‹ Histoire naturelle des mollusques ptéropodes; monographie comprenant la description de toutes les espèces de ce groupe de mollusquesChapitre 25 sur 79 · VI. CLÉODORE BOURSE · texte numérisé non relu

VI. CLÉODORE BOURSE

Cleodora balantium, Ranc.

Ranc, Magasin de zoologie, 1834, pl. 44.

(PL Y, fig. 12, et pl. X, fig. 7.)

C., testà oblongo-trigonà , hyalinâ , posticè suprà inflexà, transversim sulcalà, in medio inflatà, lateraliter compressà, supernè tricostatà; aperturà ovato-transversà et utroque latere angustà ; labro supero infero longiore.

Animal, lobis pedis latis et in medio subrubris.

Coquille de forme oblongue-triangulaire, hyaline, infléchie en dessus à son extrémité postérieure, marquée de sillons transverses, renflée à sa partie moyenne et comprimée sur les côtés, ornée de trois côtes à sa face supérieure : la bouche ovale-transverse, rétrécie latéralement; les bords tranchants, le supérieur plus avancé que l'inférieur.

L'animal est semblable à celui des espèces précédentes; les expansions latérales du pied, assez larges, présentent à leur origine, autour de la bouche, une coloration rougetre qui s'étend aussi à tout le lobe intermédiaire; la

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masse viscérale est colorée en vert et en rouge ; toutes les autres parties sont blanches et transparentes.

Dimensions de la coquille. Longueur, 28 millimètres ; largeur, 16 millimètres ; hauteur, 8 millimètres.

Observations. Gette Cléodore se rapproche des deux précédentes par sa forme, mais elle est plus allongée et moins courbée à son extrémité postérieure , qui se termine, comme dans les C. cuspidata et lanceolata, par un petit renflement ovoide (1). Ses bords latéraux, au lieu de former un angle aigu, sont aplatis, comme dans la C. compressa, et se prolongent également, en se rétrécissant progressivement, jusqu'à l’extrémité postérieure. Sa face dorsale est ornée de trois larges côtes longitudinales qui convergent vers cette extrémité. La face inférieure, bombée dans sa partie moyenne, est fortement déprimée sur les côtés. Des sillons transverses et comme ondulés se voient sur ces deux faces.

Cette belle espèce, la plus grande du genre, a été publiée d’abord en Angleterre (2), et considérée comme devant former un genre nouveau, sous le nom de Balantium ; M. Rang l’a rapportée plus tard aux Cléodores, en convertissant ce nom générique en nom spécifique. La première figure que ce naturaliste en avait donnée à la planche 5 de cette monographie est fort incomplète; celle qu'il a publiée plus tard dans le Magasin de zoologie, et qu'il a reproduite sur les planches de cette monographie (pl. 10), quoique beaucoup plus exacte, laisse pourtant encore à désirer. Nous renvoyons, surtout pour les caractères de l'animal, aux figures que nous avons données de cette Cléodore, dans la Zoologie du Voyage de la Bonite.

La coquille de cette espèce est quelquefois recouverte, comme la À. trispinosa, d’une espèce de polypier qui nous a paru très voisin des Tubulaires.

Habitation, La C. balantium parait assez commune dans l'océan Atlantique; nous en avons recueilli un assez grand nombre d'individus par 8° de latitude nord, et 22° de longitude ouest. M. Rang l’a trouvée non loin des mêmes parages.

(1) Dans les figures qui ont été données de cette espèce par MM. Rang et d’Orbigny, l'extrémité postérieure de la

coquille est représentée tronquée.

2) Journ, ofthe roy. instit.,t. XV, p. 220, pl. 7, fig. 107.

Cette espèce n’a été encore décrite que par les auteurs suivants :

Desnayes, Lamarck, nouv. édit., t. VIT, p. 431.

D'Onsieny, Voy. dans l’'Am.merid., t. V, p.116, pl. 8, f. 1-1.

Soueyer, Voy. de la Bonite, t. II, p. 186, pie? f, 11-16.

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