TAB. LXXV
(L LIMONIER DE SBARDONE, CITRUS LIMONUM SBARDONIUM, LIMONE DI SBARDONI,
Foliis ovato-oblongis , utrinque attenuatis , denticulatis , crassis : fructibus ovatis, subrugosis, soepè mammillatis , soepius stylo persistente terminatis ; cortice subcrasso ; pulpd viridulà, acidd.
Limon Sbardonius, Ferr., Hesp., p. 252, T. 252; Tournef., Ins. R. H., p. 621. Limon di Sbardoni, Le Ber., Nouv. La Quint., tom. 4, p. 125. Limonier de Sbardonius , Risso, Annal. da Mus. d’Hist. Nat.
Citrus Limonum Sbardonii, Nouv. Duh., p. 81, N. 9.
Ferraris a dédié ce limonier è son compatriote le directeur du jardin des Plantes de Rome; on ne le cultive plus guère aujourd'hui, quoique ses fruits soient d'une forte dimension, parce quil en produit peu.
Sa tige est élevée; ses rameaux sont droits, déligs, lisses, d’un beau vert.
Les feuilles sont ovales oblongues, rétrécies en pointe aux deux bouts, épaisses, denticulges, quelquefois crépues et sinuées, portées sur des pétioles ruguenx.
Fleurs peu nombreuses, lavées de rouge en dehors, composces de cinq à huit pétales inégaux; d'une cinquantaine d’étamines, et d’un pistil rugueux.
Fruits de moyenne grosseur, ovales ou arrondis, d’un jaune clair, rugueux, marqués de còtes et de protubérance vers le pédoncule, souvent munis d’un petit mammelon au sommet, lequel se termine par le style ordinairement persistant; l’écorce est de moyenne épaisseur, tendre, dun goùt agréable; la pulpe, verdàtre et divisée en dix ou douze loges, contient un suc abondant et acide.
Quand toutes les graines ne sont pas avortées, celles qui persistent sont ovales arrondies. Long. 0,080-0,100; larg. 0,060-0,070; épaiss. 0,008-0,010.
Rome ancienne a donné de grands et utiles exemples aux autres nations : on se rappelle toujours avec intérét, que parmi les dépouilles des peuples vaincus, les généraux romains ne négligearent jamais d’apporter au sein de leur patrie les végétaux utiles et les perfections
; 5 / : AE VE Era RR RIS quils avaient remarquées en agriculture. On verra à l’article Cédratier, que cet arbre était
du climat de l’'Italie, au temps de la splendeur romaine.
cultivé dans Rome, malgré la rigueur - si oa
i È ’agriculture i erne rivalise avec l’ancienne; elle avait Pleine du méme zéle pour l’agi iculture, Rome moderne rivalise av ;
< y41 9 7: PIERO Gar; Si
ardins les plus rares espèces et varietes d’orangers, quand Ferraris a publié ses
dans ses j 3. —s mémes arbres étaient négligés dans des lieux infiniment plus propres
Hespérides; tandis que ce
à leur culture que le territoire de Rome.