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CONSERVATION DES COLÉOPTÈRES

Les autres insectes, dits coléoptères, sont ceux dont on s’occupe le plus, à cause de la facilité avec laquelle on peut les conserver.

On en trouve partout, dans la terre, sur le bord de la mer et des rivières, dans les étangs, sous les pierres, dans es terres sablonneuses, dans l’herbe, sur les plantes, dans le creux des arbres et sous leurs écorces, sur le sommet des plus hautes montagnes, dans les vieux bois de charpente pourris, dans les lieux humides, enfin, dans les endroits les plus malpropres.

Pour quelques espèces, il est bon d’agir avec précaution pour les prendre, car il s’en trouve qui sont armées de mandibules pointues, avec lesquelles ils piquent ou mordent jusqu’au sang.

Tels sont les distiques, les staphylins.

Quelques amateurs mettent dans l’esprit de vin les insectes qu’ils prennent ; mais ce moyen a l’inconvénient

de ternir leurs couleurs ; aussi ne doit-on mettre dans la liqueur que ceux qui sont d’une couleur terne; car il serait dommage de ternir les belles couleurs des buprestes, des carabiques, des cycliques, etc.

Il vaut mieux les piquer dans une boîte liégée ; le chasseur devra donc toujours en être muni, ainsi que d’un troubleau, d’une petite pince, et d’une certaine quantité d’épingles connues sous le nom d’épingles à insectes.

Tous les insectes se piquent sur l’élitre, à droite; c’est un usage généralement adopté partons les entomologistes.

Lorsqu’on les met dans la boîte, on doit avoir soin de les piquer bien solidement, et de manière à ce qu’ils ne se touchent pas.

Les coléoptères sont, de tous les insectes, ceux qui sont les plus faciles à préparer et à conserver.

S’ils sont secs, on les fait ramollir par le procédé que nous avons indiqué pour les papillons ; on les pique sur un liège; et, avec des épingles, on leur étend et on leur maintient dans une bonne position les pattes et les antennes.

On les laisse ainsi sécher ; et avant de les placer dans la collection, on leur passe en dessous une légère couche de préservatif.

Les boîtes ou cadres dans lesquels on les place doivent être hermétiquement fermés.

Ih HISTOIRE NATÜRELLE

Quelques gros insectes, qui ont l’abdomen très-épais, tels que les cérambyx, scarabées et autres, ne peuvent se conserver si on ne leur fait pas subir une préparation pareille à celles des gros papillons ; on remplit le vide avec du coton imbibé légèrement de térébenthine ou d’essence de serpolet, ou même de préservatif.

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