s'étendent en partie sur toute la longueur de la queue, La forme des dents est un peu différente de celles du Putois fétide,

Wii |

Zouite, 1/4 de grand,

Le ZoniLre Vauté (Zorilla variegata de quelques auteurs ou le Viverra Zorilla de Linné) est encore la seule espèce de ce genre que l’on connaisse bien, Il est de la grosseur du Putois, élancé comme lui, et semblable pour le naturel, On le signala au Cap, au Sénégal, dans une grande partie de l'Afrique orientale, et même en Asie Mineure, C'est un Animal fort élégant à cause de sa coloration noire et blanche, M. Muller le désigne par le nom générique de Rhabdogale.

GENRE LYNCODON (Zyncodon). J'ai établi cette division pour une espèce rapportée de Patagonie par M. d'Orbigny, ch

quelle le système dentaire présente la singulière particularité de manquer de molaire tuberculeuse inférieure, tandis qu’il y en à chez tous les autres Mustélidés, Sa formule se trouve ainsi réduite pour les dents molaires à 5, et répond à celle des Lynx.

Le LYNCODON DE PATAGONtIE (Mustela Palagonica, P, Gerv. et d’'Orb,) à été découvert dans la région du Rio-Negro; c’est un Animal un peu plus petit que le Putois ou le Vison, mais supé- Bt —

F ve LYNCOUON v8 ParaGo er, rieur à l’Hermine, On ne le connaît encore que par son crâne, gre nn,

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1 FRA D ne

TRIBU ves LOUTRINS

Les Loutres (Lutrina), dont Buffon et Linné faisaient déjà un genre à part, sont des Carnivores aquatiques qui vivent dans les lacs, les fleuves, les riviéres, et dont il existe même, dans le grand océan atlantique boréal, une espèce entiérement marine, Elles se distinguent de tous les autres Animaux du même ordre par leur corps allongé, surbaissé, terminé par une queue plus où moins longue, parfois déprimée, et par leurs membres robustes, à doigts au nombre de cinq, plus où moins largement palmés, Ce sont des Animaux intelligents dont le cerveau est volumineux et pourvu, à la surface de ses hémisphères, d'un assez grand nombre de circonvolutions, Leur régime est principalement ichthyophage; mais ils associent fréquemment aux Poissons d’autres substances animales, et même des maticres végétales, et en captivité on peut les nourrir presque exclusivement avec ces dernitres, L'ensemble de leurs caractéres anatomiques les place dans la famille dos Mustélidés, Leur dernière molaire supérieure est grande, à peu près carrée et tuberculeuse, Leur car-

DENTITION Du La LoUrne vuLGaute, grand, nat. DENTITION DE L'AONYAX, grand, nat,

nassière de la même mâchoire à des rapports avec celle des Blaireaux, et l'inférieure est dans le même cas; mais les trois pointes de sa partie antérieure sont plus fortes et disposées plus régulièrement en triangle, Leur intestin manque de cæcum, Leur corps est recouvert de poils de deux sortes : les uns soyeux, les autres en bourre et très-délicats ; ce qui fait de leur peau une excellente fourrure, surtout chez les espèces propres aux régions froides ou temptrées, La Loutre marine est de toutes la plus remarquable sous ce rapport, et sa peau a une grande valeur commerciale,

On trouve des Animaux de ce groupe dans toutes les parties des deux continents, L'Europe fournit la Loulre vulgaire, dont la Loutre du Canada, signalée par F, Guvier, et la Loutre de l'Algérie sont très-voisines, L'Afrique a, en propre, la Loutre sans ongles, la Loutre à cou lacheté et la Loutre de Fernando-Po, On trouve dans l'Asie le Nair-Nair, le Barang, la Loulre indienne et la Loutre de Chine, Les deux Amériques possédent, indépendamment de la Loutre du Canada de F, Cuvier, une Loutre plus voisine de celle du Brésil, mais que beaucoup d'auteurs appellent aussi Loutre du Canada, la Loutre Saricovienne ou du Brésil, dont la

précédente se rapproche assez, enfin les Loutres dites Californienne , insulaire, Lataxine,

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FAMILLE DES MUSTÉLIDÉS. 117

chilienne, de la Plaia et du Pérou, ainsi que le Pténonure de Sandbach. W fout y ajouter la Loutre de mer; en tout une vingtaine d'espèces, Les Loutres paraissent donc être assez nombreuses, quoique l’uniformité de leurs couleurs on rende la distinction souvent difficile, si l'on ne tient compte que de leurs caractères extérieurs. Cependant la disposition de leurs pattes, la forme de leur queue, et mieux encore celle de leur crâne et quelquefois celle de leurs dents, fournissent des caractères assez certains pour qu'on ait pu établir parmi elles plusieurs genres différents, Tels sont ceux qui portent les noms d'£nhydris (la Loutre marine où est la soule espèce), de Pleronura, de Saricovia, pour la Saricovienne , que l'on appelle aussi Loutra, de Leplonyx, pour la Loutre Barang, et de Lutre pour la Loutre vulgaire, ou celles qui s’en rapprochent le plus, La Lataxine et les Loutres américaines lui ressemblent le plus doivent aussi former un groupe à part qu’on pourrait appeler Latax avec M, Gray, si co nom n'avait déjà été employé par Gloger pour le genre qui comprend la Loutre de mer, Nous ne décrirons ici qu'une partie des espèces qui viennent d’être signalées,

GENRE LOUTRE (Zutra), Pieds palmés, onguiculés ; queue assez longue, subarrondie; mufle nu; crâne de même forme que dans la Loutre ordinaire ou à peu près,

LOUTRE VULGAIRE (Zutra vulgaris), La Loutre dont Buffon et Daubenton donnent uno histoire détaillée, est le même Animal que la Lutra des Latins, et l'£nydris (Evuèeu) d'Aristote; son pelage, assez doux, est brun en dessus et gris blanchâtre en dessous. Son corps a 0,65, et sa queue 0,35, On la rencontre dans toute l'Europe et dans une grande partie de l'Asie septentrionale, ainsi qu'au Japon et aux fles Kouriles, Quoiqu'elle soit essentiellement fluviatile, elle fréquente aussi los endroits maritimes. Sa peau est recherchée pour la fourrure et sert surtout dans la chapellerie; celle des individus tués en hiver a plus de valeur, parce que les poils en sont plus moelleux , plus fournis et plus lustrés,

Locrre vuréaine, 1/4 de grand,

La Loutre vit solitaire; sa démarche est embarrassée lorsqu'elle est sur le sol, mais à l'eau

0 CNE

elle a une grande agihté, et elle plonge pendant un temps assez considérable, Sa retraite est peu éloignée des eaux; elle consiste en un trou creusé dans le sol ou dans quelque cavité naturelle comme il y en a souvent sur le rivage dans les rochers; elle la tapisse d'herbes séches, et y dépose ses petits; c’est en mars qu’elle met bas. Les jeunes Loutres ont le pelage moins fin que les adultes et toujours plus en bourre. Elles sont aussi moins rusées, et comme tous les Animaux de leur âge, elles se laissent plus facilement attraper que les autres,

La Lourne pu GaNaDA (Lutra Canadensis, F, Guv.), dont on ne connaît que le crâne, diffère à peine de la Loutre vulgaire; mais il y à dans le même pays une autre espèce du même genre dont nous avons vu le crâne à Londres, Celle-ci est le Zutra Canadensis des auteurs américains ; son analogie avec la Saricovienne explique comrient M, Gray a réuni la Loutre du Canada et celle du Brésil ou la Saricovienne dans un même genre, sous le nom de Loutra, tandis qu'il laisse la Loutre vulgaire dans le genre Lure proprement dit.

La Loutre de l'Algérie est aussi un Lutra véritable; mais je ne saurais dire si c’est ou non la même espèce que la Loutre vulgaire d'Europe, On la trouve dans le lac Fetzara et dans quelques rivières de la province de Constantine, principalement dans le Rhummel, J'en ai vu des peaux à Bone, chez un sellier qui les employait pour son commerce, mais je n'ai pas encore pu en obtenir le cräne pour le comparer avec celui de nos Loutres d'Europe,

M. Gray classe aussi, dans la mème division générique que la Loutre vulgaire, deux des espèces propres à l'Asie méridionale : Lutra indice (du Malabar et du Bengale); Lutra Chinensis (de Chine).

La Lourre Naim-Nair (Lutra Nair) vit dans la presqu'ile de Pondichéry; elle à été décrite par F, Cuvier d'après un individu rapporté au Muséum par Leschenault, Elle est plus petite que ta Loutre d'Europe, plus pâle et a les poils moins doux.

GENRE LATAXIE (Zataxia), Le genre Lataz de M. Gray, dont on pourrait modifier ainsi le nom pour éviter toute confusion avec le genre Lalax établi par Gloger, a pour caractères son mufle nu et sa face plus élargie, cette seconde particularité répond à l'élargissement en quadrilatére de la région du chanfrein; les ongles sont distincts et les pieds sont plus velus que dans le genre précédent,

Les Lataxies vivent en Amérique, On en distingue plusieurs espèces,

La Lourre DE LA GAROLINE (Zutra lataxina, F, Cuvier) est à peu près grande comme la Loutre ordinaire, et son apparence générale n'est pas très-différente de la sienne, L'exemplaire qu'on en possède au Musée de Paris à été envoyé de la Caroline du Sud , M. Lherminier,

C'est au même genre qu'appartiennent la LouTRe DE LA TRINITÉ (Zutra insularis, F, Cuvier) ; la LouTRE GALIFORNIENNE (Lulra Californica, Gray) ; la LOUTRE GIHILIENNI Lutra Ghilensis, Bennett), qui répond à la Loutre féline de Molina; la Lourre Péntr- VIENNE (Lutra Peruviensis, P, Gerv.); la LOUTRE DE LA PLaTA (Lulra Plalensis, Waterh.), et sans doute aussi la Lourre be ParaGuar (Lulra Parænsis, Renggcr).

GENRE LEPTONYX (Zeplonyæ, Lesson). Les ongles sont petits, et les membranes iuterdigitales rudimentaires ; les narines sont percées dans un espace nu; la forme du crâne est également particulière, mais intermédiaire à ceile du groupe qui précède et à celle des \onyx,

Le Lepronyx BananG (Lalra barang, W, Guvier) est une espèce propre aux Îles de la Sonde ; elle est plus petite que la nôtre d'un bon tiers; son corps est moins surbaissé, et Son pelage, qui est moins fourni, est brun cannelle en dessus et gris jaunâtre en dessous, Elle vit dans les rivières des Îles que nous venons de nommer, et dans deux des snêmes iles (Sumatra et Bornéo), il existe une autre espèce du même genre, qui est la Lourne SiuuxG (Lulra Sünung, Raffles), Celle-ci est sensiblement plus forte,

GENRE AONYX (onyx, Lesson), Doigts gris, courts et à peine palmes, surtout en

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