‹ Histoire naturelle des mollusques ptéropodes; monographie comprenant la description de toutes les espèces de ce groupe de mollusquesChapitre 18 sur 79 · XII HYALE A TROIS POINTES · texte numérisé non relu

XII HYALE A TROIS POINTES

Hyalwa trispinosa, Lesueur.

Ds BLavizze, Dict, des se. nat., tom. XXII, p. 82.

Hyalæa mucronata, Quoyx et Garmanp, Anna!

des sc. nat.,t. X, p. 231.

Hyalæa triacantha (Gumorri) ; —Bnonx., /tal., p.85 (d’après M. Pmzreni).

Hyalæa depressa, Bivona, Efemeride scient. e lett.

per la Sicilia, t. I, fig. 4, 5.

(PI. I, fig. 1-7) (4).

H., testà subtriangulari, depressà, pellucidà, infrà convexà et lateraliter unicostatà , supernè quinqué costatà; spinis lateralibus longis, acutis, canaliculatis ; cuspide terminali longissimà, reclà; aperturà angustà, transversali; labro infero truncato ; labro supero anticè rotundato.

Var.) Testà majore, planiuscul ; spinis lateralibus eæilibus et posticè directis.

Animal, pede lateraliter elongato et bilobato, posticè lobato, infrà maculà fuscà interdim ornalo.

Coquille de forme subtriangulaire, déprimée, convexe et lisse en dessous, présentant latéralement, dans ce sens, deux petites côtes qui suivent le contour de la coquille, marquée supérieurement de cinq côtes rayonnantes dont la médiane est moins distincte et un peu saillante en forme d’arète; les épines latérales longues, aiguës, canaliculées et dirigées en dehors; la pointe médiane très longue, droite, terminée par un petit renflement au sommet (2); l'ouverture très étroite et en forme de fente transversale ; la lèvre inférieure, comme tronquée et un peu dépassée par la supérieure, qui est arrondie. —Cette coquille est ordinairement bordée d’une bande d’un brun rougeñtre qui est très intense sur les bords de l'ouverture et le long des fentes latérales ; cette bande se prolonge postérieurement sur les côtés de la pointe médiane, dans une partie de son étendue; les pointes latérales et la partie centrale de la coquille sont transparentes.

L'animal a les expansions latérales du pied allongées, bilobées et réunies postérieurement par un lobe intermédiaire, de forme demi-circulaire, comme dans la 77. quadridentata. Get animal est assez vivement coloré dans ses parties centrales et autour de la bouche; sur quelques indi-

(4) Nous avons à faire, pour ces figures, la même observation que pour Pespèce précédente. (Voir les figures de cette Hyale dans la Zoologie du voy. de la Bonite.)

(2) Cette pointe terminale présente intérieurement, comme l'a déjà indiqué M. d’Orbigny, une petite cloison transversale qui sépare sa cavité de celle de la coquille ; cette pointe n'est pourtant pas tronquée ordinairement, ainsi qu'on le trouve dans les espèces qui présentent cette particularité.

vidus , les lobes latéraux du pied présentent inférieurement une tache d’un brun jaunâtre.

Dimensions de la coquille. Longueur totale, 11 millimètres; largeur, 8 millimètres; hauteur, 3 millimètres.

Observations. La découverte de cette espèce parait due à M. Lesueur, qui lui a donné le nom qu'elle porte aujourd’hui; mais c’est M, de Blainville qui l’a encore, le premier, décrite, Elle se distingue facilement de toutes les autres par sa forme, par la longueur de la pointe terminale, qui n’est plus recourbée, mais tout à fait droite et terminée par un petit renflement, par la grandear et la direction des épines latérales, enfin par la forme de la lèvre supérieure de l'ouverture, qui est courte, arrondie et Lermintée par un bord mousse.

Cette Hyale est souvent recouverte, dans toute l'étendue de la coquille, d’une espèce de polypier du genre Campanulaire, M. Rang avait observé cette particularité, qu'il a indiquée sur les planches de cette monographie (pl. 3, fig. 2).

Varictés. Gette espèce offre une variété caractérisée par des dimensions un peu plus grandes, par une forme plus déprimée, et par la direction moins divergente des pointes latérales, qui sont aussi plus grèles. M. d'Orbigny a formé de cette variété une espèce distincte qu'il a désignée sous le nom de 77. mucronata, donné originairement par MM. Quoy et Gaimard à la AH. trispinosa (1) ; mais les différences que nous venons d'indiquer ne nous paraissent pas suffisantes pour justifier l’établissement de cette espèce : le caractère sur lequel M. d’Orbigny l’a surtout établie, la présence de stries transverses sur les deux faces de la coquille, ne nous a pas paru aussi marqué que le dit ce naturaliste, et pouvoir constituer, par conséquent, un caractère spécifique.

(4) La figure que MM. Quoy et Gaimard ont donnée de cette espèce, dansles Annales des sciences naturelles d'abord, ensuite dans le Voyage de l’Astrolabe, est inexacte sous plusieurs rapports; aussi quoique ces naturalistes aient euxmêmes rapporté leur H, mucronata à la H. trispinosa de M. Lesueur, quelques auteurs ont pu croire, d’après leur figure, que ces deux espèces étaient distinctes. C'était sans doute ce qu'avait pensé M. Rang, puisqu'il a reproduit la H. mucronata de MM. Quoy et Gaimard sur les planches de cette monographie (pl. 3, £ 8).

Habitation. Cette espèce est une des plus communes ; elle est de toutes les mers, mais on la trouve surtout dans l’océan Atlantique.

D’après M. Philippi, elle se trouverait à l’état fossile dans le calcaire grossier des environs de Palerme (1).

Le même auteur rapporte à la A. trispinosa la 1, depressa de Bivona, qui est aussi fossile des environs de Palerme (2). D'après la figure que M. Philippi donne de cette dernière espèce, elle ne paraît pas différer, en eflet, de la A. trispinosa.

Outre les auteurs que nous avons cités dans la synonymie, cette espèce a été encore décrite ou figurée par plusieurs autres, qui sont :

Cneunirz, Conch., t. VIII, p. 65, vign. 13, lit.F,

et lit. a, b, c. d.

Davira, Catal., t, I, p. 313, pl. 20, f. E, e. Desuayes, 77, trispinosa, Encyclop. méthod., Vers,

t. II, p. 310.

Quox et GarmanD, 71. trispinosa, Voy. de l’Astro-

lable, t. IT, p. 378, pl. 27, f. 17-19.

D'Onsienx, A. trispinosa, Voy. dans l'Amériq.

mérid., t. V, p.106, pl. 8, f. 1-5, et pl. 20, f. 1-2. Guénn-Ménevizce, A. trispinosa, Iconog. du règne

animal, Moll., pl. 4, f. 7.

Dssnayes, À. trispinosa, nouvelle édit, de La-

marck, t. VII, p. 417 et 421 (3).

Dssuayes, À, mucronata, mème ouvrage, t. VIT,

CanTraine, 71. trispinosa, Malacol. mediter., p.28,

PL Paiziprr, À, trispinosa, Enum. moll. Sicil., vol. IT,

Purriprr, A. depressa, mème ouvrage, vol. I,

p. 101, tab, vi, f. 49.

SOuLEYET, À. trispinosa, Voy. de la Bonite, t. U,

p. 161, pl. 6, £. 1-10.

(1) Prirrppr, ouvrage cité, t. II, p.71.

(2) Puirippr, même ouvrage, t. I, p. 101.

(3) M. Deshayes a mis de la confusion, pour cette espèce, dans ses additions à la dernière édition de Lamarck. Après avoir décrit la A. trispinosa, et avoir rapporté à cette espèce la H, mucronata de MM. Quoy et Gaimard, cet auteur décritun peu plus loin la H. mucronnta comme espèce disüncte qu'il attribue à MM. Quoy et Gaimard, mais en renvoyant aux figures de la H. mucronata de M. d'Orbigny; enfin, M. Deshayes donne, à la même page et sous le nom de IT. trispinosa, déjà employé, la description d’une troisième espèce pour laquelle cet auteur renvoie aux figures de la H. trispinosa données par M. d'Orbigny.

GENRE CLÉODORE.

A PS SA AS ARS ASS à

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