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LES ASTRAPIES.
(ASTRAPIA.)
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On ne connaît qu'une seule espèce d'astrapie que sa rareté et son admirable plumage ont fait nommer ‘par! Levaillant l'incomparable ou pie de Paradis ; ex c'est à M. Vieillot qu'on doit sa distinction générique,.et la:création du nom barbare ‘astrapia. Get oiseau est un exemple frappant des fluctuations que les auteurs systématiques font éprouver aux êtres qu'ils cherchent à caser dans leurs diverses méthodes, car M. Cuvier a persisté à le classer avec les merles ; M. Temminck avec les pastors, sorte de turdusinées, il est vrai ; M. Vieillot après le témia, b bien que rien ne puisse légitimer son enlèvement de la famille des paradisiers à laque tient comme tribu distincte seulement.
L'astrapie a le même plumage somptueux chez le mâle, sordide chez la femelle, que les > vrais paradisiers. Les plumes ont la forme gemmacée qui caractérise celles des émeraudes, des
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= dressées dans l’état de vie, mais seulement flotter
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(LE MALE vu EN pEssus, PL. XXI, ET LE MÊME VU EN DEVANT,
PL XXII; 4 remeuxe, PL XXII, au 3 G. NV.)
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LE corps de l'astrapie a huit pouces de longueur et sa queue de dix-huit à vingt-deux pouces : sa tête est remarquable par les plumes
+ dés “côtés de Mère et de l'occiput, qui sont - longues et soyeuses et qui retombent sur les côtés du cou en formant une double huppe.
Toutefois, ces plumes ne paraissent point être
lâchement sur les côtés de la tête. Celle-ci, en entier d’un noir vert à reflets luisans, le dessus du cou , à partir de l'occiput, le manteau, sont d'un vert bronzé très-brillant ou à reflets dorés, mor- dorés et iodurés suivant la direction ‘des rayons lumineux. Toutes ces plumes sont. rigidules étroites à leur base, arrondies à leur extrémité, et imbriquées les unes sur les autres absolument , à la manière des écailles de poisson. Tout le . F
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devant de la gorge est revêtu de plumes aussi squameleuses, formant une sorte de large cravate jayant les teintes les plus miroitantes depuis l'or’ vermeil jusqu'au cuivre de rosette, et entouré d'une sorte de à des plus cha toyans en or, cuivre et acier. Les côtés de la poitrine et toutes les parties inférieures sont d’un
vert uniforme, intense et lustré.
Les ailes sont dites à rémiges primaires noires, teintées de violet sur les secondaires; mais les in-
+ dividus que nous avons possédés étaient privés
de ces parties. La queue est formée de douze rectrices grandement étagées, très-larges, trèsraides , arrondies à leur extrémité, nuancées de marron brunâtre ondé de bandelettes transversales brunes en dessous, tandis qu'en dessus elles sont d’un beau et riche violet velouté,
* les barbes internes étant violettes et les externes
bleu-noir pruineux. .
L'individu que Levaillant a décrit comme étant du sexe femelle, nous paraît être un jeune mâle caractérisé par sa taille plus petite, son plumage noirâtre oufuligineux, sa queue brun
roussâtre et son ventre rayé de fauve.
La femelle (PL. XXII) a son plumage gris ardoisé , la tête et le cou noirs, les ailes grises,
lavées de roux, et la queue liserée de brunâtre.
L'astrapie est encore très-rare dans les collec- L2