‹ Histoire naturelle des mollusques ptéropodes; monographie comprenant la description de toutes les espèces de ce groupe de mollusquesChapitre 17 sur 79 · XI. HYALE INFLÉCHIE · texte numérisé non relu

XI. HYALE INFLÉCHIE

Hyalwa inflexa, Lesveur.

Lesueun, Bullet. par la Societe philomat., t. MT, n°69 pl:5;, fs. 4 A6rB, CSD.

Hyalæa elongata? Lxsurur; — pe BLainvirres, Dict. des se, nat., t. XXII, p. 82.

Hyalæa depressa, »'Onmienx, Voy., p. 110, pl. 7, fig. 11-14.

Hyalæa uncinata, Hôninenaus ;— Pniriepr, Enum. moll, Sicil., t. T, p. 101, tab. vi, fig. 18.

Hyalæa vaginella, GANTRAINE, Malacol. méditer., p. 28, pl. 1, fig. 6, 6 a,

(PI. IL, fig. 9-12) (1).

I., testâ elongatà, conicà , depressà , infrà convexà et levigalà , supernè tricostatâ; spinis lateralibus parvis, compressis , acutis ; cuspide terminali maximâ, elongatà , ad apicem suprà recurvà el uncinatà ; aperturà ovalo-transversà ;

(4) Ces figures ne donnent pas une idée suffisamment exacte de l'animal et de quelques uns des caractères de la coquille; nous renvoyons à celles que nous avons données de cette Hyale, dans la Zoolosie du Voy. de la Bonite.

labro infero reflexo, acuto; labro supero subtriangulari, denticulato.

Animal, ut in Hyalwû labiatà.

Coquille de forme conique-allongée, déprimée, convexe et lisse en dessous, marquée en dessus de trois côtes qui, de l’extrémité postérieure, se portent, en divergeant, jusqu'au bord antérieur ; les épines latérales petites, comprimées, pointues ; la pointe terminale très grande, allongée, recourbée supérieurement, en forme de crochet, à son sommet; l'ouverture ovaletransverse ; les lèvres saillantes, aiguës et tranchantes, comme dans l'espèce précédente. — Cette coquille est d'un blanc hyalin; sur quelques individus, la lèvre inférieure présente une petite bordure rose.

L'animal est semblable, pour la forme et pour la couleur, à celui de l’espèce précédente; les lobes latéraux du pied sont seulement un peu moins grands.

Dimensions de la coquille. Longueur totale, 7 millimètres; largeur, 4 millimètres ; hauteur, 2 millimètres.

Observations. Gette espèce décrite, pour la première fois, par M. Lesueur, dans le Bulletin de la Societe philomatique, pour l’année 1813 (1), s'éloigne encore plus que la /. labiata des espèces précédentes, par le développement considérable de sa partie postérieure qui ne forme plus seulement une pointe médiane, mais est réellement le prolongement de la coquille, comme dans les Cléodores auxquelles elle fait le passage. Elle a beaucoup de rapports avec la H. labiata ; mais elle en diffère par sa forme un peu moins globuleuse et plus allongée, par ses épines latérales plus petites, par le développement plus considérable de sa pointe postérieure et médiane, el surtout par les trois côtes de sa face dorsale.

Nous croyons qu'il faut rapporter à cette es-

(4) Nous croyons pouvoir émettre des doutes sur l’identité de lespèce décrite par M. Lesueur, sous le nom ce Hyalæa inflexa, avec celle que l’on désigne aujourd’hui et que nous décrivons ici sous ce nom ; en effet, M. Lesueur dit, dans sa description, que La face ventrale (qui est la dorsale, cet auteur ayant envisagé la coquille sens dessus dessous) est marquée d'une côte peu saillante dans son milieu, ce qui nous semble se rapporter à la Æ. labiata de M. d'Orbigny, plutôt qu'à l'espèce désignée aujourd’hui sous le nom d’infleæa.

GENRE HYALE. 25

pèce celle que M. d’Orbigny a décrite sous le nom d’'Ayale déprimée (Hyalæa depressa), et qui nous parait avoir été établie sur de jeunes individus dont la partie antérieure de la coquille n'était pas encore formée. Nous émettons cette opinion d’après l'examen que nous avons pu faire d'individus tout à fait semblables.

C'est probablement aussi sur celte variété d'âge que M. Lesueur a établi l'espèce qu'il a désignée sous le nom d’Hyale allongée (H. elongata), et dont M. de Blainville a donné une courte description à l’article Hyaze du Dictionnaire des sciences naturelles.

Enfin, c’est encore à cette variété que nous rapportons la /. uncinata, Hôninghaus, décrite par M. Philippi, et que M. Cantraine a désignée plus tard sous le nom de /7. vaginella.

Varietes. Gette Hyale ne nous a pas présenté de variétés, sous le rapport de ses dimensions et de ses autres caractères.

Habitation. Elle parait appartenir encore à toutes les mers : M. d’Orbigny l’a trouvée dans l'océan Pacifique et dans l'océan Atlantique; nous en avons recueilli aussi plusieurs individus dans l’océan Atlantique ; enfin, la collection du Muséum possède quelques individus qui sont indiqués comme ayant été rapportés des côtes de la Sicile par M. Lesueur.

Outre les auteurs cités dans la synonymie, cette espèce a été encore décrite par les auteurs suivants :

D'Onsienx, Voy. dans l'Amerig. merid., t. V, p. 103, pl. 6, fig. 16-20.

Desuayes, nouvelle édition de Lamarck, t. VII, p. 422.

Desuayes, À. depressa, mème ouv., t. VIT, p.422.

SouLzyer, /1. inflexa, Voy. de la Bonite, t. I, p. 156, pl. 5, fig. 21-22,

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