VI. HYALE DE D’ORBIGNY
Hyalæa Orbignyi, Raxc.
Raxc, Ann. des sc. nat., t, XVI, 1° sér., p. 496, pl 19/13;
Hyalæa aquensis, Gnarerour, Bull. de la Soc.
linn, de Bordeaux., t. 11, p. 4 (1827).
(PI. II, fig. 16-18.)
I. testà ovato-globulosà, suprà perconvex à et levigatà,infrà depressà et quinque costatà; spinis lateralibus latis, obtusis, suprà inflexæis ; cuspide terminali brevi, acutà et supernè recurv ; aperturâ magnâ, semi-lunari ; labro supero ad marginem obtuso et reflexiusculo.
M.Rang a donné de cette espèce la description suivante : « Goquille plus longue que large, ar- » rondie antérieurement, presque carrée posté- » rieurement; la lame dorsale beaucoup plus » longue que la ventrale, bombée, sillonnée et » recourbée en avant; cette dernière, » bombée et légèrement striée en travers. L’ou- » verture assez large ; les appendices tout à fait » postérieurs, en forme de pointe émoussée et » recourbée vers la lame dorsale; les fentes » latérales très longues et sinueuses; la pointe » médiane courte et recourbée en dessus. »
Dimension. Longueur, 3 millimètres.
très
Observations. Gette Hyale nous paraît se rapprocher beaucoup, par l’ensemble de ses caractères, de l’espèce précédente; mais elle s’en distinguerait d’une manière assez tranchée par sa pointe terminale qui est beaucoup plus petite, et par les pointes latérales qui sont aussi d’une forme un peu différente.
Habitation. Elle se trouve dans les sables fossiles de Saint-Paul de Dax.
GENRE HYALE, 41
VIL HYALE LONGIROSTRE,.
Hyalæa longirostris, Lesueur.
De Branvisce, Dict, des se. nat.,t. XXIT, p. 81.
Hyalæa limbata, »'Onsienx, Voy., p. 101, pl. 6, fig. 11-15.
Hyalæa ecaudata, LEsuEuR; — De BLAINVILLE, Dict. des sc. nat., t. XXII, p. 82.
(PI. IL, fig. 7-10.)
IT., testà triangulari, pellucidà, pallidè violaceà, infrà semi-globosà et anticè sulealà, supernè depressà et quinquè coslatà : costà medianà angulosà ; spinis lateralibus magnis, trianguloacutis, posticé uncinalis ; cuspide medianà parvà, compressà, truncatà et lateraliter spinosà ; aperturà angustà ; labro supero anticè rostro canaliculato terminato, infrà inflexo.
Animal, pede lato et lateraliter trilobato, posticè leviter emarginato.
Coquille de forme subtriangulaire, bombée et marquée antérieurement de sillonstransverses à sa face inférieure, déprimée en dessus, et présentant, dans ce sens, cinq côtes rayonnantes, dont la médiane est légèrement anguleuse; les épines latérales, grandes , triangulaires-aiguës, recourbées en crochet à leur bord postérieur ; la pointe médiane, petite, comprimée, tronquée ; l'ouverture, étroite, cachée en partie par la lèvre supérieure qui se prolonge en avant en un long rostre canaliculé; la lèvre inférieure, fortement infléchie aussi sur la face ventrale de la coquille, tranchante et légèrement échancrée sur la ligne médiane. — Cette coquille est transparente et ordinairement teintée d’une légère couleur violacée.
L'animal a les expansions latérales du pied larges ettrilobées; le bord postérieur du pied est légèrement échancré sur la ligne médiane. Les appendices latéraux du manteau sont ordinairement très développés. Toutes ces parties sont blanches et transparentes; les bords de la bouche sont de couleur rosée; la masse viscérale est violacée et brunâtre (1).
(1) La figure que M. Rang a donnée de l'animal de cette espèce, sur les planches de celte monographie, n’est pas
exacte ; cet animal est enliérement semblable à celui de la H. angulata (pl. 42, f, 5).
Dimensions de la coquille. Longueur, 7 millimètres ; largeur {au niveau des pointes latérales), 5 millimètres; hauteur, 4 millimètres.
Observations. La H. longirostris a été découverte par M. Lesueur qui l’a ainsi nommée; mais c'est M. de Blainville qui l’a le premier décrite. Elle se distingue facilement des espèces précédentes : par la grandeur et la forme des épines latérales ; par la pointe médiane qui est très comprimée et toujours tronquée, comme dans la I. quadridentata ; enfin, par la forme singulière de Ja lèvre supérieure qui se prolonge antérieurement, comme nous l'avons dit, en un long rostre creusé en gouttière inférieurement, el bifide à son extrémité.
Variétés. Gette espèce varie beaucoup sous le rapport de ses dimensions ; dans la plupart des indiidus, la coquille offre à peine une longueur de 4 ou 5 millimètres. Nous croyons que ces dilférences dans la taille, qui coincident avec quelques autres différences dans les caractères de la coquille, tiennent à l’âge seulement; ainsi, dans ces individus, les épines latérales sont ordinairement beaucoup moins développées, et le rostre de la lèvre supérieure, moins proéminent aussi, se termine en pointe aiguë et non bifide.
M. Alcide d'Orbigny a établi sur quelques unes de ces différences, et sur d’autres caractères que présenterait aussi l'animal, une espèce distincte de l’Ayale longirostre, sous le nom d'Alyale bordée (H. limbata) ; mais, d’après ce que nous venons de dire de la coquille, et d’après les observations que nous avons faites sur les animaux d’un grand nombre d'individus de toutes les dimensions, cette distinction ne nous paraît pas fondée.
C'est sans doute aussi à l’une de ces variétés qu'il faut rapporter la //, ecaudata de Lesueur, dont M. de Blainville a donné une courte description dansle Dictionnaire des sciences naturelles.
Nous avons recueilli une autre variété de cette espèce, qui en diffère d’une manière assez tranchée par la forme de la lèvre supérieure, plus courte et triangulaire , mais surtout par le peu de développement des pointes latérales qui sont à peine marquées; celte variété, dont nous avons donné un dessin au trait dans le F’oyage de la Bonite (Mollusques, pl. 5, fig. 41), devra peut-être former une espèce distincte; nous
n’en avons recueilli qu'un seul individu que nous avons déposé dans les galeries du Muséum.
Habitation. Cette espèce est une des plus communes; nous l'avons trouvée en très grande quantité dans l’océan Atlantique et dans l'océan Pacifique; nous l’avons aussi recueillie dans les mers de l’Inde et de la Chine. La collection du Muséum de Paris possède des individus rapportés de Timor, par Péron et Lesueur, et d’autres, d'Amboine, par MM. Quoy et Gaimard.
Les auteurs qui ont décrit cette espèce, après M. de Blainville, sont :
Quoy et Garmarp, Voyage de l’Astrolabe, t. 1, p. 380, pl. 27, fig. 20-24.
D'Onsienx, 1. longirostris, Voy. dans l’Amériq. mérid., t. V, p. 100, pl. 6, fig. 6-10, Dgsnayes, Lamarck, dernière édition, t.
Desnayes, 1. limbata, mème ouv., t. VIE, p.420. Soucexer, /1. longirostris, Voy. de la Bonite, t. I,
p- 149, pl. 5, fig. 7-13.