LIMONIER FERRARIS
CITRUS LIMONUM FERRARIS, LIMONE DI FERRARIS;
Poliis ovato-oblongis : fructibus magnis, obovatis, verrucosis, VIx Mammosis 5 cortice
crasso, saturatè luteo 5 pulpé aciduld.
Limon Citratus Amalphitanus , Ferr., Hesp., tab. 281. Citrus Limonum Ferrari, Nouy. Duh., p. 88, N. 29.
Cest avec bien de la reconnaissance que nous attachons le nom de Ferraris au limonier que
nous allons décrire; on sait que peu d’auteurs ont traité la matière de leurs ouvrages avec
autant d’gtendue et de perfection que la fait Ferraris dans ses Hespérides, qui sont un livre plein d’érudition, de faits intéressans et d’une grande quantité de préceptes excellens. Malgré quelques erreurs dont cet ouvrage n'est point exempt, et malgré quelques anciens préjugés détruits depuis par lexpérience, le mérite de Pauteur n’en est pas moins demeuré incontestabie.
Le limonier Ferraris a la tige droite couverte de rameaux gréles, un peu inclinés et garnis de quelques petites épines.
Ses feuilles sont ovales oblongues, grandes, rétrécies en pointe aux deux bouts, épaisses, bordées de dents arrondies, pointillées de jaunàtre, munies d’une nervure moyenne jaunàtre comme le pétiole sur lequel elle est articulée.
Les fleurs sont latérales, grandes, lavges de rouge en dehors, composces d’un collier è cinq ou six dents, de cinq À seize pétales inégaux, d’une soixantame d’étamines à filets minces quelquefois rougeàtres ; le style, court et chagriné, est souvent imparfait.
Le fruit est gros, d’un jaune foncé, obovale ou figuré en poire raccourcie, un peu tuberculeux, marqué de còtes vers le pédoncule, muni d'un mammelon trés-court au sommet; son écorce est épaisse, ferme, d’un gott agréable, adhérente à la pulpe qui est jaunàtre, pleine d’un suc abondant, acidulée et divisée en huit ou dix loges.
Les graines sont grosses, fort longues et peu nombreuses. Long. 0,115-0,125; larg. 0,070-0,080; épaiss. 0,010-0,01.5.
Le li CS IRA 6 a È Le limonier Ferraris est une des plus belles et des plus rares variétés de limonier.
149. LIMONIER AMALFI, CITRUS LIMONUM AMALPHITANUM, LIMONE D’AMALFI,
Foliis ovato-lanceolatis, sapiùs subspathulatis : fructibus ovato-oblongis, subrugosis,
basi attenuatis , apice mammd conicd terminatis ; cortice subcrasso ; pulpé gratè acidà.
Limon Amalphitanus , Ferr., Hesp., p. 205, T. 209. Cannarone d’Amalfi, Zucc., Cat., Hort., Bot., Flor., p. 20-77. Limonier d’ Amalfi, Risso, Annal. du Mus. d’Hist. Nat.
Citrus Limonum Amalphitanum, Nouv. Duh., p. 18, N. 38.
Ce limonier porte le nom du pays où il a été sans doute observé ou cultivé pour la première fois; il a des rapports avec le limonier è fruit oblong, tab. 87, mais il en diffère par ses rameaux plus étalés et par ses fruits plus gros.
Sa tige haute et couverte d’une écorce cendrée, a les rameaux nombreux, gréles et armés de longues épines.
Ses feuilles sont oblongues, pointues ou spatulées, un peu ondulées sur les bords, légèrement dentées, d’un vert pàle, portées sur de longs pétioles jaunàtres.
Les fleurs, légèrement purpurines en dehors, ordinairement réunies par grappes, ont le calice tuberculeux; leur corolle est composée de cinq è dix pétales inégaux, et embrasse quarante à cinquante étamines plus longues que le style.
Le fruit est gros, oblong, ventru, aminci vers le pédoncule, terminé au sommet par un mammelon conique, à surface plus ou moins raboteuse et d’un jaune pàle; l’écorce est peu gpaisse, tendre, d’un goùt agréable, adhérente à la pulpe qui est verdàtre, pleine d’un suc acidule, et divisée en huit ou dix loges.
Les graines sont fort rares.
Long. 0,100-0,160; larg. 0,045-0,080; épaiss. 0,008-0,012.
Le limonier d’Amalfi est fort rare aux environs de Nice; on ne le rencontre plus que dans quelques vieux jardins; cependant, la beauté de ses fruits, l’abondance et les qualités de leur suc, devraient le faire rechercher et engager à le multiplier; mais Vapathie de la plupart des cultivateurs du midi de l'Europe est telle, qu'ils plantent indistinctement et sans choix, les premitres variétés qui lcur tombent sous la main, et qu'ensuite ils ne font rien pour remplacer les espèces inférieures par célles qui valent mieux.
LIMONIER DE CALCEDO INE, CITRUS LIMONUM CHALCEDONICUM, LIMONE DI GAZA;
Foliis ovato-elongatis : fructibus magnis, ovalibus, virente luteis; cortice crassissimo;
pulpé acidula.
Limon ponzinus Chalcedonicus, Ferr., Hesp., p. 290, T. 297.
Limon di Gaza, Zucc., Cat., Hort, Bot., Flor., p. 19, NE
Le nom de ce limonier paraît rappeler celui de la contrée où il a d’abord été observé, plutòt que celui de la pierre précieuse avec la dureté de laquelle on lui a trouvé quelques rapports selon Ferraris : on le cultivait beaucoup autrefois dans le midi de l'Europe, mais il y est fort rare maintenant.
Sa tige haute et d’um gris foncé, a les rameaux longs, espacés et fragiles.
Ses feuilles sont oblongues, épaisses, dentées, souvent crépues, d’un vert plus ou moins foncé, portées sur des pétioles non ailés.
Les fleurs peu nombreuses, et lavées d’une légère teinte rose en dehors, ont les pétales d’une grosseur remarquable, et les étamines ordinairement plus longues que le style.
Le fruit est gros, souvent oblong, quelquefois ovale ou arrondi, d’un jaune un peu verdatre, à surface assez unie; sa chair est tròs-6paisse, très-ferme, d’un got agréable; la pulpe jaunatre, divisge en huit ou dix petites loges, contient un suc acidule.
Les graines sont peu nombreuses et teintes de rougeàtre par la transparence de la lorique. Long. 0,156-0,150; larg. 0,100-0,110; épaiss. 0,015-0,050.
La chair considgrable de ce fruit et la petite quantité de pulpe qu'il renferme, le rapprochent
beaucoup des cédrats.
Udi. LIMONIER A DEUX MAMMELONS, CITRUS LIMONUM BIMAMMILLATUM, L]MONE BIMAMILLATO,
Foliis ovato-oblongis : fructibus magnitudinis media, obovato-oblongis ; basi apiceque
mammillatis ; cortice tenui ; pulpà gratè acidd.
Limon a Rivo seu Rio, Ferr., Hesp., p. 215, T. 215.
Limone dal rio, Vanar.
Limone teresiano piccolo detto Rondinino, Zucc., Cat., Hort., Bot., Flor., p. 19. 7. Limonier è fruit & deux mammelons , Risso, Annal. du Mus. d’Hist. Nat.
Citrus Limonum bimammillatum,, Nouy. Duh., p. 86, N. 24, T. 27, fig. 1.
Le rétrécissement en forme de mammelon qu'on remarque è chacune des extrémités de ce fruit, lu a valu le nom quil porte depuis long-temps.
Sa tice haute et cendrée, a les rameaux diffus et munis de pelites épines.
lo) ’ Ii Ì Ses feuilles sont ovales oblongues, pointues, d’un vert foncé. quelquefois lavées de jaune gues, ] ’ p QUueld J b fimement crénelées, portées sur d’assez longs pétioles jaunàtres dénnés d’ailes.
Les fleurs sont latérales et rougeatres en dehors.
Le fruit est de moyenne grosseur, figuré en fuseau très-ventru ou atténué également en une sorte de mammelon è chaque bout, et d’une surface assez égale; l’épaisseur de l’écorce varie un peu; elle est mince dans les fruits de la première floraison et plus épaisse dans ceux des autres floraisons; la pulpe, divisée en sept ou dix loges, contient un suc acide fort agréable.
3 la pulpe, Ii 55; 5
On ne trouve ordinairement aucune graine.
Long. 0,000-0,115; larg. 0,050-0,065; épaiss. o 004-0,00 ong. 309 ’ 3 8-0) 3000 3 ppalss. , ) 7.
L’écorce de ce fruit, assaisonnée par l’acide agréable de la pulpe, se mange crue avec plaisir.