BIGARADIER VIOLET
CITRUS BIGARADIA VIOLACEA, MELANGOLO PAVONEZZO,
mi DO . SI CI 0° O DO . . è DI DÒ Foliis ovatis : floribus aliis albis, aliis rubro-violaceis : fructibus parvis , rotundis ,
subrugosis, aliis luteis; aliis ante maturitatem violaceis ; pulpd acidà et amard.
Aranzo di fiore foglia rubicante, Volc., Hesp., pars Il, p. 198?.
Aurantia fructu acido, foliorum florum et fructuum aliis violaceis, aliis alius coloris , Le Berr., vol. 4, p. 112.
Bigarade violette , Calv., p. 146, N. 3.
Citrus Aurantium violaceum, Desf., Tabl. de V’Ecol. Bot., p. 158.
Citrus Aurantium indicum, folio petiolo alato, sepè in summd teneritate violaceo , flore hìnc albo, indè exteriùs rubente, fructu violaceo, medulli acidi, Gallesio, p. 142, N. 27.
Citrus Bigaradia violacea, Nouv. Duh., p. 101, N. 5, T. 54.
Hermaphrodite des Parisiens.
Si le bigaradier violet n'est pas le plus extraordinaire des orangers, il est du moins le plus agréable par le mélange de ses fleurs blanches et violettes.
Cet arbre, qui paraît étre d’une moyenne vigueur, a les rameaux nombreux, très-divisés, peu alongés; sa téte sarrondit naturellement et sans art.
Ses feuilles sont ovales, rétrécies aux deux bouts, de moyenne grandeur, portées sur des pétioles largement ailés; une partie des jeunes pousses sont vertes, et produisent des feuilles vertes; les autres pousses sont violettes, et produisent des feuilles lavées aussi de violet; mais ce violet disparait quelque temps après la floraison.
Les fleurs sont très-nombreuses, de grandeur ordinare, et se succèdent pendant long-
temps; celles qui naissent dans Vaisselle d'une feuille verte sont blanches; celles qui viennent
dans Vaisselle d’une feuille violette sont agréablement lavées de violet en dehors.
Les fruits sont petits, arrondis, un peu aplatis en dessus et en dessous, assez ordinalrement etoilés au sommet; cous qui proviennent de fleurs blanches sont jaunes et assez unis; mais ceux produits par les fleurs violettes sont un peu raboteux et quelquefois légèrement anguleux, toujours lavés de violet jusqu'à ce qu'ils aient presque atteint toute leur grosseur; alors ils
HISTOIRE NATU RELLE
ent comme les autres; l’intéricur est divisé en huit loges pleines
deviennent jaunes et mMùriss
2 Si A 2 per pS È <Te N anches è peme jaunàtres, contenant très-peu d'eau légèrement acide et amére :
de vesicules Dl
P È - I Cs Sb) si 5 3. 1 roi af e du fruit est ordinairement déchiré, et Pon ne trouve aucune grame parfaite.
Pax Long. 0,040-0,050; larg. 0,040-0,050; épaiss. 0,005-0,006.
Le bigaradier violet du jardin royal des plantes de Paris paraît avoir environ quatre-vingts
ans; il a sans doute été pendant long-temps le scul individua de cette espèce existant à Paris, puisque tous ceux qui se voient maintenant chez les fleuristes de la capitale et mème dans lorangerie de Versailles, proviennent de greffes prises sur cet arbre. Il était encore inconnu en Italie en 1811, lorsque M. Gallesio en acheta un pied pour la somme de douze francs, à Paris, chez M. Gabriel Thouin, et Pemporta è Final, où il a très-bien réussi.
Les marchands flcuristes de Paris le vendent sous le nom d’Hermaphrodite; et quoique sa multiplication et sa culture soient aussi faciles que celles des espèces communes, ils le font cependant payer plus cher. Voilà plusieurs années qu'on supprime soigneusement toutes les tes et à fleurs blanches d’un bigaradier violet de Porangerie de Versailles,
pousses à fewilles ver dans l'intention de le forcer è n°en plus produire que des violettes; mais il en repousse toujours des unes et des autres.
Dn BIGARADIER A FLEUR DOUBLE,
CITRUS BIGARADIA DUPLEX, MELANGOLO A FIOR DOPPIO,
Foliis ovato - oblongis , crasciusculis : flore duplici : fructibus globosis, granulalis ;
cortice crasso ; pulpd acid et amard.
Aurantium flore duplici, Ferr., Hesp., p. 587, T. 591.
Aurantium flore pleno, Vole., Hesp., p. 201, 202, b.
Oranger è fieur double, Miller.
Arancio di fior doppio , Zucc. Cat., Hort. Bot. Flor., p. 18.
Bigaradier è fteur double , Calvel.
Arancio del fior doppio , Tanar., p. 287.
Citrus Aurantium indicum flore semipleno, fructu scepè fetifero, medullà acida, Gall., p. 129, N. 18°.
Citrus Bigaradia flore duplici , Nouv. Duh., p. 101, N. 4.
Si la grande et noble simplicité de la nature doit étre le premier objet des études du botaniste, il ne sen suit cependant pas que tous les produits du hasard ou de l’industrie
La 3 a î DI E , * 0) . 11° Sì 17 v humaine méritent lespece de dédain qui les fat négliger des botanistes les plus célèbres.
©n ne congoit pas comment, à la voix de Linné, la botanique a pu rejeter de son domaine les plantes les plus utiles et les plus agréables, en les qualifiant de monstres et de variétés : on'ne concoit pas mieux comment on peut parvenir aux honneurs et à la célébrité, en décrivant des mousses ou d’inutiles moisissures, tandis qu'on mn’accorde pas sculement le titre de botaniste à Olivier de Serres, à Rosier, è Duhamel! Depuis que loranger qui nous occupe a doublé nos profits et nos jouissances, en doublant ses fleurs, il est devenu un monstre pour les botanistes, et comme tel, banni de leur répertoire.
Quand lun de nous s'occupait d'un grand ouvrage sur les fruits bons à manger, il avait été sur le point, d’après la proposition d’un professeur éclairé, d’obtenir un encouragement flatteur; mais il fut décu dans son espérance, par l’avis d’un grand botaniste qui a prouvé qu'il n°était question dans cet ouvrage que de monstres et de variétés.
Quoi qu'il en soit, le bigaradier è fleur double a la tige élevée, les rameaux espacés, divergens et irréguliers.
Ses feuilles sont ovales oblongues , pointues, épaisses, ondulées, crenelges, d’un beau vert, portées sur des péetioles à alles arrondies.
Les fleurs, ordinairement solitaires et situges sur de longs pedoncules, ont le calice d’un blanc verdàtre, è cinq ou six dents aigués; la corolle composge de cinq à vingt pétales inégaux très-longs, réflgchis, d'un beau blanc et très-odorans.
Les fruits sont globuleux, granuleux, d’un beau jaune rougedtre, assez souvent munis vers le bas de quelques protubérances en forme de crétes et de sillons peu sensibles; le sommet est aussi quelquefois surmonté d'une espèce de mammelon : l’écorce, assez épaisse, est molle, fongueuse, peu adhérente è la pulpe qui est divisée en douze ou quinze loges inégales, séparées en deux systèmes, et contenant un suc acidule et amer. Les graines sont
oblongues.
Long. 0,060-0,070 ; larg. 0,070-0,080; épaiss. 0,010-0,014.
Cette belle variété, fille du hasard ou de industrie, perd peu-à-peu la propriété de Si la Di . 2 DET) 3 donner des fleurs doubles, si on cesse d’améliorer le sol qui la nourrit, et sì l'on abandonne
A la seule nature le soin de sa conservation.
56. BIGARADIER SPATAFORE, CITRUS BIGARADIA SPATAFORA, MELANGOLO SPATAFORA;
Poliis oblongis, strictis, acutis : fructibus sphoericis , lucidis, glaberrimiss cortice
ssi ide : 1 i i et amard.
crassissimo, pallidè flavo : pulpà pauca subdulci et
. zZ Lumia Spatafora , Ferr., Hesp.; p. 517.
Lumia salis, sive Spatafora nostra , id., p. 925, fig. mala
HISTOIRE NATURELLE Hesp., pars Il, p. 152.
Lumia tonda ordinaria, Vole.,
Lumia a scorzo liscia tonda assdi, Tanar., p. 287.
Lumia tonda, Zucc. Cat. Hort. Bot. Flor., p. 18, c.
Le port tout particulier de cet arbre, et ses fruits presque dénués de pulpe, avalent porté avec ses lumies, c'est-à-dire parmi les fruits à caractèr
ans la section des bigaradiers par ses feuilles à pétiole ailé,
Ferraris è le placer es équivoques; cependant il rentre naturellement d
par ses fleurs blanches, par les vésicules concaves de l’écorce de ses fruits dont la pulpe
est à peine acide, il est vrai, mais dans lesquels on découvre la légére amertume propre aux bigarades.
Sa tige est glevée, d'un gris noiràtre, et d’un port irrégulier; ses rameanx sont gréles, courts, divisés et flexibles.
Il a los feuilles petites, ovales oblongues, étroites, épaisses, d’un beau vert, sinuées en
leur bord, pointues au sommet et portées sur d’assez longs pétioles légèrement ailés.
Les fleurs, grandes et ordinairement éparses, ont le calice è cinq dents un peu ciliées; la corolle blanche, à cinq pétales alongés et obtus.
Les fruits, généralement arrondis, quelquefois un peu déprimés à la base et au sommet,
sont luisans, d’un beau jaune d'or, 5} Ì È sez 3 :
d'un petit bout de style dans cette pariie; les vésicules d’huile essen-
fermes, pesans, rarement mammelonés au sommet;
mais toujours munis
tielle sont concaves; la pean ou la chair est si épaisse, qu'elle constitue presque toute la
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masse du fruit; elle est blanche intericurement, marbrée de jaune, un peu aqueuse et
légèrement sucrée. La pulpe est en très-petite quantité, jaune, assez seche, divisée en huit ser ; 2) SSA LI ii °
ou neuf loges, et contenant un peu d’eau légèrement amere. Les graines sont le plus souvent
avortées.
Long. 0,058-0,066; larg. 0,058-0,070; épaiss. 0,015-0,020.
Le fruit du bigaradier Spatafore est presque tout écorce; sa substance, ferme et compacte,
forme avec le sucre une excellente confiture : cependant cet arbre est très-rare sur le territoire de Nice, sans doute parce que ses fruits sont du nombre de ceux qui résistent
le moins è une température au-dessous de zéro.