‹ Histoire naturelle des oiseaux exotiquesChapitre 76 sur 116 · MARTIN-CHASSEUR TRAPU · texte numérisé non relu

MARTIN-CHASSEUR TRAPU

DACELO CONCRET A. TEMM.

Le dessus de la tête est d’un vert foncé avec des petites lignes rousses sur le front. La tête est entourée d’un bandeau noir qui s’étend d’un œil à l’autre en passant sur l’occiput. Une large tache bleue existe sur les joues. Le derrière du cou est d’un roux foncé qui s’éclaircit sur les parties latérales, sur la gorge, la poitrine et les flancs. Le ventre est blanc. Le manteau et les ailes sont noires, à l’exception pourtant d’une partie des couvertures qui sont d’un bleu foncé ainsi que la queue. Le croupion et les couvertures supérieures de cette dernière sont d’un bleu céleste.

Le dessus du bec est noir, le reste est jaune, ainsi que les pieds.

Cet oiseau se trouve à Sumatra.

GENEE MARTIN-PÊCHEUR.

ALCEDO. linn.

Les Martins-Pêcheurs sont de Tordre des Passereaux syndaclyles, de îa famille des Alcedidés, et de la section des Longirostres. Leur bec est long, droit, solide, quadrangulaire, gros à sa base, comprimé et terminé en pointe. Les narines sont placées de chaque côté du bec et près de la base, percées obliquement et presque entièrement fermées par une membrane nue. Les pieds sont fort courts et placés très en arrière du corps. Le doigt externe est soudé à l’interne. Les ailes sont assez étendues, La troisième remige est la plus longue de toutes.

Les mœurs des Martins-Pêcheurs sont assez remarquables. Doués d’une patience infatiguable, on les voit perchés sur une des branches flexibles qui bordent le rivage, et là, l’œil fixe et le corps immobile, ils attendent souvent des heures entières, jusqu’à ce qu’ils aient aperçu un petit poisson nageant près de la surface de Tonde. C’est alors qu’ils se laissent tomber d’aplomb et qu’ils arrivent avec la rapidité d’une flèche sur le pauvre poisson que rien ne peut avertir dans cette circonstance, du danger qui le menace. L’oiseau ressort de l’eau quelques instans après, et avale aussitôt la proie qu’il tient à son bec. Si celle-ci est trop grosse pour être avalée d’un seul coup, il la dépose sur une pierre, et au moyen de son bec vigoureux, la réduit en fragmens d’une plus facile digestion. Quand les Martins- Pêcheurs ne trouvent point de petites branches suspendues au dessus de l’eau, ils choisissent la pointe d’un rocher, une pierre ou une motte de terre placées près du rivage. Souvent aussi on les voit plonger tout en explorant dans leur vol la surface des rivières. Outre les poissons, ils se nourrissent encore de vers, de limaçons et d’insectes aquatiques. Ils font leur nid dans des trous placés sur le bord de l’eau. Les anciens qui n’avaient pu parvenir à découvrir

ces nids, prétendaient qu’ils étaient lloltans sur la mer. Àldrovande dit qu’ils font sécher les branches sur lesquelles ils se perchent. Cette opinion vient sans doute, de ce qu’ils choisissent de préférence des branches desséchées.

Les Martins-Pêcheurs, comme on vient de le voir, ont des mœurs bien différentes des Martins-Chasseurs. Nous avons omis de dire en parlant de ces derniers, que leur plumage était souple et soyeux, tandis qu’il est serré, raide et lustré chez les premiers.

La peau des Martins-Pêcheurs est très recherchée dans certains pays où on la porte comme amulette.

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