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CHAPITRE XII

Da allons décrire ici, comme supplément, deux genres qui appartiennent è la famille des Orangers, mais dont le fruit n'est que peu ou point comestible : nous mentionnerons ensuite quelques espèces indiennes décrites dans l’Herbier d'Amboine, et dont les caractères incomplétement développés par l’auteur, laissent des doutes sur leur existence.

TAB. CVIIL

TRIPHASIA (1) Lovr. LIMONIA, Jaco.

Car. Ess. Calix tridentatus, brevis : corolla tripetala , campanulata ; stamina sex , libera : ovarium fusiforme , pedicellatum, phycostemone basi suffultum tri-vel quadriloculare ,

loculis monospermis ; stylus simplex ; stigma subtrilobum :\ bacca ovata, cerasiformis ,

obortu unilocalaris , monosperma.

TRIPHASIA AURANTIOLA.

Petit arbrisseau très-rameux, diffus, 9élevant rarement à la hauteur de cinq è six pieds, è rameaux menus, effilés, épineux.

Ses feuilles sont ternées, c'est-à-dire, composées de trois folioles ovales d’un vert foncé, è peine dentées, souvent émarginées au sommet, planes, glabres, ponctuges et odorantes.

Les fleurs sont d’un blanc sale, axillaires ou le plus souvent réunies plusieurs ensemble.

Le fruit est ovale, deux ou trois fois gros comme un grain de groseille, succulent, rouge, à peau mince fragile; à chair visqueuse, molle, douce, mangeable et sans odeur.

On ne trouve ordinairement qu'une graine ovale.

Ce petit arbrisseau est aujourd’hui assez commun dans les jardins assortis de la capitale; il y

figure seulement comme plante de collection : nous en possédons un échantillon recucilli dans

le jardin botanique de la Jamaîque. Il est originaire de la Chine et de la Cochinchine : les

Limp conti» sile io buoi acciai al

(1) Tpipa 5105, triplex, à formà ternarià foliorum , corolle et calicis istius plante.

lu ene

ce n = eo

= ra

eause de son odeur, et parce que ses rameaux flexibles se prétent aux

Chinois le cultivent è contours grac1eux et aux formes élégantes quon veut leur donner.

Lourciro et M. de Jussieu indiquent cinq étamines dans les fleurs de cet arbrisseau. Nous en avons toujours trouvé six. Jacquin la décrit sous le nom de ZLimonia Trifoliata.

Ewxplication du tab. 96.

1, Fleur entière plus grande que nature; 2, figure qui représente la position respective de

toutes les parties de la fleur : ainsi on vot en @ le calice, en d le pétale, en c l’étamine,

en dle phycostéme, en e l’ovaire, en f le style, et en g le stigmate. Les loges de ce fruit n’ont pas les vésicules qui caractérisent si bien les véritables oranges.

GLYCOMIS, Corr. LIMONIA, Lin.

Cir. Ess. Calix pentaphyllus, imbricatus : petala quinque obovata, stamina decem pentaphyt1Us , P SPILLI

libera : ovarium subtrigonum, glanduloso rugosum ; 5-5 loculare; stylus brevis,

crassus obtusus, rugosus. Fructus (ex correa) baccatus , 5-locularis , b-spermus , loculis

et seminibus quibusdem abortivis.

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