‹ Histoire naturelle des orangersChapitre 16 sur 134 · ORANGER PYRAMIDAL · texte numérisé non relu

ORANGER PYRAMIDAL

CITRUS AURANTIUM PYRAMIDALE, ARANCIO PYRAMIDALE.

Foliis ovato-oblongatis : fructibus parvis, rotundis , glaberrimis, paulò striatis ; pulpé dulci.

Nous n’avons pas à concilier le témoignage des auteurs sur cette varigté, puisque nous n’en connaissons aucun qui en ait parlé, quoiqu'elle soit cultivge depuis long-temps sur les bords de l'Europe australe, et que sa forme pyramidale ait dù la faire remarquer aisément.

Sa tige est gréle; ses rameaux sont longs, glabres, droits, trèsmombreux, termings par des bourgeons anguleux assez courts.

Les feuilles, grandes, ovales alongées, un peu ondulées sur les bords, sont pointues, d’un vert clair, sensiblement rapprochées les unes des autres, et portées sur des pétioles un peu ailés.

Ses fleurs naissent par bouquets ou en pyramides; elles ont le pédicule gréle, alongé; le calice petit, à cinq dents aigués; la corolle composte de cinq à sept pétales; vingt-quatre étamines ; l’ovaire strié et le style court.

Le fruit est petit, arrondi, très-glabre, ferme, d’un jaune pàle, marqué de Iégères canelures; son écorce est assez épaisse, peu adhérente è la pulpe, qui est fort dense, d’un jaune rougedtre et divisée en douze ou quatorze loges : les graines sont peu nombreuses et la plupart stériles.

Long. 0,044-0,048 ; larg. 0,065-0,078; épaiss. 0,007-0,009.

L’oranger pyramidal a de l’affinité avec celui à feuilles étroites; mais il en differe par sa forme pyramidale, par ses rameaux glabres et confus, par ses grandes feuilles, et par la couleur pàle de ses fruits, qui sont négligés dans le commerce, à cause de leur peu de volume, et qui ne méritent une place que dans les collections.

TAB. VI 6. ORANGER A FEUILLES D'YEUSE, CITRUS ÀURANTIUM ILICIPOLIUM, ARANCIO 4 FOGLIA D’ ELIE. Foliis ovatis, undulato sinuatis : fructibus globosis , vel ovatis , glabris ; pulpé dulcissimd.

Oranger a feuilles d’yeuse , Risso, Ann. du Mus. d’Hist. Nat., Nouv. Dub., p. 95. N° 13.

Cet oranger tire son nom de la ressemblance qu’ont ses feuilles avec celles du chéne vense

(Quercus Ilex, Lin.). On croit qu'il a été transporté de Pîle de Sardaigne dans les jardins de Nice, où il est encore extrémement rare, et où il n'est cultivé que par quelques amateurs.

Sa tige est très-rameuse ; ses rameaux sont courts, droits, glabres, confus, très-pressés, terminés par des bourgeons anguleux d’un vert foncé.

Il a les feuilles ovales, onduldes, crepues, très-contournées, épaisses, d'un beau vert luisant en dessus, pàles en dessous, traversées de grosses nervures salllantes, et supportées par d’assez longs pétioles un peu ailés.

Ses fleurs naissent en bouquets à Pextrémité des rameaux; elles ont le calice cinq divisions aigués; les cinq pétales oblongs d’un blanc nuancé de jaune, et le style souvent courbé.

Les fruits sont petits, le plus souvent arrondis, quelquefois oblongs, lisses et d’un jaune foncé; la substance de leur écorce est jaundtre intérieurement ; on trouve dans leur intérienr de cinq à onze loges pleines de vésicules très-jaunes, qui contiennent une eau douce, sucrée et trèsbonne : les graines sont très-rares.

Long. 0,060-0,070 ; larg. 0,048-0,054; épaiss. 0,005-0,005.

L’oranger è feuilles d’yeuse ne s’éléve quà deux métres dans les jardins sur les bords de la Mediterrange borgale. Ses tiges très-touffues , ses feuilles d’un beau vert luisant et singulièrement tourmentées, lui donnent un aspect pittoresque et fort agréable. Sa floraison est bisannuelle ;

ses fruits mùrissent fort vite et sont excellens. Da ORANGER A FEUILLES CREPUES, CrTtRUS AURANTIUM CRISPUM, ARANCIO 4 FOGLIA RICCIA, Foliis oblongis , angustis , crispis : fructibus rotundis, depressis ; pulpà dulci.

Aranzo dolce con foglio Rizza, Volc. Hesp., part. 2, p. 155.

Arancio di foglia Riccia buonissimo, Tanar., p. 287.

Si des feuilles crepues donnent è cet arbre une certaine ressemblance avec le précédent, il sen distingue cependant assez bien par ces memes feuilles, beaucoup plus grandes, d’un vert pàle, quelquefois marquées d’un liseret jaune sur le bord.

L’gcorce de sa tige est d’un gris obscur; il a les rameaux fort longs, parsemés de petites épines droites et aigués.

Les feuilles sont oblongues, étroites, plissées, crepues, froncées, recoquillées, d’un vert pàle, quelquefois légèrement liserges de jaunàtre, portées sur de longs pétioles non ailés.

Ses fleurs sont nombreuses et d’un beau blanc; leur style est souvent plus long que les étamines.

Les fruits sont arrondis, déprimgs , glabres, d’un beau jaune-rouge, souvent un peu verdàtres au sommet, parsemés de petits creux; leur intéricur est divisé en dix ou treize loges, qui en entourent quelquefois cinq autres plus petites placées au centre; le jus est d’un doux fade peu sucré dans la maturité. Les graines sont ovales et nombreusces.

Le port de cet arbre est majestueux; il 9’élève jusqu'à la hauteur de six métres dans le méme

na x , 4 DI x Gi La climat où le précédent ne séleve quà deux métres. Ses fruits mùrissent plus tard, et n'ont

jamais un gotit aussi agréable : c'est sur le territoire de Nice que nous Pavons remarqué, et nous pensons qu'il a été connu de Volcamer, quoique les caractères que lui assigne cet auteur

s'éloignent un pen de ceux que nous lui avons toujours reconnus. TAB. VII.

Page 1