‹ Histoire naturelle des oiseaux de paradis et des épimaques; ouvrage orné de planches, dessinées et gravées par les meilleurs artistes;Chapitre 38 sur 63 · PL XX · texte numérisé non relu

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Le magnifique, que Gueneau de Montbéliard a nommé le premier Manucode à bouquets, par rapport aux plumes rangées en faisceaux derrière le cou, paraît être identique avec le Paradis huppé ou manucodiata cirrhata, qu’Aldrovandi a décrit d'après des peaux évidemment falsifiées par les préparateurs, et dont quelques auteurs ont fait à tort une deuxième espèce.

Le difillode magnifique a près de sept pouces de longueur totale. Son bec est brunâtre à la base, et jaune à la pointe. Les tarses et les pieds desséchés paraissent avoir été à teinte carnée ou jaunâtre. Le nombre des plumes caractéristiques quirevèêtent le cou varie, car Montbéliard n’en a compté qu'une vingtaine, tandis que Levaillant en a signalé plus de cent. Ces plumes étroites, roussätres, tachetées de noir à leur extrémité,

se relèvent sur leur base, mais moins à mesure que l'on avance vers le dos, où, plus longues et couchées , elles forment un second faisceau d’un jaune paille plus foncé sur les rangs inférieurs. Ces plumes, couchées dans l'état de repos, peuvent être relevées en une espèce de fraise ou de collerette bouffante, et toutes sont coupées carrément à leur sommet. Les narines sont cachées par des plumes courtes, épaisses et séricéeuses : les plumes du dessus de la tête et de l'occiput sont vertes, celles de la gorge et de la poitrine sont bleues; toutefois, le vert et le bleu sont distribués de manière à ce que chaque plume, taillée en pavé, soit émaillée d'azur au milieu et de vert à sa base età son sommet, de sorte que, serrées les unes sur les autres, elles dessinent des espèces de rangées transversales sur une ligne verticale. Les côtés du cou, ou les jugulaires, sont vert brun , le ventre est vert glaucescent, les grandes couvertures alaires sont jaune chamois et marron lustré. Les rémiges sont brunâtres en dedans, jaunes en dehors , tandis que les rectrices sont brunâtres. Le dos et le croupion sont vert bronzé.

Les deux filets de la queue ont de sept à huit pouces de longueur. Ils sont pointus et très-légèrement barbulés sur leur bord externe, et se croisent en dessus de la queue. ë

Les Papous du havre de Doréÿ nous vendirent

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une dépouille de magnifique en mauvais état. Ce fat la seule que nous obseryvàmes durant notre séjour sur cepoint du globe. Les auteurs s'accordent tous à donner pour gti à cette espèce la Nouvelle-Guinée.

Levaillant, dans la planche X de ses Oiseaux de Paradis, a fait figurer un individu qu'il regarde comme un jeune âge, et cet ornithologiste suppose avec. juste raison que la femelle doit avoir une livrée terne et bariolée. Il va même jusqu'à dire le plumage brun en dessus, gris rayé de noir en dessous, avec les ailes roussâtres. Certes, cette femelle doit être, comme toutes celles que nous connaissons , privée des parures des mâles, des brins de la queue, et peinte de

roussätre avec des traits en zigzags bruns sous

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