V. HYALE A QUATRE DENTS
Hyalæa quadridentata, Lxsueur.
De Brave, Déct. des se. nat., t. XXII, p. 81.
(PL. I, fig. 13-15.)
H., testà globulosä, inflatä, hyalinâ, infra sublevigatà, supernè quinquè costatà ; fissis lateralibus margine crasso obtectis ; spinis lateralibus parvis, acutis; cuspide terminali magnà, truncatà et lateraliter spinosä; aperturâ semilunari ; labro supero ad marginem crasso et reflexæo.
Animal, pede lateraliter bilobato , posticé lobato, albido et subpellucido.
Coquille globuleuse, renflée, lisse en dessous, marquée de cinq côtes à sa face supérieure. Les fentes latérales, cachées par un bord épais et arrondi, appartenant à la lame supérieure; les épines latérales, courtes et aiguës; la pointe terminale très grande, mais toujours tronquée, épineuse sur les côtés, et fermée par une espèce de diaphragme de même nature que la coquille. L'ouverture assez grande, semi-lunaire ; le bord supérieur épaissi en forme de bourrelet et réfléchi en dehors.—Les couleurs sont très variables ; elle est souvent tout à fait transparente ou colorée en rouge brun aux bords de l’ouverture ; nous avons recueilli, dans les mers de l'Inde et de la Chine, quelques individus dont la coquille entière présente cette dernière coloration ; d’au-
4o MOLLUSQUES PTÉROPODES.
tres enfin ont une couleur jaunâtre plus ou moins foncée.
L'animal diffère de celui des espèces précédemment décrites, par la forme des expansions latérales du pied, qui sont bilobées et bien distinctes du lobe postérieur ou intermédiaire , comme dans les Cléodores (1) ; c’est à tort que M. d'Orbigny a révoqué en doute cette forme du pied qui avait été bien indiquée par M. de Blainville, d’après les observations de M. Lesueur. — Toutes les parties de cet animal sont d’un blanc transparent, à l’exception de la masse viscérale qui est brunâtre.
Dimensions de la coquille. Longueur, 4 millimètres; largeur, 3 millimètres et demi ; hauteur, à millimètres.
Observations. La H. quadridentata à été ainsi nommèée par M. Lesueur qui l’a le premier observée ; c’est M. de Blainville qui l’a décrite, pour la première fois, dans sa Monographie des Hyales, d'après les observations de M. Lesueur.
Cette espèce présente encore la plupart des caractères de celles qui précèdent, mais elle s’en distingue d’une manière bien marquée par le bord supérieur de l’ouverture qui, au lieu d’être tranchant, forme un bourrelet épais, arrondi, réfléchi en dessus et se prolongeant jusqu'aux extrémités des fentes latérales qu'il recouvre en grande partie; elle en diffère surtout par la pointe terminale ou médiane qui, comme nous l'avons déjà dit, est très grande, toujours tronquée et fermée par une espèce de diaphragme.
Variétés. Les dimensions que nous avons données plus haut sont celles des plus grands individus; mais, sous le rapport de la taille, cette espèce présente plusieurs variétés qui ne sont peut-être que des variétés d’âge; ainsi, la plupart ont à peine 1 millimètre et demi ou 2 millimètres de longueur, et, entre les individus de cette taille et ceux dont nous avons donné les dimensions, on trouve des variétés présentant presque toutes les dimensions intermédiaires.
Habitation. Cette espèce est une des plus communes ; on la trouve dans toutes les mers.
(4) Voir la figure que nous en avons donnée dans la Zoologie du voyage de la Boniûte, pl. 4, fig. 25.
Les auteurs qui l'ont décrite, après M. de
Blainville, sont :
D'Onsienx , Voy. dans l'Amér. meérid., t. V p- 98, pl. 6, f. 1-5.
Desnayes, An. s. vert. de Lamarck, nouvelle édition, t. VII, p. 419.
Soureyer, Voy. de la Bonite, t. I, p. 447, pl. 4, f. 25-32.