Pallas, Spicil zool , 7 , p. 40, tab. 6, fig
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néens, il a placé ce poisson dans le genre des Gymnotes, et alors, critiquant le nom trèsexact imposé dans le Systema naturœ au genre des Gymnotes, il a imaginé pour dénomination spécifique une très-forte antithèse, et il a appelé son poisson Gyninotus notopterus. La description qu'il a faite de la seule espèce qu'il possédait est, à quelques inexactitudes près, assez bonne. Pallas a cependant commis une grave erreur, en ne voyant pas les ventrales. Il ne donne que six rayons à la membrane branchiostège, mais nous établirons un peu plus loin que leur nombre est variable, et d'ailleurs, quand il y en a huit, les deux derniers sont difficiles à voir. La figure est très-reconnaissable. Elle a été copiée par Bonnaterre dans l'Encyclopédie. Cet auteur, qui ne connaissait pas du tout les poissons , a désigné l'espèce dans le texte de l'Encyclopédie sous le nom de Gyninotus kapirat.
D'un autre côté, Gmelin a emprunté à Pallas un Gyninotus notopterus avec les citations de Bontius et de Benard. M. de Lacépède, qui a principalement travaillé avec ces deux ouvrages, a accepté ce poisson comme un apode, puisque ses prédécesseurs l'y avaient placé. Il a de plus cité, sans aucune critique, le Pangay ou le Kapirat de Benard, ce que
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sa méthode aurait dû prévenir. Gomme d'ailleurs il trouvait , dans Gmelin , une autre espèce nominale , sous le nom de Gjmnotus asiaticusy pourvue d'une dorsale, il a cru pouvoir réunir dans un même genre ces deux poissons, et il a pris, pour dénomination, l'épithète imaginée par Pallas : elle était admissible dans les idées de ce grand naturaliste , qui voulait l'opposer à la dénomination de Gjmnotus, mais elle est très -mauvaise pour nommer un genre où il faisait entrer notre poisson, attendu que la dorsale est ce qu'il y a de moins remarquable en lui. Pour désigner la première espèce, il a associé à l'expression de Notoptère l'épithète spécifique empruntée à Bonnaterre, elle est certainement non moins mauvaise que celle du genre , en supposant qu'elle ait le mérite de l'exactitude.
Quant à la seconde espèce de ce genre Notoptère, tout ce que je puis dire, c'est que le poisson qu'elle représente est fort différent de nosNotoptères, puisque c'est un poisson qui aurait une dorsale étendue de la nuque à la caudale, la tête lisse et déprimée, le tronc un peu arrondi et la queue comprimée. Cette espèce est tout à fait impossible à retrouver; je pense qu'il faut la rayer des catalogues ichthyologiques. On voit que j'en parle ici
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uniquement pour réduire le genre de Lacépède à une seule espèce.
Bloch ' , qui avait reçu ce Notoptère de la côte de Tranquebar et un autre des mers de Chine, a mieux saisi les affinités de notre poisson que les auteurs cités précédemment. Il ne dit pas pourquoi il n'a pas accepté le genre Notoptère de Lacépède. Il a marqué dans sa courte description quelques-uns des principaux traits de l'espèce qu'il a nommée Clupea cjnura. Il a bien reconnu la double carène dentelée de l'abdomen , la présence des petites ventrales, les huit rayons de la membrane branchiostège, les dentelures des deux carènes du limbe du préopercule et de la mâchoire inférieure. L'exactitude de tous ces détails est due à Schneider. M. Cuvier a repris dans le Règne animal le genre Notoptère, en acceptant l'idée de Schneider pour le placer dans le groupe de ses Clupes.
Il s'est glissé quelques inexactitudes dans les caractères généraux. Ainsi, les interopercules ne sont point dentelés , il n'a compté qu'un seul rayon aux ouïes; mais malgré ces fautes bien légères , la place du genre a été fixée en ichthyologie. C'est pour cela que je