‹ Histoire naturelle des orangersChapitre 48 sur 134 · REL PAIS · texte numérisé non relu

REL PAIS

ba, BIGARADIER A GRAND CALICE, CITRUS BIGARADIA CALICULATA, MELANGOLO CALICULATO,

Foliis ovato - oblongis , acutis : calice crasso, per maturitatem crescente : fructibus magnitudinis medie, globosis, subcompressisque, glabris ; cortice subcrasso ; pulp

- ;j acidulà, paulisper amarà.

Nous venons de voir un calice déjà assez particulier par son volume et par la propriété qu'il a de devenir succulent, et de prendre la couleur de son fruit; mais le calice du bigaradier que nous allons décrire renchérit encore sur le précédent, en ce qu'il prend un volume plus considérable, qu'il continue de croître et de mùrir méme après la chute du fruit qu'il soutenait.

La tige du bigaradier caliculé est d’un gris obscur , de moyenne hauteur, terminée par une téte arrondie dont les rameaux courts et touffus sont d’un vert gai dans leur jeunesse, et munis de petites épines qui disparaissent sur le vieux bois.

Les feuilles sont ovales oblongues, aigués, tombantes et recourbées, un peu froncées, festonnées, d’un vert pàle, portées sur de très-longs petioles à ailes arrondies.

Les fleurs, assez grandes, souvent disposées en bouquets, ont le calice renflé, très-gros, d’un vert blanchàtre, tuberculé, à cinq ou six divisions; la corolle composée de cinq à six pétales oblongs, odorans, d'un beau blanc; le style long, gréle, souvent nul.

Les fruits sont arrondis, quelquefois déprimés aux deux bouts, glabres, un peu granuleux, d’un beau jaune rougeàtre; ils ont l’écorce assez épaisse; leur intérieur est divisé en huit ou neuf loges égales, pleines de vésicules d’un jaune foncé, renfermant un suc acidule légèrement

amer. Les graines sont oblongues, tronquées au sommet. 4, BEE Long. 0,064-0,070; larg: 0,078-0,086; épaiss. 0,007-0,010.

Cet arbre ne s'éleve qu'à la hauteur de deux ou trois métres dans les jardins de Nice; il fleurit abondamment tous les deux ans, et un grand nombre de ses fleurs sont stériles. Le développement considérable de son calice et plusieurs autres considérations le rapprochent du

précédent, et permettent de les soupgonner variétés lun de l’autre.

DES ORANGERS. oh) TAB. XX.XYV.

da. BIGARADIER RICHE DEPOUILLE, CITRUS BIGARADIA CRISPIFOLIA , MELANGOLO RICCIO,

Foltis ovatis, crispis, obtusis, parvis, confertissimis : fructibus globosis, depressis ,

subrugosis, scepè coronatis; cortice subcrasso ; pulpà acidà et amard.

Aurantium crispo folio , Ferr., Hesp., p. 587, T. 389.

Aurantium folio crispo , Vole., Hesp., p. 189, T. 190, d.

Arancio con foglio crispo , id., part. Il, T. 179.

Aurantium fructu multiplici, Tournef., Inst. R. H., p. 620.

Oranger d feuilles coquillées, ou le Bouquetier, Encyclop.

Arancio Riccio, Mich. Cat., Hort. FI. p. 14. Zuccagn., id., p. 18, è.

Citrus Aurantium indicum crispifolium multifforum, fructu parvo , amaro et acido , Gall., p. 151, N. 20.

Bigaradier Bouquetier, Risso, Ann. du Mus. d’Hist. Nat.

Citrus Bigaradia crispa, Nouv. Duh., p. 100, N. 5, pl. 52, fig. 1, peu exacte.

Les noms de riche dépouille, de bouquetier, d’oranger è feuilles frisées ou crepues, ont été donnés à cet oranger depuis long-temps par les cultivateurs qui l’ont facilement distingué dans le grand nombre de ses congénéères.

Sa tige reste naturellement très-courte; ses rameaux, également courts, lui forment une téte arrondie et régulière.

Ii a les feuilles petites, ovales, obtuses ou échancrées, dures, d’un vert tendre et jaunàtre, très-rapprochées les unes des autres, souvent imbriquées du haut en bas, arquées en arrière, un peu creusées en goutière, plus ou moins crispées, à pétiole très-court et sans aile.

Fleurs de moyenne grandeur, très-nombreuses, d’un beau blanc, rapprochées en bouquet au sommet des rameaux.

Les fruits sont arrondis, déprimés, rugucux, légers, d’un jaune rougeàtre, marqués au sommet d’une grande argole, ou de quelques rayons en forme d’étoile : la peau, inégale dans son épaisseur, répand une légère odeur de muguet. La pulpe, formée de grosses vésicules d’un jaune foncé, est divisée en douze loges, et contient une eau légérement acide et amère. Les graines sont les unes petites, ovales ou oblongues, ridées, les autres avortées.

Long. 0;050-0,054; larg. 0,058-0,064; épaiss. 0,008-0,009.

n i > 1 n dI Dr } 20 d "Te 1ANAR Cet arbre est cultivé dans toutes les orangeries de France, et en pleine terre dans toute

l'Europe méridionale ; il ne 9éleve quà la hauteur de deux ou trois métres en pleine terre. Si le pied cultivé au Jardin des Tuileries è Paris a paru à Vauteur du Traité du Citrus surpasser en grosseur et en beauté tous ceux qu'il avait vus dans les pays méridionaux, c'est que cet individu est greffé très-haut : la tige ne lui appartient pas. Les fleurs forment des bonquets tout faits au sommet des rameaux, et sont fort appréciées des parfumeurs, qui en retirent, au moyen de la distillation, une huile essentielle et une can très-aromatique. Les fruits de notre dessin ayant été faits d’après un échantillon cueilli sur un arbre du territoire de Nice, sont plus gros que tous ceux qui se voient dans les orangeries de Paris,

et plus gros aussi que ne l’indique M. Gallesio.

don BIGARADIER MULTIFLORE, CITRUS BIGARADIA MULTIFLORA, MELANGOLO MULTIFLORE,

Foliis ovato-oblongis , acutis : floribus numerosis : fructibus parvis, sphericis; cortice

subcrasso : pulpà paulò acidà et amard.

La trés-grande masse de fleurs dont cet arbre se charge chaque année, et le très-petit nombre de petits fruits qui succèdent à ces fleurs, nous semblent un caractére suffisant pour le distinguer de ses congénères. Il paraît étre l'un des plus anciennement cultivés sur les bords de la Meéditerranée.

Sa tige est petite, droite, à écorce d’un gris clair; ses rameaux, courts et très-rapprochés, sont armés de petites épines qui disparaissent sur les anciennes branches.

Il a les feuilles petites, ovales oblongues, étalées, pointues, légèrement dentées, d’un vert clair, portées sur de longs pétioles largement ailés.

Les fleurs naissent en bouquets touffus, alongés vers. l’extrémité des rameaux ; elles sont pentapétales, très-odorantes, et plusieurs ont l’organe femelle imparfait ou nul.

Les fruits sont petits, arrondis, fermes, lisses, d’un beau jaune orangé, terminé quelquefois par un petit mammelon obtus; ils ont l’écorce épaisse, compacte, très-adhérente à la pulpe qui est jaunàtre et divisée en huit ou dix loges égales ; l'eau est légèrement acide

et amère. Graines rougeàtres, le plus souvent avortées.

Si on excepte le bigaradier chinois et ses variétés, cet arbre est le plus petit des orangers à fruit amer; mais la nature l’a richement dédommagé de la meédiocrité de sa taille, par ; 3 : . e l’abondance de fleurs qui le parent magnifiquement chaque année, et qui le rendent aussi utile

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qu'agréable; ses fruits, toujours en petit nombre; ne parviennent jamais tous à une parfalte

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maturité. Ce n'est qu’avec la plus grande difficulté que l’on parvient à trouver quelques e RAGERSTA per ti È O

yeux propres à étre greflés en écusson sur cet oranger; aussi est-il extrèémement rare : nous

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n’avons pu en observer que deux individus dans les jardins du territoire de Nice, où ils

fleurissent depuis la fin du printemps jusqu'en automne.

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