Olaûs, Reise, S58 , lab
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(le cette espèce, en la décrivant dans le Faiina groenlfindîca sous le nom de Salmo arcticus. r^et habile zoologiste a soin de citer les difr<''ients voyageurs vers le cercle polaire qui on t pa rlé du Capelan. Ainsi Egedde , Pon toppidan, Stroni, Anderson sont mentionnés dans la synonymie très-exacte donnée par Fabricius. Cet auteur appelle l'attention sur les espèces de cirrlies mous des flancs, et c|ui caractérisent en général le mâle de cette espèce- mais il ne reconnaît pas dans ces singuliers organes une excroissance ou un prolongement des rangées d'écaillés voisines de la ligne latérale ou de la carène des lianes. Il observe d'ailleurs que l'on présente, mais très-rarement, des nuàles qui manquent de ces villosités.
Les Groenlandais les désignent sous un nom particulier différent de celui qu'ils donnent au mâle velu. Ce nom, suivant Fabricius, est Sennersulik pour le mâle, à villosités, et Sennersidtsut pour les mâles lisses. Fabricius observe encore que ce poisson, au moment oii on le tire de l'eau, a une odeur forte de concombre , ce qui indique quelque aiFmité avec i'Éperlan. Suivant ce voyageur la chair est blanche, grasse et d'un bon goût. Il croit que certains auteurs ont attribué à tort à ce poisson des propriétés imisibles : il le man-
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geait souvent et avec plaisir pendant sou séjour au Groeuland. Il a vu un marchand de cette colouie nourrir des chèvres, et luimême en faisait manger à ses brebis lorsque le foin lui manquait. Les animaux le mangeaient avec plaisir, et ils restaient gras, et leur chair conservait son bon goût. Cependant Pontoppidan assure que la chair de ce bétail prend un goût huileux et désagréable. L'exactitude de cette description faisait connaître ce poisson qui avait échappé à Artedi et à Linné. Gmelin l'indroduisit dans la treizième édition du Systema naturœ, mais en suivant les errements de MïiUer et en le plaçant par conséquent dans le genre des Clu- ])ées. Il est probable d'ailleurs qu'il a préféré le nom de Cliipea villosa à celui de Sahno arcticus, parce qu'il empruntait à Pallas, sous cette dénomination, l'établissement d'une espèce voisine des Thymales, et que le célèbre voyageur, dans les contrées septentrionales ou orientales de la Russie, a effectivement donné dans la Faune russe comme une simple variété du Sahno thjmalus. Peu de temps après, Bloch donna une ligure de ce poisson sous le nom de Sahno ^j'oenlandicuSy en adoptant pour dénomination française le nom
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de Lodde, quoique Duhamel* et Pennant* aient déjà fixé celui de Capelan. Le premier de ces deux iclithyologistes^ l'a figuré comme un poisson de TAmérique septentrionale, à cause de son usage dans la pêche de la morue. C'est a la suite du long article écrit sur ce gade , que l'on trouve la mention de notre Capelan.
La figure donnée par cet auteur serait excellente, si elle était un peu moins molle; les caractères de la bouche n'ont pas été suffisamment exprimés par le dessinateur; elle est cependant supérieure à celle de Bîoch. '^
Walîl avait préparé, pour le ÏV.^ volume du Fauna danica , quelques matériaux qui ont paru en 1806 par les soins d'Abildgaard, de Holten et de Rathke. La planche ]6o est la dernière que ce naturaliste ait laissée : elle représente le Sahiio villosus.
Le genre des Loddes n'ayant été établi que dans la seconde édition du Règne animal, M. Faber a inscrit, dans son Histoire des poissons d'Islande, le Salmo villosus comme une espèce de la seconde famille, désignée sous le