‹ Histoire naturelle des poissons (volume 2)Chapitre 142 sur 157 · Lacép., Siippl., t. Y, p · texte numérisé non relu

Lacép., Siippl., t. Y, p

50C LlVRE'^XXII. SALMONOÏDKS.

Le PoLcuR.

{Coregoiius Polcur, nob.)

Enfin, nous avons encore à décrire une ês-

pèce de Russie, remarquable par la saillie de son museau.

Il est beaucoup plus allongé que celui de la Marène de Berlin, de sorte que la bouche est fendue autant en dessous que celle du Hautin. Ce beau poisson a la tête presque aussi longue que le corps est haut : elle est contenue cmq fois dans la longueur totale; l'œil est éloigné du bout du museau d'une fois et demie le diamètre. La pectorale est petite et courte; la ventrale est large; l'anale basse; la caudale fourchue.

Il y a quatre-vingt-neuf rangées d'écaillés le long des flancs. Je vois du noir aux ventrales et à l'anale; les trois autres nageoires sont grises.

Nous avons reçu trois beaux exemplaires de cette espèce, de quinze à seize pouces de long, dans cette collection de la grande-duchesse Hélène, que nous nous sommes fait un devoir de citer déjà tant de fois.

Cette espèce a assez de rapports avec le Salmo polcur de Pallas, pour que nous croyions retrouver ici le poisson des voyageurs russes. 11 a été cité dans l'Appendice du troisième

voyage de Pallas sous le nom de Pydshjan , d'où il a passe dans la treizième édition du Sjstema naturœ et aussi dans M. de Lacépède. Cette Corégone, très-voisine des précédenteSj remonte de la mer Glaciale dans l'Obi. ,

Le GWYNIAD.

(Coj^egonus Pennajitii^ nob.)

Si j'ai été assez heureux pour voir le Pollan des lacs d'Irlande, je n'ai pas eu les mêmes facilités pour déterminer le Gwyniad du pays de Galles dont a parlé Willughby, et que Pennant a considéré comme la Fera du lac de Genève. Il suffit de jeter les yeux sur la ligure de Pennant et sur celle publiée récemment par M. Yarrell' pour se convaincre que les deux poissons sont bien d'espèce voisine, mais qu'ils sont cependant tout à fait distincts.

Ce Gwyniad a la tête triangulaire; le museautronquéj les mâchoires presque égales. Il ressemble sous ce rapport plutôt au Lavaret qu'à la Fera. M. Yarrell lui donne de très-petites dents sur la langue, quoique Pennant dise que la bouche, pelile, est sans dents. Na-t-on pas pris, comme pour l'autre espèce, les papilles de la muqueuse pour des dents ? Les parties supérieures de la tête et du dos sont bleu

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