‹ Histoire naturelle des poissons (volume 2)Chapitre 146 sur 157 · Dekay, t. III, p. 247, pi. 76, fig · texte numérisé non relu

Dekay, t. III, p. 247, pi. 76, fig

51 2 LIVRE XXII. SALMONOÏDES.

La CORÉGONE QUADRILATÉRALE.

(^Coregonus quadrilateralis y Ricliarclson.)

J'ai pu dessiner, grâce à la complaisance (le mon ami, M. Ricliardson, son Coregonus a uadrila teralis.

C'est une espèce à museau tronqué j à mâclioire inférieure plus courte que la supérieure; à bouche remarquablement petite et à couverture quadrangulaire. Les nageoires sont petites; les écailles sont de grandeur médiocre: celles de la ligne latérale, triangulaires, sont beaucoup plus petites que les autres : elles étaient toutes entourées d'un bord foncé presque noirâtre. Le. dos est brun jaunâtre; les côtés sont plus pâles ; le ventre est blanc de perle.

D. 15; A. 13; G. 19— 7 — 7; P. 15; V. 11 ou 13.

J'ai compté dix-neuf rangées d'écaillés entre la dorsale et la ventrale, et quatre-vingt-treize le long des flancs.

M. Richardson , en nous envoyant ce poisson, l'avait étiqueté Roundjîsh: c'est le Katheh des Indiens ou le Oken^nak des Esquimaux. La description a été faite d'après un individu péché dans le lac de l'Ours. Cette Corégone existe aussi dans les mers polaires, souvent aux embouchures des rivières de la Mine de cuivre et de Mackensie. Elle avait été indiquée déjà dans le Journal de Franklin. Je ne la

vois pas cîtee dans les Faunes particulières des États de New-York, et M. Storer ne l'a inscrit dans son Synopsis que d'après Richardson.

La CORÉGONE OTSEGO.

{Coregonus otsego , Dekay.)

J'ai encore à placer dans cette première division des Corëgones une espèce de l'Amérique septentrionale, décrite d'abord par M. Clinton % et qui est reproduite ensuite dans la Faune de New-York par M. Dekay ^ Je n'ai pas vu ce poisson.

Il a le corps allongé et comprimé de irès-peliles écailles. La couleur brune jusque au-dessus de la ligne latérale est argentée en dessous, et des raies latérales foncées rappellent les couleurs du Labrax linealus.

Ces auteurs croient que ce poisson ne se trouve que dans le lac Otsego, et qu'il devient plus rare de jour en jour. Il mord peu à l'hameçon, mais des coups de seines heureux en ont ramené quelquefois plus de mille individus. M. Storer a cité ce poisson dans son Synopsis, et il montre j avec raison, que l'espèce n'est pas encore bien établie, car les nombres

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