JACAMAR A LONGUE QUEUE
ALCEDO PARADISEA. LINN.
Le dessus de la tête est d’un brun nuancé de bleu. La gorge est d’un beau blanc. Il est assez difficile de décrire d’une manière bien exacte les parties supérieures de cet oiseau, tant les reflets sont changeants. Cependant on peut dire qu’elles sont en général d’un vert sombre, avec des reflets violets. Les couvertures des ailes sont d’un vert doré. Les deux plumes du milieu de la queue , beaucoup plus longues que les externes, sont de la même couleur que le dos. Les autres sont verdâtres. Le dessous du corps est d’un violet foncé.
Le bec et les pieds sont noirs.
La femelle a la queue moins longue. Le blanc du cou n’est pas aussi étendu ni aussi pur. Les couleurs sont en général plus faibles.
Le Jacamar a longue queue habite la Guiane. Il se nourrit d’insectes comme les autres Jacamars.
GENEE TOURACO.
CORYTAIX. j ll. OPOETHUS. vieill.
Les Touracos appartiennent à l’ordre des Passereaux zygodactyles et à la famille des Musophagidés. Le bec est court et fort. La mandibule supérieure est élevée, toujours convexe et arquée. Elle offre à son extrémité des petites dentelures. Les narines percées dans la corne du bec sont recouvertes par les plumes du front. Il y a quatre Ois. Ex. 14e liiv.
doigts, deux devant et deux derrière. Le doigt externe est dirigé latéralement. L’oiseau le porte tantôt en avant, tantôt en arrière. Les ailes sont établies sur un type sur-obtus. Nous avons réuni le genre Musophage à celui des Touracos, avec lequel il a de très grands rapports, mais s’en distinguant par sa mandibule supérieure dont la base se prolonge sous la forme d’une plaque cornée sur le haut du front.
Les Touracos sont des oiseaux d’un caractère peu déliant, aussi se laissent-ils facilement approcher et prendre aux pièges. Les fruits constituent leur seule nourriture. Le nom de Musophage qu’on leur a ausssi donné vient de ce qu'ils ont une prédilection bien marquée pour les fruits de différentes espèces de musa.
Ces oiseaux habitent l’Afrique.
TOURACO GÉANT.
MUSOPHAGA GIGANTEA. VIEUX.
La tête est couronnée d’une huppe composée de plumes noires. La gorge, le cou et le haut de sa poitrine sont d’un beau bleu de turquoise. Le reste du dessous du corps est vert-pré. Le derrière de la tête, du cou, tout le dessus du corps, y compris même le dessus de la queue, sont du même bleu que la gorge. Les couvertures du dessous de la queue et les plumes des cuisses sont d’un brun rougeâtre. Les plumes qui descendent sur les tarses sont bleues. L’extrémité des pennes alaires est noire. Le revers de la queue offre trois bandes : une noire à sa naissance, une autre au milieu, de couleur lie de vin foncé, et la troisième qui est encore noire termine chaque penne caudale.
Le bec est orangé. Les pieds sont noirs.
Cet oiseau se trouve en Afrique.
LE TOURÀCO LOUlli .
CUCULUS PERSA, LATH.
Ce Touraco a, ainsi que ie précédent, la tête surmontée d’une huppe ; mais celle-ci est verte et terminée de blanc. On remarque au-dessous de l’œil un trait blanc qui s’étend depuis le conduit auditif jusqu’à la commissure des mandibules. La nuque, le haut du dos, le cou, la gorge, la poitrine et le ventre sont d'un joli vert-pré. Les couvertures des ailes sont ainsi que la queue d’un vert plus foncé. Les remiges sont d’un rouge cramoisi velouté. Les couvertures inférieures de la queue et les plumes des tarses sont grisâtres.
Les yeux sont jaunes ; le bec est noir à sa base, et jaune-orangé à sa pointe. Les pâtes sont noires.
Cet oiseau se trouve au Cap de Bonne-Espérance.
MUSOPHAGE VIOLET.
MUSOPHAGA VIOLACEA. LATH.
Les plumes du dessus de la tête sont d’un rouge-cramoisi. Un trait blanc en forme de demi-cercle s’étend de chaque côté, depuis l’angle inférieur de l’œil jusqu’à l’oreille. La plus grande partie du plumage de cet oiseau est d’un riche violet nuancé de bleu. Les ailes sont mélangées de bleu, de violet et de cramoisi. La queue est d’un violet bronzé. Le bec est jaune-orangé. Les pieds sont noirs-bruns ainsi que les ongles. Les yeux sont cernés par un espace nu et de couleur rouge.
Le Musophage se trouve au Sénégal.
GENRE MENÜRE.
MENURA. lath.
(communément connu sous le nom de lyre.)
Bien que quelques auteurs aient rangé la Lyre, avec raison sans doute, parmi les Gallinacés, nous la conserverons néanmoins avec M. Cuvier, dans Tordre des Passereaux , profitant de la latitude que nous laisse dans cette circonstance la classification zoologique, pour offrir à nos lecteurs l’oiseau le plus remarquable, peut-être, par la forme de sa queue. Nous pensons devoir rappeler ici qu’en décrivant la famille des Paradisidés, nous y avons aussi placé, à l’exemple de certains naturalistes, le Prince-Régent et le Paradis-Orangé dont tous les caractères sont ceux de véritables Loriots ; nous avons cru, dans un ouvrage intitulé Choix d’Oiseaux exotiques , pouvoir nous permettre une semblable infraction aux règles posées par les méthodistes, sans craindre d’encourir le blâme des zoologistes modernes.
La Lyre est classée par M. Cuvier dans l’ordre des Passereaux, et la section des dentirostres. Le bec est triangulaire à la base, allongé, un peu comprimé et échancré vers sa pointe. Les narines sont grandes, membraneuses, et en partie recouvertes de plumes. Les tarses sont forts et élevés. Il y a quatre doigts, un derrière et trois devant. Ceux-ci sont séparés dans toute leur étendue , ce qui , d’après la division que nous avons admise, place la Lyre dans la tribu des Déodactyles .