POMPELMOUSE PETIT CHADEC
POMPELMOS CHADEC MINOR, POMPOLEONE PICCOLO CHADEC.
Le chevalier de Tussac, auteur de la Flore des Antilles, a observé à la Jamaique un petit pompelmouse que les Anglais appellent forbidden fruit or smaller shaddoc, cC'est-à-dire, fruit défendu ‘ou petit shaddoc. L’arbre est d’une plus petite stature que les pompelmouses
li I Il POR de Saint-Domingue; le fruit est une fois plus petit, mais il est d’un goùt sì exquis, que les habitans de la Jamaique lui ont donné le nom pompeux de Fruit défendu , prétendant que le Créateur n’avait pu mettre rien de plus séduisant dans le Paradis terrestre. Ce fruit
est différent, pour le goùt, de celui de toutes les autres espèces d’oranges. gh. POMPELMOUSE A GRAPPE, CITRUS POMPELMOS RACEMOSUS, POMPOLEONE A GRAPPO.
Foliis petiolo vix alato insidentibus : fructibus spharricis, racemosts; cortice crasso ; pulpà
dulci, vinosd.
Aurantium verrucosum, Rumph., Herb., Amb., p. 115, tab. 59.
L’auteur de la Flore des Antilles a également observé ce pompelmouse cultivé à la Jamaîque,
où les habitans l’appellent Grape-Fruit, fruit en grappe.
ne sen
Selon Rumph , «cet arbre devient le plus grana de tous les orangers ; il est rarement
6 x <T « e È EE peo SER = A 3 épincux; ses promiéres feuilles ont cinq pouces de longucur sur trois de largeur; elles sont un
peu dentées dans la partie superieure, et les ailes de leurs pétioles sont fort étroites : ses fleurs
sont blanches, pentapétales, presque aussi grosses et presque aussi odorantes que celles du pompoléon ordinaire.
Les fruits, réunis en grappes, au nombre de quinze a dix-huit sur chaque grappe, sont
3 3 LE) 2 S BRESSO, de la grosseur du po10g3; sphériques, fermes, un peu Verruqueux , daun qjaune sulfureux;
la pul pe est jaunàtre, douce, aqueuse, vineuse d’abord, mais Ta grande maturité lui donne la
douceur de la cerise.
Cet arbre fructifie trés-jeune, quoiquil doive parvenir à une grande hauteur. Il aime les
terreins sablonneux, secs, et une exposition chaude; il ne peut pas vivre sur les montagnes froides d’Amboine. Le chevalier de Tussac assure qu'il ne connaît pas d’orangers dont l’aspect
soit plus agréable que celui-ci, quand il est couvert de fleurs et de fruits.
Jusqu'ici les auteurs citriographes n’avatent point réuni les pompelmouses en un seul groupe distinct : cependant cette réunion était facile è faire, et elle devenait indispensable pour atteindre le but d’une classification méihodique.
Quoiqu'il fùt facile de grouper les pompelmo es d’après leurs caractères communs, il ne l’était pas d’assigner leur place naturelle dans la série des orangers : en effet, les pompelmouses ont de l’affinité avec les oranges douces et avec les lumies qui sont deux groupes très-éloignés l’un de l'autre. Nous aurions pu placer les pompelmouses auprès des orangers è fruits doux, mais nous avons considéré que l’espèce de lumie nommée Poire du Commandeur, et qui n'est connue que depuis peu d’années, augmentait le nombre des rapports entre les pompelmouses et les lumies, ce qui nous a déterminés à rapprocher ces deux
groupes.
IIC ITA AIIATTTITTI
RAANARNANVANANVAVUVANVAVAINVAVUVAVIVUANNVNVAIVUNINVNNNN VIVI MAVANVVNVANMNIVSVUVANVANVANAVNIVUA VIVAI NAVIIV\NNN\(\