‹ Histoire naturelle des oiseaux de paradis et des épimaques; ouvrage orné de planches, dessinées et gravées par les meilleurs artistes;Chapitre 14 sur 63 · C. Fenezze, pl. XXXIV, auig.n · texte numérisé non relu

C. Fenezze, pl. XXXIV, auig.n

E. corpore, collo, uropygio, alis caudaque badio aut cinnamomeo tinctis ; lineâ superciliari albescente. Thorace abdomineque albicantibus sed atro undulatis. (Lesson, Cent. zool., pl. IV.)

III’. GENRE. — FALCINELLE ou SÉLEUCIDE.

(Seleucidis , Less.)

Synony mie.

Falcinellus, Vieillot.

Paradisea, Blumenbach, Man. , p. 96.

Paradisea, Shaw.

Epimachus, Wagler.

CaracTÈres. (PL. XXXV.) Bec plus long que la tête, presque droit, à bords lisses, comprimé sur les côtés, à commissure ample, fendu jusque sous les yeux; la mandibule supérieure presque droite, terminée en pointe recourbée , dentée sur le bord; l’inférieure mince et droite. L

Narines oblongues-triangulaires, en partie cachées par les plumes veloutées du front, et ouvertes dans un sillon latéral.

Arête du bec lisse et entamant les plumes du capistrum.

Langue ?

Ailes médiocres, s'étendant jusqu’au croupion ; la première rémige courte; les troisième, quatrième et cinquième les plus longues de toutes. s

Queue courte, subrectiligne ou échancrée, composée de douze rectrices à peu près égales. :

LE

Tarses médiocres, forts, scutellés, à doigt mtermédiaire soudé à l’externe à la base; le pouce robuste et long ; tous les doigts armés d'ongles recourbés, acérés, comprimés latéralement.

Observations. M. Vieillot a appliqué le nom de falcinelle à tous les promerops. Nous avons donc dù, pour éviter de nouvelles fluctuations dans la nomenclature, changer cette dénomination et préférer celle de séleucide, que les anciens donnaient à un magnifique oiseau d'espèce inconnue.

Le genre séleucide, tel que nous le concevons, ne comprend ainsi qu'une espèce, remarquable par l'éclat extraordinaire de ses parures. Cet oiseau, que quelques auteurs, et M. Cuvier entre autres, ont nommé paradisier à douze

filets, a ses parures des flancs terminées au contraire chacune par un filet, de

sorte que le nom de multifil qu'on lui a aussi apptiqué lui convient parfaitement.

Les mœurs et les habitudes de cet admirable oiseau sont inconnues. On sait seulement qu'il vit à la Nouvelle - Guinée, car ses dépouilles arrivent en Europe par la voie des Hollandais, qui les achètent dans les Moluques aux trafiquans malais.

3°. ESPÈCE. -— LA FALCINELLE MULTIFIL. (Seleucidis acanthilis, Lesson. )

Synony mie.

Paradisea alba, Blum., Man. t. 1, p. 06.

Paradisea nigricans, Shaw, Gen. zool., t. VIII, p. 145.

Paradisier à douze flet:, Levaill., Parad., pl. XVI et XVII.

Manucode à douze filets, Vieill., Ois. dorés, pl. XIII des Parad.

Promerops à douze filets, Vieill., nouv. Dictionn. d’'hist. natur., t. XXWVIII, p. 165, et Encycl., t. 11, p. 581.

Falcinellus resplendescens, Vieillot, Galerie des ois., pl. CLVNI, p- 308; Drapiez, Dict. class., t. XIV, p. 293.

ÆEpimachus albus, Wagler, Syst., esp. 9.

Falcinellus resplendescens, Less., Ornith., p. 322.

Habite la Nouvelle-Guinée ; l'ile de Waigiou. Sources primitives de synonymie.

Nouvelle espèce d'oiseau de paradis noir (1689), Valentin ; Forrest, It., p. 159.

New-white-paradise bird , l'oiseau de paradis blanc, Valentin.

Paradisea tota alba, Pennant, Ind. z0ol., n°. 5.

— Var. B. Paradisea anterius nigra, posterius alba. Pennant, Ind. zool., n°. 5 B.

Paradisea alba, L.; Gm., Syst. nat., esp. 9 (t.1, p.402); Gerini, Ornith., pl. LXW, f. 1? Rarissima in insulis Papuanis.

EU

30 SY NOPSIS.

Paradisea candida, Gm.

Paradisea alba. Tota alba : insulæ Papuanæ. £

— Var. A. Anterius nigra, posterius alba ; pennis 12 setaceis, pene nudis, incurvis. Insulæ Papuanæ præsertim Wayghihu. Species maxime rara. Latham , Ind., esp. 12.

L'oiseau de paradis noir, Sonnini, éd. de Buffon, t: IX, p. 21.

L'oïseau de paradis blanc, Sonnini, t. IX, p.28.

L'oiseau de paradis noir et blanc, Sonnini, éd. de Buffon, t. IX, p. 29. Habite l'ile de Mysol.

Paradisea candida, Daudin , Ornith., t. II, p. 178.

Paradisea melanoleuca , Daudin, Ornith., t. Il, p- 278.

A. Mare, pl. XXXVI (vu en dessus) et pl. XXXVII (vu en dessous).

Noir glacé de pourpre et de riche violet; ventre et croupion blancs: parures des flancs longues, décomposées, et le plus souvent dénudées à leur rachis, qui est grêle et se prolonge en filament recourbé. :

Synonymie.

Falcinellus resplendescens. Niger, purpureo et violaceo nitens:; uropygio ventreque albis ; pennis. hypochondriorum longissimis, duodecim apice setaceis ; rostro pedibusque nizris. Vieill., Encycl., Ornith., t. II, p. 581. ;

Épimachus albus. Cauda brevi, quadrata, nitide violacea, in certa luce lineis nigris transyersis radiata ; fasciculo utrinque ad pectoris lalera infrà alas protenso e plumis erigendis, latis, rhachi valida munilis, longis, collo concoloribus, apice rotundato - truncatis nitidissime et pure viridi-smaragdinis composito; fasciculo alio subsequente infra alas et plumis longissimis albis, subulatis, nutantibus , numerosis ? pogoniis sublaxis munilis, sericeis, caudæ apicem transcendentibus, ultimis senis utrinque in filum criniforme, longissimum , fuscum exeuntibus formato; capitis, colli, dorsi pectorisque plumis velutino-nigris, obscure viridi aut purpureo - violaceo nitentibus ; ventre, abdomine , crisso, alarumque téctricibus inferioribus secundum aspectum nigro-purpureo aut aureo-viridi nitentibus ; alarum tectricibus, scapularibus remigibusque decem ultimis nitide violaceo-purpurinis, remigibus primariis nigris, extus violaceo limbatis. Rostrum parumarcuatum pedesque nigri, hoc culmine basali frontem intrans; capistri plumæ usque ad nares protensæ. Longitudo totalis 9 p. +. Wagler, Systema, esp. 9.

L'oiseau de paradis nébuleux, Levaill., pl. XVI et XVIL, 1.1, p. 51 des Paradisiers , est indubitablement , ainsi que le croit M. Wagler, un oiseau fabriqué. « Ex sententia mea (Wagler), le nébuleux ad specimen et,ex hujusce avis et ex epimachi fusci corporis partibns compositum pictus est. Caput et truncus, qualiter ea icones nominatæ exhibent ; pertinent ad /œminam epimachi

LA es ,

‘usci. Pedes vero, cauda, plumæ longæ pectorales nitide terminalæ et pluma: longæ albæ in cirros filiformes exeuntes ex hacce specie haustæ sunt. Ultimo dictas vir avem hanc arlificiosam præparans ex arbitrio dorso infimo implantavit. Quæ ad alas attinent, suspicor eas fœminæ epimachi superbi proprias fuisse. Mirum est , ornithologum sagacissimum , Levaillant, hujus adulterationis vestigia haud deprehendisse ! » Wagler. :

B. Jeuse maze, pl. XXXVIII, au : de g. n.

Les plumes des flancs lavées de jaune et non terminées par des brins.

IV‘. GENRE. — CANÉLIPHAGE.

(Cinnamolegus, Less.)

(Cinnamolegus, pille cannelle; in Arabià cinnamolegos avis appellatur : cinnami surculis nidificat et plumbatis eos sagittis decutiunt indigenæ, mercis gratià. Pzixe, caput X.)

Synonymie.

Promerops, Shaw.

ÆEpimachus, Cuy.

Upupa, L., Gm.

CaracrÈres. Bec deux fois plus long que la tête, recourbé, robuste, comprimé sur les côtés, égal en diamètre dans les deux tiers de sa longueur; à arête convexe ; à mandibules presque égales, l'inférieure à peine plus courte que la supérieure, toutes les deux dentées à l’extrémité.

Narines basales, cachées par les plumes veloutées du front.

Tête et gorge recouvertes de plumes disposées en écailles.

Aiïles médiocres, dépassant à peine le croupion ; à première rémige courte.

Queue très-longue, composée de douze rectrices très -étagées, fermes , à barbes larges et roides sur leurs bords, arrondies au sommet.

Scapulaires et couvertures alaires formant de chaque côté deux bouquets de plumes élargies et évasées à leur extrémité, ou arrondies ou terminées en pointe et métallisées.

Plumes uropygiales décomposées, très-finement barbelées.

Tarses robustes, scutellés ; doigts ??

Observations. La seule espèce de ce genre a été primitivément décrite par

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