C 5 L , A 32 SYNOPSIS. PU s
F4 Sonnerat, mais n'est Bat encore parvenue en Europe complète, ou du môins Le } Lé ses dépouilles y arrivent toujours mutilées. On ignore quelles sont ses mœurs, ses habitudes et son genre de vie, Elle vit à la Nouvelle - Guinée, et dans le voyage de la Coquille nous nous en procurâmes plusieurs individus. x
Pa 3 " At #6 dW à 4. ESPECE. — LE CANÉLIPHAGE PAPOU. 7 Emano # :
° papuanus, Lesson.)
LA" 2 A. Mare, pl. XXXIX (2 g.n). . *
Ed # * Synonymie. + n * : À :
Upupa magna (mâle), L.,Gm. . 7 , +
Le grand oïseau de paradis noir, Forrest. I4., pui58.. ” s, Shaw, Gen. zool., t. VIIT, pl. CXLV.
es parures, Levaill., ML à pLXUL. | SF ” -3 Vieïll., Ois. dorés, pl se IT. 7 Falcinellus sup er ‘Vieill., Dict. d'hist. nat., t. XXVITI, p. 167, pl. G, no. 3; et Encyel., t. 11, p. 579, et pl. CXXXIII, fig. 1. Le grand promerops de la Nouvelle-Guinée, Sonnerat, It., p. 166 et pl. CI; Buffon, Enl. 639, éd. de Sonnini, t. XVIII, p. 197- “ Epimachus superbus, Temm. ; sHrsS 2: Fa 24 a p. 263. oir de velours à reflets pourprés. Parures flancs largement : à pi. et termes par une Line “3 d'e RE et + eraude ; dos vert doré; queue étagée» longue De 2 PE na . surface supérieure luisante. : R “, t ’ ÆEpimachus superb Niger, nitore PRPUEH D: pectore utrinque ad latera fasciculo plumarum largissimarum , flabelli-formi eris gen- 4 darum, alas superne fotas adumbrantium, semi-circulari abscissarum, , purpurino nigrarum, harum brevioribus nitide violaceo - ter-
: minats ; fasciculo alio ad hypochondria- e plumis.longis, in latere interno absque pogonio falciformibus, a acuminatis, viridi-aureo fim- b brialis et juxla scapum nitidissime violaceis, retroversis caudæque ; L2
u basin adumbrantibus composilo ; cauda longissima, Dates tota + sübpurpurino-nigra, rectricibus lateralibus pogoniis is, cylin-
> draceo-contortis , plumis frontis genarumque dard rotundatis, 1€0 - -viridibus, in certa luce plus minugre aureo cæruleoque niten us, coli postici longioribus, angustis nigro velutinis, apice vires- L LÉ 2 L
DE dorsi in fundo “rm viridi-cærulescente aureoque à x “
Promerops super - Le promerops à ]
nitentibus, longiusculis, spatuli- us, uropygi longis, in caudæ CR" tectrices nigro-violaceas decumbentibus , corporis totius subtus ni- ‘ + né gris plus minusve violaceo-nigro , obscure xiridi aut fucescente
. - relucentibus. Rostrum arcuatum , pedesque nigri; irides fusc .
Longitudo totalis maris neue cum cauda gradato- sûre À >
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ë Les … SYNOPSIS. 33
p ped. ; rectricum intermediarum solarum fa ped., exlimarum 6 pol. ; rostri solius ab oris angulo 3 pol. 4 lin. Wagler, Syst. av.,
esp. 1. “ % La
à Upupa magna. Nigra, capite, cervice et pectore pennarumque
humeralium , sub alarium el ad latus caudæ positarum falcatarum
LP
p- 468, esp. 7- s u Upupa superba. Alro violacea; vertice, cervice abdomineque + . . superiore viridi - nitenlibus ; pennis scapularibus lateralibusque D LR caudæ falciformibus; cauda longissima. Latham, Ind., esp. . L Falcinellus superbus. Atro violaceus ; vertice, cervice, abdomi- $ neque superiore viridi-nitentibus; pennis scapulariis tectricibusque lateralibus falciformibus ; caudà longissimä ; rostro pedibusque ni- : c L gris. Vieillot, Encycl., t. 11, p. 558. Habite la Nouvelle-Guinée. LE] , ss oi B. Fewezze, pl.XL(£g.n) » EP Rousse sur les aïles et la queue ; tout le corps maillé de noir et de brun. a Absque pectoris hypochondriorumque plumis elongatis; cauda breviore tota (absque rectricibus lateralibus contortis, omnibus rectis)remigibusque omnibus, capite et collo supra, scapularibus, tergo, dorso, r alarumque tectrici superioribus omnibus saturate sufo-cinnamomeis unicoloribus, cauda parum dilutiore ; collo antico nigro; toto corpore subtus in fundo fusco sordide albo squamuloso -fasciolato ; rostro fus-
. cescente, pedibus fuscis. (Wagler, Syst. av., esp. 1.) Long. 21p.2
: L Synonymie. b
. Le promerops de la Nouvelle-Guinée, Buffon, Enl. 638. . Le promerops brun de la Nouvelle-Guinée, Sonnerat, Voy., pl.C, P- 165. de … > i + Upupa Papuensis. Fusca, sublus albo nigroque fasciata; eapite, + colloque atris; rectricibus duabus intermediis Ippegsinis, Lath., » " Index, esp. G. rs x + Promerops brun à ventre rayé, Buffon, Hist. nat., Ois., t. VI, P- 472.
nf | Le promerops rayé, Vieillot, Ois. dorés pl. VIL. P )MLETOPS striatus, Shaw, Gen. zool.; Buffon, éd. « Sonnini, Cr. P- 195. pl. CXLV ; Labillardière, Voy. à la rech. de La Pér., t. Il, p. 291. |
P D 5 y C. JeuxE MALE.
4 Fœminæ adultæ simillimis at capitis pictura maris adulti; cauda
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| : parte exleriore viridi-aureis. Cauda longissima. Gm., Syst. nat, 1,
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n) - * | Snor k 4 Upupa fusca. Subtus- -grisea albo Jen ie, "4 4 dé « …d eo gula j jus ge nigris, reclricibus duabus intermedis. lon- — Systema nat., t.1,p 8, esp. 6; Levaillant, v
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À INTRODUCTION. Fee 6
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ESQUISSE DES CONTRÉES OU VIVENT LES OISEAUX DE PARADIS ET LES ÉPIMAQUES.
Les oiseaux de Paradis et les épimaques, ces délicieuses créatures plus célèbres peut-être dans leur propre pays qu’en Europe, objet de mille contes dus à l'imagination naturellement exagératrice des Orientaux, à mœurs ignorées, vivant
sous un ciel embrasé, ont dû par cela même
trouver de nombreux historiens. Ce que l'on en savait naguères se bornait à des contes puérils et entremêlés de quelques détails qui n'étaient pas sans charmes; mais de nos jours que le merveilleux ne peut plus figurer dans les récits, ce que nous en connaissons, dénué de prestiges, nesuflit pas pour satisfaire complétement la curiosité.. | :
Ces oiseaux habitent des régions sur lesquelles règne le vague le plus mystérieux. A peine le pied furtif de l'explorateur européen a-t-il mar-
qué ce sol si riche en productions naturelles in-
dt:
connues. Dans ces immenses forêts, filles vierges des siècles qui les ont vues croître, pullule une variété d'êtres animés plus brillans les uns que les autres. Le soleil dans sa course ne cesse jamais de lancer des feux directs sur cette féconde nature ; tout s’harmonise dans ce riche tableau de lumière et d'effets : végétaux odorifères et précieux, aux formes austères et gracieuses, aux troncs gigantesques ou aux tiges souples et débiles ; insectes portant sur leurs élytres ou sur leurs ailes les gemmes scintillans, les émaux miroitans, les nuances du prisme, vêtus de velours,
de rubis, d'opale, d'émeraudes; zoophytes qui
émaillent les côtes des plus fraiches couleurs, et qui jettent sous la nappe azurée de la mer des parterres fantastiques ! Là des cascades d’une eau jaillissante se précipitent des flancs des montagnes dans les ravines, épanchant leurs ondes mousseuses en Jets qui usent le seuil de calcaire madréporique qui les reçoit ou les divise en gouttelettes étincelantes par les rayons de la lumière qu'elles décomposent ; ici une verdure sombre et austère, là des bouquets teints de pourpre, rafraichis par une bruine attiédie ! partout une exubérance de vie, une profusion de germes, des formes accentuées! partout la pompe des fêtes d’une nature grandiose que n'arrête point dans son essor la main inexorable
des peuples civilisés ! Force et beauté sont donc les attributs de la création de la Papuasie , l’homme seul excepté, dont la race fait tache par sa barbarie, au magnifique entourage qui semble avoir pour but de faire saillir la laideur de ses appétits brutaux et grossiers, cle ses formes misérables et appauvries.
Les oiseaux de Paradis et les épimaques habitent donc exclusivement la Papuasie, tandis que le séricule prince-régent et le ptiloris se trouvent seuls avoir traversé le détroit de Torrès pour établir leurs domaines dans la partie boréale et orientale de l'Australie, en franchissant les limites du tropique du Capricorne dans le comté de Cumberland, de la Nouvelle-Galles du Sud. Toutes les espèces de vrais paradisiers, les émeraudes, les sifilets, les manucodes, les lophorimes, de même que les astrapies, le séricule orangé , les épimaques, les falcinelles et les cinnamolegus se trouvent ainsi vivre dans un espace resserré, s'étendant dans l'hémisphère austral directement de la ligne équatoriale jusqu'au 10°. degré de latitude, entre les 127 et 146 degrés de longitude occidentale. Cet intervalle se trouve principalement rempli par la plus longue comme par la plus vaste île du monde, déchiquetée avec irrégularité sur ses bords, et connue sous le nom de Vouvelle-Gui-
née où de Terre des Papous. Cette grande île, aujourd'hui nommée plus convenablement Papuuasie , peuplée par les Malais, qui ont colonisé quélques-uns de ses points; par les Papouas, qui se sont réservé les rivages, et par les ÆZaraforas relégués dans l'intérieur , est entourée , à une faible distance, d'îles et d’ilots semés avec profusion comme pour en défendre les abords. Les principaux groupes sont au nord Ouaigiou ou Ouarido ( Waigiou ), Salwaly, Gamen et Battenta ; à l'ouest, vis-à-vis la baie de la Providence , les îles d’Arou, toutes supportées sur un vaste plateau de corail ; au N.-E., dans l'immense golfe du Pinson jaune ( Geel-wink ) les ilettes de Pultige, de Djobie, de Misory et de Schouten, et de ce petit groupe les terres les plus remarquables sont les îles Lesson, ‘Blosseville et Roissy. À l'est, les îles de la Couronne et Rook font partie d'un petit archipel qui porte le nom de Dampier, le détroit de même nom se trouve séparer ces îles et par suite Ja Papuasie de la Nouvelle-frlande. Enfin, au sud, là où paraît finir la terre des Papouas par le cap Rodney, se trouvent des îlettes de coraux qui conduisent à l'archipel de la Louisiade, en établissant une sorte de communication. Le détroit de Torrès lui-même est semé d'écueils et présente une barrière que n'ont pas franchie les oiseaux
dont l'histoire forme l’objet de ce livre. Nul doute toutefois que le cap York, prolongement boréal de l'Australie, n'ait tenu autrefois à la Nouvelle-Guinée; et cette Jonction détruite des deux systèmes de terre explique, jusqu’à un certain point, l'identité de création que l'on remarque chez eux. La côte la plus limitrophe de la Papuasie qui possède les paradisiers et les épimaques, devait donc avoir des oiseaux appartenant à cette brillante tribu : zatura non fecit saltus.
La Nouvelle-Guinée, habitée par une population divisée, farouche et guerrière, n'a jamais été visitée que d'une manière très-imparfaite par les navigateurs européens. Les explorations se sont bornées à quelques courtes recherches sur les grèves, sans que jamais on ait pu s'avancer à une certaine distance ‘dans l'intérieur. La race nègre, d’ailleurs, partout où elle habite, est généralement jalouse de ses droits : c'est les méconnaître, suivant elle, que de paraître sur le sol où elle vit. Les Papous, dévorés par les guerres intestines les plus déplorables, ont donc cette sombre défiance des peuples féroces adonnés à tous les genres d'excès. Ils ont pour ennemis les corocores malais qu'arment d'audacieux pirates; les habitans de chaque village font la guerre à leurs voisins pour enlever
des esclaves qui sont vendus aux Guébéens et autres trafiquans des Moluques orientales. Tont Papou craint dans un autre homme un ennemi :
delà ces défiancesinouïies, ces embüches qu'ils tendent aux voyageurs, ces massacres aussitôt qu'on saventure dans la profondeur des forêts, ces flèches qu'ils décochent des buissons qui les cachent ; de là ces précautions singulières qu'on leur voit prendre à l’aide de signes ou de sortes de motsd'ordre lorsqu'ils agissent en amis; de là ces demeures aériennes, ou ces villages sur la mer, qu'ils construisent de manière à être eflicacement protégés par ces sortes d’aires à l'abri des surprises ! Les Hollandais ont essayé de former en 1828 un établissement dans la baie du Triton par 3° 33’ de latitude et non loin des îles d’Arou. Ce point, qu'ils ont nommé Merkus, défendu par le fort Dubus, au pied de la montagne Lancentsijsie, avait déja été visité par les Malais, et sa population primitive, mahométane, parlant la langue de Céram, offrait, sous ce rapport, des chances de succès.
Mais ayant nous-même visité deux points de la Nouvelle-Guinée dans l'expédition autour du monde de la corvette la Coguille , il nous a paru plus convenable de donner à nos lecteurs un résumé véridique de nos propres observations dans cette partie du monde, que de chercher
à coordonner, par une compilation, les récits vagues et contradictoires des voyageurs qui nous ont précédés dans cette carrière. Dans ces deux tableaux nous offrirons une esquisse des productions naturelles et de l’histoire physique
des peuplades qui se sont offertes à notre examen. |
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