MOENURA NOVÆ HOLLANDIÆ. LATH
La Lyre, de la grosseur d’un petit dindon , a tout le corps d’un gris brunâtre. Sa queue se compose de seize pennes. Les barbes de la première penne externe de chaque côté, sont longues à l’intérieur et courtes extérieurement. Les deux pennes du milieu n’ont de barbules que sur le côté externe ; ces barbules sont serrées. Les deux pennes intermédiaires ont des barbules très écartées des deux côtés. Les deux pennes externes, dont la forme est celle d’un large ruban, traversé par des bandes jaunâtres, se contournent à leur extrémité à la manière d’un S italique , et représentent très exactement les montants d’une lyre, dont les pennes internes de la queue formeraient les cordes. Le bec est gris, les pieds sont noirs.
Cet oiseau très rare, connu sous le nom de Faisant-Lyre par les Anglais, habite les cantons rocailleux de la Nouvelle-Hollande. Il fait son nid dans les trous de rocher, et se nourrit de différentes substances végétales.
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GENRE RÜPIGOLE.
RÜP1COL À BRISS. PIPRÀ. LliNN.
L’habitude qu’ont les oiseaux qui composent aujourd’hui le genre rupicole, de gratter la terre pour y chercher leur nourriture, et de fixer leur domicile au milieu des rochers et des cavernes, les avait fait comparer aux Gallinacés, et delà aussi leur était venu le nom de Coq de roches, sous lequel les décrivirent quelques naturalistes. Cette dénomination est tout à fait vicieuse, puisqu’elle tend à établir des rapports entre les Rupicoles et les Gallinacés, rapports qui ne sauraient être raisonnablement fondés, comme nous allons chercher à le démontrer tout à l’heure. Le bec des Rupicoles est court et robuste. La mandibule supérieure est triangulaire, voûtée et échancrée à sa pointe qui est recourbée en bas. La mandibule inférieure est un peu retroussée et très aiguë. Les narines sont ovoïdes , latérales et cachées par les plumes. H y a trois doigts devant et un derrière. Le doigt interne est soudé à sa base, et l’externe jusqu’à la seconde articulation. Les ailes sont établies sur un type obtus. D’après l’analyse de ces différens caractères, nous sommes conduits à ranger les Rupicoles dans l’ordre des Passereaux syndactyles , dans la famille des Pipridès et la section des Dentirostres.
Les Rupicoles semblent redouter l’éclat d’une trop vive lumière ; aussi ne sortent-ils guère que le soir et le matin des trous des rochers qui leur servent de demeure, pour aller chercher leur nourriture dans l’épaisseur des forêts. Ils se nourrissent quelquefois d’insectes, mais surtout de baies et de fruits sauvages. Leur vol est rapide mais peu élevé.