‹ Histoire naturelle des poissons (volume 3)Chapitre 15 sur 100 · Liv. XV, r · texte numérisé non relu

Liv. XV, r

CLUPÉOÏDliS. 25

Athénée place Le Thrissa, d'après Hicesius, avec le Chalcis, XHircus et l'Aiguille parmi les poissons dont la chair est sèche, peu grasse et remplie d'arêtes; toutes choses qui conviennent assez bien à l'Alose. Mais Aristote l dit dans un autre endroit que le Thrissa ne se trouve point dans l'Europe , non plus que tous les poissons qui ont le plus d'arêtes.

Le nom d'Alose, Alausa, ,'se montre pour la première fois dans le poème de la Moselle d'Ausone :

Stridentes (j ue focis opsonia plebis alausas ;

mais il est assez singulier qu'il n'en fasse qu'un mets du petit peuple.

Il n'y a pas de doute sur les noms anciens de l'Anchois. On l'appelait également Encrasicholus, Engraulis , Lycostomus et Eritimus. Élien, livre VIII, chapitre 18, témoigne de la synonymie de ces trois premiers noms, en même temps qu'il décrit assez bien le poisson et ses habitudes pour le faire reconnaître. C'est celui de Av/oaropoç que les Grecs modernes lui ont conservé; il vient sans doute de la grande ouverture de sa gueule. Celui (MÈyyçctaixoXoç , qui signifie Xefiehdans la tête,

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