KAKATOÈS
Les Kakatoès appartiennent à l’ancien continent , à l’Asie et à la nouvelle-Hollande ; leur cri est kakato ou kakatoès , d’où leur nom a été tiré. Ils se distinguent des véritables Perroquets auxquels du reste ils ressemblent beaucoup , par une huppe qui est placée sur le sommet de leur tête. Cette huppe est mobile et donne un caractère particulier à la physionomie de l’oiseau : celui-ci est-il en colère ou ému par la joie , il redresse sa huppe et en forme une espèce de panache qui vient encore ajouter à la beauté de son plumage. Leur queue est carrée comme celle des perroquets proprement dits. Les Kakatoès apprennent très difficilement à parler; mais ils sont très intelligens. En général, ils sont d’un caractère très doux. Ils aiment beaucoup qu’on les caresse. On les apprivoise très facilement. Il y a dans tous leurs mouvemens des ondulations pleines de grâce et de douceur.
Buffon parle de deux Kakatoès qu’on vit en 1775 à la foire Saint- Germain, à Paris , très remarquables par leur grande docilité. Ils répondaient par différens signes muets aux questions que leur adressait leur maître. Ils indiquaient le nombre de personnes qui étaient dans la chambre , l’heure qu’il était , la couleur des habits , etc. Le bec des Kakatoès est excessivement fort , et il semble qu’ils aient un besoin continuel de l’exercer sur des corps durs. Aussi faut- il avoir soin de ne pas les laisser en liberté dans un appartement. Les meubles les plus précieux ne seraient pas épargnés. Il suffit de leur donner quelques morceaux de bois qu’ils puissent briser à leur aise , pour ne plus craindre de dégât de leur part. La voix des Kakatoès est moins criarde que celles des Aras. Ils se nourrissent de fruits , de légumes , de pâtisseries et de toutes les graines farineuses.